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Archive pour la catégorie 'Expositions'

Petit « Chat » et grande expo

« Le Chat » de Philippe Geluck va souffler ses 25 bougies au Salon du Livre de Paris (du 14 au 19 mars) alors que son éditeur Casterman réédite ses albums en petits formats (16,5×22,5 cm, 48 pages, 5,95 euros). Il y présentera une exposition de toiles originales (de 80×80 à 200×200) au sein de l’espace créateur et un hors série de Télérama est prévu. Une interview de l’auteur est disponible sur le site de Casterman (http://www.casterman.com).

Enfin, ce sera l’occasion de sortir un coffret « Tout le Chat », une intégrale des 14 albums en 7 double volumes petit format. Chaque volume comporte un cahier de 8 à 10 pages d’archives. Ce coffret anniversaire contient 7 albums sous forme de recueils regroupant chacun 2 titres du Chat. T.I : « Le Chat » et « Le Retour du Chat » . T.2 : « La Vengeance du Chat » et « Le Quatrième Chat » . T.3 : « Le Chat au Congo » et « Ma langue au Chat ». T.4 : « Le Chat à Malibu » et « Le Chat 1999,9999 ». T.5 : L’Avenir du Chat et Le Chat est content. T.6 : L’Affaire le Chat et Et vous, Chat va ? T.7 : « Le Chat a encore frappé » et « La Marque du Chat ».

Rappelons que le fameux Chat est paru dans de nombreux quotidiens, dont « Sud-Ouest » et « Sud-Ouest Dimanche ».

27 février 2008 - Lire la suite Tags: ,

Bulles de cauchemar à Bordeaux

BD/CINÉMA. La sortie du dessin animé « Peur(s) du noir » s’accompagne d’une expo de planches de Mattotti à Bordeaux et d’une avant-première débat à l’Utopia.

peur.jpgUn film construit sous la forme d’une succession de sketches : la chose ne s’est plus faite dans depuis les années 60-70. Elle est carrément inédite dans le domaine du dessin animé « adulte ». Tout aussi original : le fait que certains dessinateurs de BD réputés (Charles Burns, Blutch, Lorenzo Mattotti…) travaillent directement pour un dessin animé, sans qu’il s’agisse de l’adaptation d’un album. Bref, « Peur(s) du noir », dessin animé qui évoque les angoisses enfantines, est un film-événement, qui justifie les autres événements accompagnant sa sortie.

24 planches originales. Une projection en avant-première est ainsi programmée ce vendredi 8 février à l’Utopia (1). Elle sera suivie d’un débat entre le public et Lorenzo Mattotti. Le dessinateur italien sera en effet à Bordeaux ce week-end à l’invitation de BD Fugue. La librairie spécialisée exposera 24 de ses planches originales, dont 4 directement rattachées au film.

« La scène que j’ai réalisée raconte la peur qu’inspire un monstre qui mange les gens à un petit garçon, raconte-t-il. Et cette peur est directement liée au fait qu’on ne sait pas très bien de quel genre de monstre il s’agit. C’est seulement à la fin qu’on apprend qu’il s’agit d’un crocodile. En même temps il y a beaucoup de nostalgie dans cette histoire. Elle renvoie à l’époque où, enfant, les rêves étaient tellement forts qu’ils pouvaient faire peur. »

Il y a effectivement de la rondeur et de la chaleur dans le dessin de Lorenzo Mattotti, moins noir que les aplats de Charles Burns, moins tourmenté que le trait de Blutch. Ce que confirment les 20 autres planches originales qui seront exposées pendant trois semaines. Le thème de la fête y est récurrent. Les couleurs y sont souvent vives et lumineuses, renforcées par des contrastes soignés avec des masses sombres.

