logo

Archive pour la catégorie 'Festivals'

Damien Vanders primé au salon Polar’Encontre (Lot-et-Garonne)

C’est-ce week-end que se tenait le salon Polar’Encontre (à Bon Encontre, proche banlieue d’Agen) avec un heureux mélange d’auteurs de romans policiers et de BD sur le même thème. A tel point que l’écrivain Romain Slocombe dédicaçait ses livres… avec des dessins.

Le prix du jury a été remis à Damien Vanders, le dessinateur de « Welcome to Hope » écrit par Damien Marie, et dont le troisième et dernier tome devrait sortir sous peu. « Welcome to Hope » était d’ailleurs une nouvelle à l’origine, qui sera prposée avec le tome 3. Et comme Damien m’a donné l’un des six exemplaires qu’il avait apporté avec lui, il m’est encore impossible de l’ouvrir pour ne pas découvrir l’épilogue. A moins que par sadisme je vous raconte la fin… A signaler la présence des deux co-auteurs sur le salon, qui avait également sollicité l’association agenaise « A toi de jouer » afin de faire découvrir des jeux basés sur le polar (je vous recommande « Petits meurtres et faits divers »).

Enfin l’encyclopédiste du polar, Claude Mesplède, a reçu évidemment… une boîte de pruneaux!

J-M L.

18 février 2008 - Lire la suite Tags: , , , , , ,

Du polar en Lot-et-Garonne

« Polar’Encontre » , qui se déroule, comme son nom l’indique, dans l’immédiate banlieue d’Agen à Bon-Encontre (Lot-et-Garonne), est un salon dédié à la planète Polar, est le seul dans son genre à traiter à parité le roman et la bande dessinée….

Sa troisième édition aura lieu du jeudi 14 février au dimanche 17 février, avec dédicaces à foison.

Outre les scolaires de la ville, étroitement sollicités et associés à cet événement dès ce jeudi, par le biais notamment de rencontres avec des auteurs, des professionnels de la justice, des projections de films d’animation qui viendront récompenser une pédagogie élaborée dans les écoles, le programme s’avère copieux.

Un spectacle ouvrira le ban le vendredi à 21 heures avec « 047, Polar… Allo j’écoute »

Les auteurs dédicaceront leurs ouvrages le samedi 16 février ainsi que le dimanche. Pour la bd seront présents: Christian Maucler, Laurent Astier, Erwan Le Saëc (qui a réalisé l’affiche de cette édition), Eric Liberge, Damien Marie, Nicolas Otero, Toshy, Damien Wanders, Michel Koeniguer, Bernard Katou et Isaac Wens.

Pour le roman, nous aurons Claude Amoz, Florence Aubry, Marc Boulet, Christian Grenier, Jean-Luc Luciani, Laurent Martin, Claude Mesplede, Jean-Bernard Pouy (si, si …), Romain Scolombe et Joachim Sebastiano Valdez.

Concernant le public le salon aura lieu essentiellement le samedi 16 février (ouverture à 10 heures, rencontre à 15 heures autour du roman noir américain avec Claude Mesplède, débat à 17 heures avec Damien Marie et Damien Vanders (une bénédiction?) et repas-jazz à 20h30 (il faut réserver vite!) avec le groupe Les All Moods et en présence des auteurs.

Le dimanche 17 février ne sera guère plus calme avec une « enquête publique » dès 9h30, menée par les comédiens de la troupe de la Dame Blanche (place du marché), le salon rouvrant dès 10 heures en compagnie des auteurs. A partir de 14h30 un espace ludique sera animé par l’association « A toi de jouer ». A 19 heures, on plie bagages…

L’essentiel de ce salon se déroulera au Centre culturel Delbès. L’entrée est gratuite.

Infos par mail : polarencontre@yahoo.fr


polarencontre.jpg

11 février 2008 - Lire la suite Tags: , ,

Fauve d’or pour l’album du silence

Faudra-t-il continuer à parler du monde des bulles pour la bande dessinée ? Le Festival d’Angoulême vient de couronner meilleur album de l’année « Là où vont nos pères », de l’Australien Shaun Tan, publié chez Dargaud. Une parabole purement visuelle de 128 pages, évocation impressionniste de l’arrivée en terre étrangère d’un homme qui a laissé derrière lui sa famille. Un graphisme hyperréaliste souvent proche de la photographie, une architecture digne des « Cités obscures » de Schuiten et Peeters, une ambiance onirique. Et pas un seul mot. Donc pas une bulle.

