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“L’homme à la tête de vis” (et autres histoires déjantées), par Mike Mignola. Editions Delcourt.

homme_tete_de_vis_p.jpgCette succession d’histoires courtes « de jeunesse » réalisées par Mike Mignola (l’auteur de Hellboy, ainsi que le rappelle de façon voyante un sticker apposé sur la couverture) offre une belle palette de son humour et de ses genres de prédilection. Parfois sans queue ni tête, certains récits tiennent en trois pages, d’autres s’étalent plus confortablement sur une vingtaine de planches comme cet « Homme à la tête de vis » qui donne son nom au recueil et propose une science-fiction guillerette jamais loin du non-sens. Les amateurs de Lovecraft trouveront nombre d’allusions à l’auteur et à ses romans alors que les deux dernières histoires du recueil (publiées en 2001-2002) révèlent une dimension plus poétique, finalement proche du conte traditionnel où les haricots magiques servent de perchoir à des diables rieurs un peu trop curieux. Une belle entrée en matière pour mieux connaître les univers graphiques et les inspirations de Mike Mignola avant de (re)plonger dans Hellboy.


78 pages. 12,90 euros.

Chronique de Frédéric Sallet
  

13 mai 2008 - Aucun commentaire
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« Le Dieu singe », de Morvan et Jian Yi. Delcourt.

dieu_singe.jpgL’un ne va pas sans l’autre, et « le Dieu singe » de Jian Yi trace la route nouvellement ouverte par Jean-denis Morvan en compagnie de « Au Bord de l’eau » illustré par Wang Peng. Les deux compères étaient d’ailleurs côte à côte au salon de Floirac, rivalisant d’encre de Chine pour la plus belle des dédicaces. Morvan leur a servi un beau trait d’union avec sa collection Ex-libris, nichée dans les alcôves de Delcourt, et qui semble d’emblée trouver un joli succès public (Hors Asie, cette collection publie également « Frankenstein » de Marion Mousse, ou « la Colonie pénitentiaire » de Ricard et Maël d’après Kafka, parmi les albums les plus réussis).

Le parti pris est d’illustrer les grands textes fondateurs de la littérature - et pas seulement celle du Matin Calme -, des sagas qui n’étaient au départ que des contes enjolivés au fil des siècles. « Le Dieu singe » est l’un des quatre indispensables de l’histoire littéraire chinoise selon Jean-Denis Morvan, digne de figurer parmi les textes séculaires emprunts de fantastiques qui marquent de leur sceau l’interprétation d’une certaine genèse du monde.

Notre ami singe est issu du chaos, très conscient de sa valeur et non dépourvu d’effronterie, voire d’insolence. Non seulement capable de tutoyer les dieux établis, il les utilise sans vergogne tout en propulsant son peuple singe vers la civilisation, pas toujours dénuée d’intérêts sournois. Une ascension surveillée de près par le seigneur qui règne sur son nuage, avide de connaître les tenants et aboutissants de cet être étonnant qui rêve d’immortalité.

Cette saga qui a enjolivé une histoire vraie, celle d’un alter ego chinois de Marco Polo à la découverte de contrées lointaines, figure comme un classique des contes et légendes d’Asie. Une histoire mainte fois reprise, tordue, manipulée ou simplement enjolivée le temps d’un rêve, qui trouve avec Jian Yi un merveilleux que certains pourraient trouver clinquant, faute de s’y abandonner. Certes le pastel n’est pas de mise, mais les couleurs s’ajoutent impeccablement à la finesse du trait (ce qui paradoxalement rend d’autant plus précieuses les dédicaces jetées au pinceau sur les pages de garde).

Ex-libris mentionne encore deux autres piliers de la littérature chinoise, « le Rêve dans le pavillon rouge », et « l’Histoire des trois royaumes », dont on verra s‘ils trouvent eux aussi leur plume.

PS: Pour revenir à l’album « Au Bord de l’eau », il est bien dommage que le dessinateur talentueux Wang Peng ait dû se contenter de dédicacer sur feuilles volantes, faute de page de garde dans l’album. Le syndrome de la page blanche, Monsieur Delcourt?

48 pages, 12,90 euros.

Chronique de Jean-Marc Lernould

22 avril 2008 - Aucun commentaire
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« Groenland Manhattan », de Chloé Cruchaudet. Delcourt.

groenland.jpgDans un moyen format (26,5 x 20,5 cm) la collection Mirages de Delcourt donné carte blanche à Chloé Cruchaudet, une Lyonnaise surtout branchée sur le cinéma d’animation. L’auteur en a profité pour jeter un regard ethnologique sur un fait historique peu abordé en BD, la quête du pôle Nord par l’explorateur américain Robert Peary au début du XX ème siècle, et surtout sur les tribulations tragiques d’une famille d’esquimaux ramenée par ses soins à New York.