Couleur directe. Et puis il y a sa technique, à base de crayons de couleur et de pastels gras, qui est forcément souple et nuancée. Même quand elle met en scène des scènes de cauchemar, comme cette vision de la Terre en train de fondre ou ces passagers bloqués dans un aéroport par des milliers de crabes qui envahissent les pistes. « J’appartiens à une génération de dessinateurs qui utilisent la couleur directe, comme Bilal ou Loustal, souligne Lorenzo Mattotti. Je ne colorie pas par ordinateur. »
Ce qu’il pourra à nouveau évoquer lors d’une séance dédicaces samedi. « Expliquer » ses BD ? « On peut expliquer comment on dessine, mais le fond est forcément laissé à l’interprétation de chacun. »

Article de Christophe Loubes

(1) Projection en avant-première suivie d’un débat vendredi 8 février, à 20 h 30, à l’Utopia (5 place Camille Jullian à Bordeaux). 05 56 52 00 03 ou 05 56 52 00 15. Exposition à la librairie BD Fugue (10, rue de la Merci à Bordeaux) du 8 au 29 février. Dédicace samedi 9. 05 56 52 16 60 ou 06 89 67 41 06;

7 février 2008 - Lire la suite Tags: ,

A Bordeaux, avant-première de “Peur(s) du noir” en présence de Lorenzo Mattotti

Après l’avant avant-première du film “Peur(s) du noir” à Angoulême, c’est le cinéma Utopia de Bordeaux qui proposera le vendredi 8 février une avant-première de ce recueil de six films d’animation.

A cette occasion, le dessinateur-réalisateur Lorenzo Mattotti sera présent. Son travail fera parallèlement l’objet d’une exposition à la librairie BD Fugue Café de Bordeaux, du 8 au 29 Février.

Vernissage prévu le Vendredi 8 à partir de 19h – Mattotti sera en dédicace le Samedi 9 Février.

Pour tous renseignements : BD Fugue, 10 rue de la Merci – Tél 05 56 52 16 60. Les places pour la séance de l’Utopia seront en vente à l’accueil du cinéma dès le 29 janvier.

Les littératures du sud tiennent salon à Villeneuve-sur-Lot (47)

La quatrième édition se déroule le 17 novembre de 10h à 20h et le dimanche 18 novembre de 10h à 19h au musée de Gajac (entrée gratuite). Samedi à 12h30 un pique-nique aura lieu avec les auteurs dans les jardins de Gajac. Les auteurs de BD présents sont François Boucq, Mikaël Bourgoin, Ai Coutelis, Serge Ernst, Thierry Gloris, Marc Moreno, H.Tonton et Isaac Wens. A signaler une exposition de planches originales de Boucq.

13 novembre 2007 - Lire la suite Tags: none

Maison des auteurs d’Angoulême : dans leur bulle

cinq-ans.gifLa structure installée à Angoulême fête cet été ses cinq ans. Une exposition et un livre retracent le début de l’aventure qui a réuni une soixantaine d’artistes.

Cinq ans. C’est peu et déjà beaucoup à la fois. Mais à la Maison des auteurs, l’heure d’un premier bilan est arrivée.

La Maison des auteurs (MDA), lieu original et unique qui permet à des créateurs d’images de trouver un lieu propice à leurs travaux. Depuis juillet 2002, plus d’une soixantaine de projets ont été soutenus, tant dans le domaine de la bande dessinée, de l’illustration, du cinéma d’animation ou encore du multimédia.

Un éclectisme revendiqué qui colle au foisonnement créatif qui caractérise aujourd’hui le monde de l’image. Sous toutes ses formes, toutes ses couleurs. L’exposition tout comme le livre édité à cette occasion en sont la preuve visuelle. Un ouvrage où Gilles Ciment, président de l’association ne manque pas de rappeler que la Maison des auteurs s’unira prochainement au Centre national de la bande dessinée et de l’image au sein de l’Établissement public de coopération culturelle (EPCC) pour former la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image.

Forte demande. Un tournant dans la courte histoire de la MDA que Pili Munoz, sa directrice, voit comme une reconnaissance du travail effectué . Peu de changements en perspective, si ce n’est celui de statut. Aujourd’hui association, la MDA va adopter le fonctionnement d’établissement public. L’EPCC doit également permettre une plus grande visibilité et avoir un rôle plus important au niveau de la place de la bande dessinée qu’offre Angoulême . Et puis, si c’est possible, augmenter l’offre de logements pour les résidents qui, bien souvent, doivent attendre plusieurs mois avant de poser leurs crayons ou leur souris avenue de Cognac.