fauve.jpgChaque année, la sélection officielle du Festival de la bande dessinée se heurte à la critique. Trop élitiste, disent les détracteurs. Ceux qui réclament la présence d’albums plus grand public ont été servis cette année. Sur la cinquantaine d’oeuvres de la sélection, on n’a jamais enregistré autant de titres connus : l’Adèle Blanc-Sec de Tardi voisine avec le Chat du Rabbin de Sfar, et « La Version irlandaise » de Giraud et Van Hamme, succès de librairie s’il en est. Les Grands Prix d’Angoulême s’y ramassent à la pelle : Trondheim (deux fois), Schuiten, Tardi, Cestac, Giraud, cela faisait longtemps que tant de noms connus n’étaient pas apparus au palmarès. Mais? ce n’était qu’une présélection. Et le jury (le dessinateur Lorenzo Mattoti et le scénariste Serge Le Tendre, deux libraires, et deux spécialistes du 9e art dont le directeur de la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image, Gilles Ciment) a tranché, rendant public hier soir au théâtre d’Angoulême un choix propre à susciter la polémique. Car pas un de ses grands noms ne s’y retrouve.

Universel et muet. À côté du meilleur album de l’année, symbolisé par le Fauve d’or, Angoulême distingue ses Essentiels : l’un est estampillé patrimoine, « Moomin », de la Finlandaise Tove Jansson (Le Petit Lézard), et remet à l’honneur une réédition, l’autre révélation, il s’agit cette année de « L’Éléphant », d’Isabelle Pralong (Vertige Graphic). Les autres Essentiels récompensent sans distinction de dessin ou de scénario le meilleur de la production de l’année. Sous les projecteurs se trouvaient ainsi hier soir « Exit Wounds », de l’Israélienne Rutu Modan (Actes Sud BD), « La Marie en plastique », de Pascal Rabaté et du Bordelais David Prudhomme (Futuropolis), « Trois ombres », de Cyril Pedrosa (Shampoing/Delcourt), « R.G. » de Peeters et Dragon (Bayou/Gallimard) et « Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill », de Jean Regnaud et Émile Bravo (Gallimard).

Le jury a donc opté pour la découverte de nouveaux talents. À cet égard, « Là où vont nos pères » est un choix des plus audacieux. Shaun Tan, peintre, illustrateur et concepteur graphique pour les studios Blue Sky et Pixar, n’est pas un créateur nourri de bande dessinée. Il a lu Scott McCloud, pensé son roman graphique, qu’il a construit comme un story-board. Il a porté pendant quatre ans cette ?uvre marquée par l’histoire (anglo-irlandaise par sa mère, sino-malaise par son père) de sa famille et de son pays. Avec ses choix graphiques évocateurs des albums photos sépia ou de la pellicule abîmée du cinéma muet, il construit sans un mot une histoire émouvante à la portée universelle.

Article de Haude Giret

31 janvier 2008 - Lire la suite Tags: none

Le Grand Prix en tandem

Charles Berberian et Philippe Dupuy savourent leur plaisir : ils viennent de se voir proclamés Grand Prix 2008 de la ville d'Angoulême au balcon du Festival de bande dessinée (Photo Tadeusz Kluba)  

FESTIVAL INTERNATIONAL DE LA BANDE DESSINEE. Pour la première fois à Angoulême, les  autorités du monde des bulles récompensent un duo, Dupuy-Berberian,  les chroniqueurs quadragénaires de « Monsieur Jean »
 
 
« Où est ton jumeau maléfique ? », lance en riant Lewis Trondheim à Charles Berberian qui entre dans les bureaux du Festival d’Angoulême. « Je l’ai laissé en bas, assailli par la foule », se marre le colauréat du Grand Prix de la ville d’Angoulême. Déjà, les deux futurs présidents de l’édition 2009 se partagent les rôles. Il n’y a pas une heure que Lewis Trondheim a passé un coup de fil à Charles Berberian pour lui apprendre la bonne nouvelle. Avec son complice Philippe Dupuy, ils ont été choisis, par leurs pairs auteurs déjà consacrés, pour succéder à José Muñoz. Douze voix contre sept.

C’est bien une Å“uvre que l’on récompense en ce dimanche plein de soleil, une seule Å“uvre, pour deux auteurs de 48 et 47 ans. C’est au duo que l’on doit les aventures d’Henriette ou de « Monsieur Jean », chroniques pleines d’humour des citadins d’aujourd’hui. Il aurait été impensable de récompenser Dupuy sans Berberian ou Berberian sans Dupuy. Capables d’emprunter en solo des chemins de traverse, ils ont imposé, depuis vingt-cinq ans, une seule signature autour de leurs deux noms.