Le marin aventurier finançait en effet ses périples en acheminant aux Etats-Unis des pièces originales, dont des météorites, puis il décida de frapper un grand coup en y transbahutant le jeune Minik et une partie de son clan, sans se soucier des conséquences pour ces derniers. Le groupe, sans protections immunitaires, va s’étioler et périr sous les coups de boutoir de la tuberculose. Il ne restera que Minik, aux prises avec cette civilisation étrangère et à la curiosité souvent malsaine des Occidentaux. Ceux-ci payent pour satisfaire une curiosité malsaine et dévisager ces hommes du froid, sous fond de racisme latent, tout comme en Europe on allait comme au zoo se repaître des Africains arrachés à leur continent.

L’anthropologie d’alors n’est pas en reste, sans recul et sans préoccupations d’humanité. Le squelette du père de Minik finira dans un musée alors que son fils a cru assister à son enterrement. Il ne lui reste alors qu’à regagner sa banquise, mais comme beaucoup de déracinés, il peine à trouver sa place. Sauvage aux USA, déformé par la « civilisation » de retour parmi les siens: de quoi avoir le cul entre deux chaises…

Chloé Cruchaudet s’est abondamment documentée, en collaborant notamment avec Delphine Deloget qui a réalisé un documentaire sur le même sujet. Elle restitue également l’obsession de ces explorateurs, qui tel Peary, recherchent le graal du Nord comme un capitaine Achab son Moby Dick, avec tout ce que cette quête a de vain et d’égoïste.

128 pages, 16,50 euros.

Chronique de Jean-Marc Lernould

21 avril 2008 - Aucun commentaire
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« Le règne digital », Météors 1, par Philippe Ogaki et Fred Duval. Delcourt, collection Néopolis, label Série B.

meteors.jpgUne couverture aguichante, un titre qui en dit déjà long, un sticker rappelant les précédents exploits scénaristiques de Fred Duval, « Travis » et « Carmen McCallum »… La mise en scène de ce premier album de « Météors » se donne les moyens de convaincre. Le contenu ? Sans déflorer l’intrigue, évoquons une terre futuriste mais pas trop - bienvenue en 2136 ! – dirigée par des intelligences artificielles légalement élues, des « mechas » - armures de combat, ndlr - venus d’on ne sait où, un cadavre de cosmonaute soviétique revenant des années 70 – les nôtres, hé si ! – découvert par un éboueur de l’espace, des robots écartelés entre intelligence et conscience…


C’est beaucoup, presque trop, pour un seul album. Duval, qu’on a connu plus direct, multiplie les personnages (parfois un peu convenus) et les angles d’attaques, prenant le risque de se disperser et le lecteur avec lui. Mais l’homme a du savoir-faire, manie l’action aussi bien que le bavardage, et emballe malgré tout son monde. Il lance surtout de nombreuses pistes. Et s’il n’est pas toujours aussi pertinent qu’un Denis Bajram (« Universal War One », Soleil, Quadrant Solaire) sur des thématiques « hard science » comme les fameuses « failles », il impose une réflexion éthique et politique sur le devenir d’une intelligence artificielle accédant à la conscience. On peut voir dans Météors une extrapolation de thématiques déjà développées dans la série « Travis », avec des références à des auteurs de sciences fiction comme Arthur C. Clarke, Isaac Asimov ou même William Gibson. Un propos ambitieux qui bénéficie du travail de Philippe Ogaki, graphiste sous influence manga, parfois excessif dans le rendu des expressions faciales, mais pertinent dans son approche d’un univers technologique. « Météors » se présente de fait comme une série pleine de promesses, à laquelle il manque certes un peu du « punch » des autres titres de Duval, mais qui augure du meilleur dans ses développements.

72 pages (dont un cahier technique). 13,95 euros.

Chronique de Philippe Belhache

 

9 avril 2008 - Aucun commentaire
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Nouvelles dédicaces à la Fnac de Bordeaux

chasseurs.jpegDeux rendez-vous annoncés dans les prochains jours à la Fnac de Bordeaux pour les fans de BD :

Dédicace de Mathieu Venant pour la série Chasseurs de dragons, mercredi 23 avril 2008 de 15h à 18h.
Le pitch de la Fnac : “Mélangez un gros baraqué (Lian-Chu) et un petit malin doué pour l’arnaque (Gwizdo) : vous obtiendrez les deux chasseurs de dragons les plus drôles de la création… mais pas les plus efficaces ! Une BD jubilatoire adaptée d’une série d’animation à succès.”

tourdumonde.jpegDédicace d’Aude Soleilhac pour le tour du monde en 80 jours, samedi 26 avril 2008 à 15h.
Le pitch de la Fnac : “Découvrez en bande dessinée l’adaptation du roman de Jules Verne le plus vendu depuis sa parution!Partez autour du globe à la rencontre des cultures et de la science aux côtés du flegmatique Phileas Fogg,véritable chronomètre vivant, et de son dévoué serviteur, Passepartout“.