Car la demande est forte pour intégrer la MDA, qui tourne avec un budget d’environ 240 000 euros. Un lieu exclusivement réservé aux créateurs, dessinateurs, graphistes. Mais dont les missions personnalisées permettre d’accompagner les projets les plus divers. Certains viennent pour deux ans parfois. Le temps de mener une uvre à son terme. Ou bien quelques semaines, histoire de trouver un lieu propice à une phase précise d’un projet. Une formule qui, selon Pili Munoz, répond à un véritable besoin . Même si le but n’est pas de remplir les ateliers à ras bord . Les résidents trouvent un endroit approprié, équipé, presque coupé du monde. La Maison des auteurs offre un cadre pour se consacrer au travail, en discuter avec leurs pairs , ajoute la directrice. Comme dans une bulle, en quelque sorte.

Une portée internationale. Une bulle qui prend de plus en plus des accents internationaux. L’Américain Richard Mc Guire a ouvert la porte en 2004. Depuis, les couloirs et les ateliers de la MDA sont polyglottes. Attendus prochainement, deux jeunes Coréennes et un Japonais. Une situation plutôt intéressante. Ça nous donne une ouverture, glisse Pili Munoz.

Et qui devrait encore s’élargir à en croire la directrice. “Une de nos forces est d’avancer en tenant compte des évolutions. Nous devons répondre aux enjeux. Nous sommes au service d’une communauté, il faut s’adapter à ça.”

Article de Antoine Tinel

Des bulles à gogo au CNBDI

ANGOULEME. Les amis du musée de la bande dessinée ont puisé dans leur collection personnelle quelques objets rares ou atypiques pour accoucher d’une exposition.

cnbdiete.jpgLes entichés de la bulle vont être gagas. Aujourd’hui s’ouvre au CNBDI « Fous de BD ! », une nouvelle exposition composée de collections personnelles, celles des amis du musée de la Bande dessinée. Sur deux étages, une foule d’objets, du plus commun à l’extravagant. Du pin’s d’une valeur de cinq euros à la planche originale estimée à 150 000 euros. Plaisir visuel assuré devant un troll de trois mètres de haut au rez-de-chaussée ou une collection de vinyles colorés au niveau supérieur. Des centaines de pièces, inconnues du grand public seront ainsi dévoilées.

Une première. Cette exposition, une première, a été rendue possible grâce au panache des collectionneurs. Tous ont un petit grain de folie. Tel Pascal Richez, le président des amis de la Bande dessinée. Le Chti, angoumoisin depuis 17 ans, est tombé dedans tout petit, « comme Obélix ». Il a appris à lire en parcourant les aventures de Bob Morane.

Dans le top 10 européen des plus grands fadas de la bd, il tient une place de choix, affichant 17 000 albums dans sa maison angoumoisine, 3 000 planches et des tonnes d’objets. Pour une fois, il a sorti ses ?uvres. « D’habitude, elles sont réservées au cercle familial. Là, nous avons vraiment envie de faire profiter les gens de nos trésors », confie-t-il, arborant une élégante chemise à l’effigie de Corto Maltese.

« Le petit nazi illustré ». Plusieurs membres de l’association ont ainsi prêté leurs richesses. Dans le lot, les visiteurs pourront découvrir quelques vestiges de l’Histoire, notamment des éditions du Coq Hardi, né après la deuxième guerre mondiale ou du Téméraire, surnommé « Le petit nazi illustré ».

Une surprenante collection de préservatifs, des plaques émaillées d’Hergé et une cinquantaine de planches, « le must pour les collectionneurs », seront également en place. Les Franco-Belges auront la part belle. Et pas des petites frappes? Hergé, Franquin, Tillieux, Jacobs, Bretécher, Tardi, Giraud, Pratt, Reiser ou Bilal seront notamment célébrés.

« Comme nous sommes en passe de déménager, c’était une bonne occasion d’organiser cette exposition avant le grand départ. Et puis, nous souhaitions absolument rendre hommage aux amis du musée », souligne Jean-Philippe Martin, des services culturels du CNBDI.

L’association, qui compte près de 200 adhérents à travers toute la planète, cultive une grande complicité avec l’institution angoumoisine. Des dons dans un sens, une subvention dans l’autre. Près de 300 planches et des milliers d’objets ont ainsi été légués au musée ces dernières années. « Lorsqu’on tombe sur une belle pièce, on essaie de l’obtenir pour la collectivité, explique Pascal Richez. Nous entretenons des rapports privilégiés avec les auteurs, les éditeurs ou les marchands ».

L’exposition « Fous de BD ! » ne comprendra que des pièces personnelles, introuvables au CNBDI d’Angoulême. Elle dure jusqu’au 4 novembre.