Reflet de l’époque. A l’origine, c’est Charles Berberian qui propose un scénario à Philippe Dupuy. Les deux ont six mois d’écart et pas plus d’une vingtaine d’années. Berberian a vu le jour à Bagdad, en Irak, a grandi au Liban, Dupuy est Normand, né à Sainte-Adresse, en Seine-Maritime. Tous les deux gravitent dans le monde des fanzines. Dans le magazine « Plein la gueule pour pas un rond », ils commencent à travailler ensemble. Ils abandonnent vite le traditionnel partage des rôles : entre eux, il n’y aura pas de « moi-je-serai-le-scénariste-et-toi-tu-feras-le-dessin ».

Chacun fait tout, et inversement. De leurs deux noms devenus indissociables, ils font un être hybride : Dupuy-Berberian. Il y a encore des lecteurs pour imaginer qu’il s’agit d’un seul auteur au nom composé. José Muñoz, qui sait ce que duo veut dire, en bande dessinée, pour avoir fait Å“uvre commune avec le scénariste Carlos Sampayo, salue la façon si originale dont ses deux successeurs ont su coopérer. « Leur Å“uvre s’adresse autant aux adultes que nous sommes soi-disant, qu’aux gamins que nous sommes aussi », indique-t-il. Benoît Peeters, à qui l’on doit tout un travail de rétrospective sur les Grands Prix d’Angoulême, résume la situation : « Chacun d’eux est un auteur en tant que tel, et à eux deux, ils forment un auteur complet. »

Leurs premiers récits courts remontant au temps des fanzines sont réunis en 1991 dans le recueil « Les héros ne meurent jamais » à l’Association. En 1984, ils donnent vie dans «Fluide Glacial » à une ado au physique ingrat, Henriette. Ses complexes s’étaleront sur sept volumes. Suivront « Petit peintre », et surtout « Monsieur Jean », à partir de 1990. En huit tomes sur une quinzaine d’années, ce trentenaire qui leur ressemble et qui reflète si bien l’époque deviendra leur héros le plus connu. L’opus numéro quatre, « Vivons heureux sans en avoir l’air », sera consacré à Angoulême meilleur album de 1999. En 1994, le duo publie à l’Association « Journal d’un album », passionnant passage au crible de leur travail. Ensemble ou séparément, ils s’affirment comme illustrateurs. Cette année, ils se retrouvent, dans la collection Aire libre de Dupuis, pour « Un peu avant la fortune », en collaboration avec Jean-Claude Denis. Et les voilà, tous les deux encore, Grand Prix d’une manifestation où ils s’impliquent régulièrement. Quand Berberian a appris la nouvelle, ce matin, il écoutait Dupuy dissertant sur le reportage en bande dessinée. Et après leur apparition au balcon à 13 heures, ils ont filé au théâtre où ils officiaient parmi les crayons du concert de dessins. De chaleureux applaudissements ont salué leur prestation.

Tout voir en  double !  Benoît Mouchart, directeur artistique du festival, se réjouit de ce choix. Un détail l’amuse : « Philippe Dupuy m’a appelé il y a peu de temps pour me parler d’un projet destiné au prochain festival, en me disant : “Naturellement, le Grand Prix aura son mot à dire”. Quelqu’un corrige : “Le Grand Prix auront leur mot à dire”. » Eh oui, il faut tout voir en double, désormais.

José Muñoz encadre de ses deux bras ses cadets, avant de siffler un tango d’oiseau de la pampa à Berberian qui plaisante sur son désir d’abandonner toutes les responsabilités à Dupuy pour fuir en Argentine. « On va diviser les honneurs, et doubler le travail. »
 L’un commence une phrase, l’autre lui donne la réplique. En tout cas, les deux sont d’accord. Ils se voient en relais, dirigeant les projecteurs vers les auteurs qui leur tiennent à cÅ“ur.

Article de Haude Giret


Angoulême 2008 : Le film qui joue à faire peur

peur.jpgPEUR(S) DU NOIR. Première projection publique française pour la production angoumoisine hier. Et très beau succès à l’applaudimètre. On attend maintenant la sortie nationale programmée le 13 février.
 
On a dû refuser du monde hier soir à l’entrée de la salle Nemo. Produit par la société angoumoisine Prima Linea, « Peur(s) du noir », le film d’animation collectif en noir et blanc, a vécu hier sa première projection publique française, salle Nemo à Angoulême. En présence de tous les auteurs et du directeur artistique Étienne Robial.


Succès incontestable à l’applaudimètre. Grâce à un montage habile, parfaitement ordonnancé pour rester dans le ton du film, les univers graphiques fascinants de six auteurs se mélangent avec insolence, sans aucune rupture.


« Peur(s) du noir » fonctionne parce qu’il joue avec les peurs communes à tous les spectateurs. Peurs castratrices, peurs animales, peurs claustrophobes? Toutes soulignées par une ambiance sonore finement choisie. On sursaute, on sourit, on se laisse embobiner par le second degré de certaines scènes? « Peur(s) » du noir », c’est le film qui joue à vous effrayer, sans que vous n’y preniez garde.

