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	<title>Commentaires sur : Fauve d&#8217;or pour l&#8217;album du silence</title>
	<link>http://bd.blogsudouest.com/2008/01/31/fauve-dor-pour-lalbum-du-silence/</link>
	<description>Chroniques, interviews et dédicaces</description>
	<pubDate>Fri, 09 Jan 2009 22:31:22 +0000</pubDate>
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		<title>Par : Philippe</title>
		<link>http://bd.blogsudouest.com/2008/01/31/fauve-dor-pour-lalbum-du-silence/#comment-337</link>
		<author>Philippe</author>
		<pubDate>Fri, 01 Feb 2008 12:12:59 +0000</pubDate>
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		<description>On fait régulièrement ce procès d'élistisme contre le grand public dans grand nombre de festivals, tous domaines artistiques confondus (cinéma notamment). Je crois que ce hiatus est artificiel, que le "grand public" - dont nous faisons tous partie de manière plus ou moins intermittente - ne fait le plus souvent que mordre avec un peu de complaisance aux hameçons promotionnels mais qu'il n'est pas à ce point rétif à d'autres propositions artistiques moins "évidentes", plus exigentes. La première fois que j'ai feuilleté "Là où vont nos pères" en librairie, je me suis dit "ouhla, ça, c'est pas pour moi" : le trait, la couleur, l'ambiance, le silence, beaucoup de choses m'éloignaient a priori de ce livre. Finalement, je l'ai emprunté en bibliothèque et j'ai été littéralement bluffé par cette oeuvre : une histoire magnifique, humaine, universelle, très accessible malgré son étrangeté graphique et qui vous reste en tête longtemps après refermé le livre. Ce grand prix d'Angoulème n'est pas contestable. Dire qu'il n'est pas grand public, c'est simplement pointer le fait que le grand public est distrait par d'autres choses, ce qui n'est pas déshonorant. D'où je pense la très grande nécessité pour des jurés de revenir sur des oeuvres comme celle-ci. Cela vaut pour la plupart des "Essentiels". Si ces distinctions peuvent amener quelques lecteurs "grand public" à s'intéresser aux rayonnages d'à côté, cela profitera de manière globale à la bande dessinée et à la littérature. J'ai l'impression que le hiatus grand public/bande dessinée d'auteur est parfois entretenu par les éditeurs, parce que commercialement, c'est leur rôle de réclamer davantage, cela fait partie du jeu que de montrer à ses lecteurs combien ils sont importants, en les prenant à partie dans une guéguerre artificielle ("les intellos nous méprisent, donc ils vous méprisent, donc restez avec nous, nous allons vous donner ce que vous aimez"). Il importe je pense aux critiques de bande desssinée de ne pas entrer dans ce jeu là.

Philippe
ps : je découvre depuis quelques semaines votre blog, que je trouve fort bien fait. Merci à vous.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>On fait régulièrement ce procès d&#8217;élistisme contre le grand public dans grand nombre de festivals, tous domaines artistiques confondus (cinéma notamment). Je crois que ce hiatus est artificiel, que le &#8220;grand public&#8221; - dont nous faisons tous partie de manière plus ou moins intermittente - ne fait le plus souvent que mordre avec un peu de complaisance aux hameçons promotionnels mais qu&#8217;il n&#8217;est pas à ce point rétif à d&#8217;autres propositions artistiques moins &#8220;évidentes&#8221;, plus exigentes. La première fois que j&#8217;ai feuilleté &#8220;Là où vont nos pères&#8221; en librairie, je me suis dit &#8220;ouhla, ça, c&#8217;est pas pour moi&#8221; : le trait, la couleur, l&#8217;ambiance, le silence, beaucoup de choses m&#8217;éloignaient a priori de ce livre. Finalement, je l&#8217;ai emprunté en bibliothèque et j&#8217;ai été littéralement bluffé par cette oeuvre : une histoire magnifique, humaine, universelle, très accessible malgré son étrangeté graphique et qui vous reste en tête longtemps après refermé le livre. Ce grand prix d&#8217;Angoulème n&#8217;est pas contestable. Dire qu&#8217;il n&#8217;est pas grand public, c&#8217;est simplement pointer le fait que le grand public est distrait par d&#8217;autres choses, ce qui n&#8217;est pas déshonorant. D&#8217;où je pense la très grande nécessité pour des jurés de revenir sur des oeuvres comme celle-ci. Cela vaut pour la plupart des &#8220;Essentiels&#8221;. Si ces distinctions peuvent amener quelques lecteurs &#8220;grand public&#8221; à s&#8217;intéresser aux rayonnages d&#8217;à côté, cela profitera de manière globale à la bande dessinée et à la littérature. J&#8217;ai l&#8217;impression que le hiatus grand public/bande dessinée d&#8217;auteur est parfois entretenu par les éditeurs, parce que commercialement, c&#8217;est leur rôle de réclamer davantage, cela fait partie du jeu que de montrer à ses lecteurs combien ils sont importants, en les prenant à partie dans une guéguerre artificielle (&#8221;les intellos nous méprisent, donc ils vous méprisent, donc restez avec nous, nous allons vous donner ce que vous aimez&#8221;). Il importe je pense aux critiques de bande desssinée de ne pas entrer dans ce jeu là.</p>
<p>Philippe
ps : je découvre depuis quelques semaines votre blog, que je trouve fort bien fait. Merci à vous.
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