Article de Jean-Charles Galiacy

20 juin 2007 - Lire la suite Tags: , ,

Bordeaux, royaume de la BD

EXPOSITION. Trente-neuf artistes bordelais du monde de la bande-dessinée dévoilent leurs oeuvres à l’espace Saint-Rémi jusqu’au mercredi 24 janvier.

Nathaniel Raymond prend la pose à côté d’une de ses oeuvres, exposée à l’Espace Saint-Rémi (PHOTO STEPHANE LARTIGUE)

Bordeaux vit avec la BD une belle histoire d’amour. La ville est en effet l’un des lieux en France les plus prisés par les dessinateurs. Un vivier d’artistes y réside, les raisons de cette affluence restant mystérieuses. « On ne sait pas pourquoi la ville attire autant les auteurs de BD » confirme Nathaniel Raymond. « Il y a sans doute le fait que l’école des Beaux-arts de Bordeaux soit assez réputée, mais il y a aussi autre chose. Bordeaux, sa vie, son ambiance, son architecture a un certain cachet. Elle suscite l’inspiration ».

288 oeuvres. Nathaniel Raymond est dessinateur, artiste-peintre et l’un des commissaires de l’exposition Bord’images. Créée à l’initiative de la municipalité, cette exposition se tient jusqu’au mercredi 24 janvier, à l’Espace Saint-Rémi. Cette première édition réunit plus de 288 oeuvres, des planches de dessins, éditées pour certaines, peintes ou juste crayonnées pour d’autres. Leurs auteurs sont 39 artistes bordelais renommés. Tous se retrouveront d’ailleurs dans les allées du prestigieux festival de BD d’Angoulême à la fin du mois.

« Avec cette exposition, nous voulons rassembler tous les artistes, les faire se rencontrer et surtout donner au public bordelais une visibilité du patrimoine de leur ville en matière de BD » affirme Nathaniel.

Ce jeune artiste expose une de ses oeuvres à l’Espace Saint-Rémi. « C’est une recherche préparatoire » explique t-il. « J’ai travaillé sur les matériaux, avec des dessins sur des films plastiques au feutre, au crayon, à la peinture… Et avec un système de superposition, je joue sur la lumière ». Pur bordelais, Nathaniel est membre de l’espace 29, une asso d’artistes. « C’est une mutuelle en quelque sorte. Nous sommes une trentaine à louer ensemble un atelier de 600 m2 à Gambetta. Cela nous permet de mettre en commun nos moyens et de créer dans de très bonnes conditions ».

Article de Xavier Grimault
Exposition Bord’images : jusqu’au 24 janvier à l’Espace Saint-Rémi. Tous les jours, de 13 à 19 heures. Entrée libre.

17 janvier 2007 - Lire la suite Tags:

Hommage à Hergé

EXPOSITION. Le Centre Pompidou propose une exposition retraçant le parcours du dessinateur belge, qui aurait fêté ses 100 ans cette année

Les fans de Tintin jubilent : l’exposition au Centre Pompidou, sobrement intitulée « Hergé », présente quelque 300 planches et dessins originaux du père du petit reporter à la houpette, à l’occasion du 100e anniversaire de sa naissance. Centrée sur la personnalité d’Hergé (1907-1983), elle restitue le parcours d’un artiste reconnu comme l’un des grands créateurs du XXe siècle : Georges Remi, né le 22 mai 1907 près de Bruxelles, qui signe dès 1924 ses dessins de ses initiales inversées, RG, bientôt devenues Hergé. De ses premiers dessins dans la presse belge à sa rencontre, au milieu des années 70, avec le peintre américain Andy Warhol et à sa passion pour la peinture contemporaine. Hergé, c’est d’abord Tintin, apparu en 1929 avec son inséparable Milou à l’occasion d’un reportage « au pays des soviets », et à qui Hergé doit sa gloire universelle. Soixante-dix-sept ans après la naissance de son personnage, la lecture des aventures de Tintin reste un passage obligé de l’enfance, une initiation à l’histoire contemporaine, de conflits au Proche-Orient (« Tintin au pays de l’or noir ») en révolutions sud-américaines (« L’Oreille cassée »). Hergé décrivait dans ses albums le monde réel, secoué par les crises diplomatiques et les guerres.