26 janvier 2008 - Lire la suite Tags: ,

Angoulême 2008 : Besson sur le choc

Luc Besson est venu hier au FIBD raconter son soutien à la maison d’éditions Septième choc. Et évoquer l’adaptation d’« Adèle Blanc-Sec ». 
 
besson.jpgPetite incursion à Angoulême, au coeur du festival de la BD, hier, pour Luc Besson. Un détour rapide. Le cinéaste était surtout soucieux de répercuter l’aura médiatique qui l’entoure sur la maison d’édition Septième choc.

Car Besson a eu un coup de foudre pour le travail de son créateur, le dessinateur Dikeuss. Au point d’adosser Septième choc à sa société Intervista?


« Il n’est pas question pour moi d’intervenir dans les choix artistiques de Dikeuss. Notre suivi sera juridique et financier, souligne Luc Besson. Je ne veux pas cracher sur le monde de l’édition, mais ceux qui ont du succès ont le défaut de refermer les portes du temple une fois qu’ils sont entrés à l’intérieur. Et quand on s’enferme, on finit par manquer d’air. Cette aide à Septième choc, c’est un petit signal pour ses jeunes dessinateurs. Je n’ai pas oublié qu’à mes débuts, j’ai vu les 43 producteurs de la place de Paris et qu’ils ont tous refusé de produire mon premier film. Je me demande encore comment ils n’ont pas décelé le petit potentiel d’un jeune cinéaste qui a fait depuis plus de 50 millions d’entrées en France. »


Confirmation de Dikeuss : « Je ne connaissais personne dans le monde de la BD. À force de taper à toutes les portes et de ne pas avoir de réponses, j’ai fini par construire ma propre citadelle et chercher d’autres auteurs comme moi. J’ai bossé treize ans dans la sécurité, mais je n’ai jamais lâché l’affaire. »


Tardi. Dikeuss compte sortir quinze à vingt productions par an, « pas seulement sur la banlieue parce qu’on ne veut pas s’enfermer dans un carcan. Mais on est quand même soucieux d’intéresser un public urbain, qui se tourne vers les mangas ou les comics, parce que la BD franco-belge ne parle pas de son quotidien ». Quant à l’actualité BD de Luc Besson, elle a pour nom Adèle Blanc-Sec.


« J’adore ce personnage de femme moderne du début du XXe siècle qui fume dans sa baignoire. J’ai appelé Tardi il y a six ans, mais il était déjà lié avec quelqu’un. Trois ans plus tard, ça n’avait pas évolué. Tardi était déçu et j’ai dû montrer ma bonne foi pour le convaincre. On a signé pour trois films. On va développer le scénario du premier, que je ne compte pas réaliser, en 2008. La naissance des deux suivants dépendra forcément de l’accueil du public pour ce premier volet. »


Article de Bertrand Ruiz

26 janvier 2008 - Lire la suite Tags: , , , , ,

Angoulême 2008 en images : invasion de Schtroumpfs!

schtroumpf_nuit.jpg


Profitant de la nuit, ils ont envahi les espaces verts. Plus tendance que les nains de jardin, adoptez des Schtroumpfs!

25 janvier 2008 - Lire la suite Tags: none

Angoulême 2008 en images : déjà beaucoup de monde

foule_nouveau_monde.jpg



L’affluence maximum est prévue ce week-end, mais il y a déjà beaucoup de monde dans les allées du Festival!

25 janvier 2008 - Lire la suite Tags: none

Angoulême 2008 en images : Sur un air de Ukulélé

concert_ukulele.jpg


Le chanteur Thomas Fersen et le dessinateur Joann Sfar réunis dans un même spectacle, c’était hier soir au théâtre d’Angoulême. Le poète loufoque a donné le “la” du festival au son du ukulélé, pendant que son ami accompagnait les chansons par le trait du crayon. Rappelons pour mémoire que Joann Sfar a signé le clip du terrifiant “Hyacinthe” de Thomas Fersen.

 

Installez le plugin Flash pour voir l'animation : Cliquez ici pour le télécharger

25 janvier 2008 - Lire la suite Tags: , , ,

Angoulême 2008 en images : Francis Groux épinglé

francis_groux.jpg


Président et membre de l’équipe fondatrice du Festival International de la Bande d’essinée, Francis Groux a été épinglé hier par la ministre de la Culture, Christine Albanel. Une médaille de commandeur des Arts et des Lettres “pour un homme qui oeuvre avec finesse, talent et générosité à la réussite de ce festival”. Francis Groux a immédiatement précisé qu’il souhaitait partager cette distinction “avec ses complices du départ, Jean Mardikian, Claude Moliterni et sa femme”.

Fermer
Envoyer à l'email