Souci du réalisme. La genèse de l’album de Tintin « On a marché sur la Lune », les lettres, les planches originales et les couvertures présentées permettent de mieux comprendre le travail minutieux réalisé par le dessinateur belge. « Ce qui est important pour que je puisse croire à mes histoires, c’est qu’elles aient l’air d’être vraies. Mon réalisme m’est absolument indispensable pour travailler », expliquait-il en 1977. Un souci de vérité illustré par les lettres échangées avec le scientifique russe Alexandre Ananoff, qui marqueront le début de leur collaboration pour deux albums, « Objectif Lune » et « On a marché sur la Lune ». Le savant l’a aidé à concevoir la fameuse fusée rouge et blanc dont l’immense reproduction a été déployée sur la façade du Centre Pompidou. Autre pièce maîtresse de l’exposition, la totalité des 124 planches originales du « Lotus bleu » entraîne les lecteurs, parfois très jeunes, de fumeries d’opium en sabotages de voies ferrées. Né de sa rencontre, en 1934, avec un étudiant chinois - le jeune Tchang de l’histoire -, l’album marque une étape importante dans l’oeuvre d’Hergé, qui prend conscience de l’universalité de son personnage et défend dès lors des valeurs humanistes.

En proie au doute. L’expo Hergé montre aussi un créateur en proie au doute, qui hésite, abandonne, reprend différents projets. Hergé aussi, qui, dans une lettre de 1954 en réponse à un lecteur - reproduite dans le catalogue de l’exposition -, se défend d’avoir cédé à l’antisémitisme en caricaturant un personnage.

Autres curiosités présentées à Beaubourg : des notes manuscrites et enregistrements sonores du dessinateur, un « portrait de famille » des personnages et une série d’autoportraits.

Exposition Hergé au Centre Pompidou, à Paris. Du 20 décembre 2006 au 19 février 2007, tous les jours sauf le mardi, de 11 à 21 heures. Entrée gratuite.

3 janvier 2007 - Lire la suite Tags: , , ,

La bande dessinée africaine à Royan

L’édition 2006 du festival des cultures d’Afrique « Plein Sud » de Cozes (Charente-Maritime) se déroulera du 7 au 17 avril, en différents lieux du Pays royannais. L’exposition « A l’ombre du Baobab » sera l’occasion de découvrir, du 4 au 15 avril à l’ancienne gare routière de Royan, l’univers encore peu connu de la bande dessinée africaine. Une trentaine d’artistes originaires de différentes nations du continent africain ont participé à l’élaboration de la bande dessinée éponyme, avec pour thème central l’éducation et la santé. L’ouvrage, élaboré et édité par l’association Équilibres et Populations en partenariat avec l‘Agence de la Francophonie, est aujourd’hui épuisé. Ses planches ont cependant été mises en scène dans le cadre d’une exposition présentée pour la première fois à l’occasion du Festival international de la bande dessinée (FIBD) en 2001.

L’objectif de l‘exposition est de susciter une prise de conscience chez les jeunes Français des problèmes sanitaires et éducatifs que rencontrent notamment les femmes et les enfants africains, la sensibilisation étant envisagée comme un préalable nécessaire à un engagement citoyen. Elle tourne depuis cinq ans sur le territoire métropolitain. Elle s’est notamment arrêtée à Bordeaux en 2002, aux centres sociaux et culturels du Grand Parc, de Bordeaux-Nord et de Bacalan.

Les planches abordent des thèmes variés tels que : la santé, la procréation, l’éducation, le statut des femmes, les enfants soldats, les enfants des rues… Tragiques mais aussi drôles et poétiques, ces planches nous parlent des difficultés des femmes et des enfants qui, au mépris des droits de la personne, ne peuvent pas satisfaire leurs besoins essentiels. Parmi les signatures figurent Hector Sonon (Bénin), Marius Desfoussots, Chrisany, Remy Sewado, Simon Pierre Mbumbo, Christophe N’galle Edimo (Cameroun), Joel Moundounga (Gabon), Elisé Ranarivelo, Alain Bruno Ranaivonjato (Madagascar), Alain Mata, Eric Salla, Hallain Paluku, Pat Monbili, Dady Gonda, Fifi Mukuna, Tembo Kash, Pat Masioni (République Démocratique du Congo), TT Fons (Sénégal), Jo Palmer Akligo (Togo)…

Deux répliques de cette exposition voyagent parallèlement en Afrique, cette fois pour sensibiliser les jeunes Africains eux même autour de ces thématiques afin qu’ils questionnent leurs propres pratiques. L’une a été inaugurée à Madagascar et a tourné en Afrique centrale. L’autre a été inaugurée lors du premier festival de Grand-Bassam et poursuit son itinérance en Afrique de l’Ouest. Sur place, l’exposition est animée par les dessinateurs qui ont participé au projet et par les ONG locales (ateliers, conférences dans les écoles, rencontres associatives).

Certains de ces dessinateurs ont retrouvé le chemin des Charentes ces dernières années. Une exposition « A la découverte de la bande dessinée africaine a été organisée à Angoulême en 2005. Au cours de la même année, le FIBD a organisé un concours qui a débouché sur l’exposition « A la rencontre de l’Afrique », en janvier de cette année. « Vues d’Afrique », organisé en collaboration avec le Ministère de l’intérieur, a permis de récompenser des oeuvres de Didier Kassaï (Centre Afrique), Ramon Esono Ebale (Guinée Equatoriale), Didier Randriamanantena (Madagascar), Anani et Mensah Accoh (Togo), de Brice Reignier (Afrique du sud), Adjim DANNGAR (Tchad), Mendozza (Côte d’Ivoire), Zoumabé Sylvestre Kwene (Burkina Faso), Joël Salo (Burkina Faso), et Samba Ndar Cissé (Sénégal).

« A l’ombre du Baobab », du 4 au 15 avril à l’ancienne gare routière, cours de l’Europe à Royan. Tous les jours de 15 heures à 18 heures. Entrée libre. Renseignements : Plein Sud (Cozes) au 05.46.90.77.55.

1 mars 2006 - Lire la suite Tags:

Spirou au Musée du Timbre

Le Musée de la Poste présente dès ce week-end une exposition consacrée au héros bientôt septuagénaire et à ses animateurs successifs. « Spirou, tel père, tels fils » rend hommage à Rob Vel, qui a donné naissance au personnage en 1938, mais également à Jijé, Franquin, Fournier, Nic et Cauvin, Tome et Janry et bien sûr le binôme actuel Morvan-Munuera. Planches originales de la série et des one-shots, éditions originales, anciens numéros du magazine vont côtoyer des objets dérivés des années 40 aux années 90, des jeux, des marionnettes, des statuettes que Spirou a inspirés. Des planches originales du prochain album de Morvan et Munuera seront présentées en avant-première. Des animations sont programmées autour de l’exposition : borne multimédia, jeu géant, vidéo sur la fabrication d’une bande dessinée, diffusion de la série d’animation, coin lecture et ateliers. Une figurine Spirou a en outre été créée spécialement pour l’événement. Le coup d’envoi est donné à l’occasion de la Fête du Timbre, avec émission d’un carnet de dix timbres à l’effigie du groom le plus célèbre de la bande dessinée.

Une nouvelle pierre dans le jardin de l’éditeur belge Dupuis, qui fait feu de tous bois pour promouvoir son personnage fétiche. L’opération a commencé dès le Festival international de la bande dessinée d’Angoulême. La grande maison de Marcinelle s’est appuyée sur le FIBD pour promouvoir la nouvelle formule de son périodique, rebaptisé « Spirou Hebdo ». L’événement charentais a également servi de plate-forme de lancement à le série parallèle « Une histoire de Spirou et Fantasio par », one-shots réalisés par des auteurs invités. Le premier tome « Les géants pétrifiés » reflétait la vision du dessinateur Yoann, sur un texte de Fabien Vehlmann. « Le tombeau des Champignac » sera signé par Fabrice Tarrin et Yann, « Les marais du temps » par Franck Le Gall. En attendant le quarante-neuvième opus de la série mère, dont l’action doit se dérouler à Tokyo. Sortie prévue en octobre.


Du 25 février au 7 octobre, au musée de la Poste, (salles 14 et 15), 34 boulevard de Vaugirard à Paris. Tarif : 5 euros (réduit : 3,5 euros, gratuit pour les moins de 18 ans). Ouvert tous les jours de 10 heures à 18 heures, sauf dimanches et jours fériés. Renseignements au 01.42.79.24.24.

23 février 2006 - Lire la suite Tags: ,
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