8 avril 2008 - Aucun commentaire
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« Au Bord de l’eau », tome 1, de Morvan et Wang Peng. Delcourt.

borddeleau.jpgDirecteur de la collection Ex-Libris, Jean-David Morvan lance avec ambition l’adaptation en BD de « textes fondateurs » de l’humanité. Des sagas relativement peu connues en Europe, mais qui font office de best-sellers dans l’histoire d’autres civilisations. C’est la Chine qui ouvre le ban avec la parution simultanée du « Dieu singe » et de « Au Bord de l’eau », ce dernier récit étant scénarisé par Morvan et dessiné par Wang Peng.

« Au Bord de l’eau », tel l’Iliade et l’Odyssée, est une synthèse de légendes orales inspirées de faits réels datant du douzième siècle ap J-C, au Pays du Matin Calme, puis enjolivées et converties en un long texte. A la fin du règne du dernier empereur de la dynastie Song, un bandit se révolte contre l’autorité. Réfugié au sein d’inextricables marais et entouré d’un aréopage de malfrats (au nombre de 108, finiront par établir les conteurs…), le héros Song Jiang fait figure de Robin des Bois, prenant appui sur une population écrasée par les taxes pour affronter les autorités. La magie y a bien évidement son mot à dire, convertissant les bandits en démons. Bref, tous les ingrédients sont réunis dans cette œuvre pour que les Chinois se l’approprient, bien que Mao l’ait mis à l’index lors de la Révolution culturelle.

Ce premier tome plante donc les jalons de cette épopée, mise en image par les dessins tout en transparence de Wang Peng, aussi à l’aise dans le fantastique que dans le réalisme. Le bon emploi des couleurs participe également de cette ambiance poétique, qui n’est pas sans rappeler parfois les atmosphères dépeintes par Vink dans son « Moine fou ». Dépaysement assuré.

48 pages, 12,90 euros.

Chronique de Jean-Marc Lernould

31 mars 2008 - 4 commentaires
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« Okko » , « Le Cycle de la terre », tome 2, de Hub. Delcourt.

okko-2.jpgNous voici à mi-chemin de l’épopée de Okko, ce guerrier qui a perdu son rang de samouraï, et qui évolue dans un Japon médiéval hanté par des légendes et noyé dans un univers fantastique. Après « le Cycle de l’eau », le deuxième diptyque consacré aux forces telluriques achève une autre quête de cette bande hétéroclite, composée d’électrons soudés autour de ce noyau martial qu’est Okko.

La mer paraît loin désormais, et c’est une rude montagne que doivent affronter Noburo, le géant masqué, Noshi, le moine porté sur le saké, et le jeune Tikku qui a voué sa vie au samouraï. D’autres figures les rejoindront, dont la guerrière Budoka, et la samouraï manchote Setzuka. L’objectif est de mettre hors d’état de nuire de mystérieux moines aux pouvoirs diaboliques, et de comprendre pourquoi après les batailles les cadavres des victimes disparaissent parfois, corps et âme…
La saga reste aussi vive et dynamique qu’à ses débuts, avec un trait précis et méticuleux, autant réaliste qu’approprié à représenter des univers fantastiques. Le tout renforcé par des cadrages audacieux et par les couleurs magnifiques de cohérence auxquelles Stephan Pelayo a prêté main forte. Les costumes traditionnels sont admirablement dépeints, tout comme les intérieurs des temples ou les paysages d’altitude, sans oublier une ambiance surnaturelle qui habite les moindres recoins du récit.

Tout comme Jung, Hub recrée avec une grande maîtrise l’univers d’un Japon disparu, dans son entière splendeur et son aura fantomatique. Une teinte que l’on pourra bientôt retrouver sous la forme d’un jeu de plateau élaboré par la société Hazgaard, laquelle doit également commercialiser ce printemps des figurines d’ « Okko ». Quoi de plus normal puisque Hub est également un grand amateur de jeux de rôles (voir le site www.okko-thegame.com).

56 pages, 12,90 euros.

Chronique de Jean-Marc Lernould

27 mars 2008 - Aucun commentaire
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« Mafia Story », tome 3 « Murder INC », de David Chauvel et Erwan Le Saëc. Delcourt.

mafia-story_3.jpg« Une fois n’est pas coutume, quelques mots de remerciements pour le prix reçu au festival Polar’Encontre (Lot-et-Garonne) couronnant les premiers tomes de « Mafia Story », et un merci particulier à Eric Péterlin » (NDLR: le « recruteur » maison des auteurs BD de ce salon). Ce merci qui vient du fond du cœur figure en page de garde du tome 3 de « Mafia Story », écrit par Le Saëc, qui a également dessiné l’affiche de ce festival dont la troisième édition vient tout juste de s’achever. Bref, le sud ouest dans son ensemble commence à présenter de sérieux atouts en matière de neuvième art.

Cet aparté signalé, Chauvel au scénario (« Rail », « Sept voleurs », « les Enragés » notamment) et Le Saëc au dessin sont devenus des encyclopédistes de la mafia, après les dix tommes de « Ce qui est à nous » et cette nouvelle série qui se présente sous forme de diptyques. Ainsi les troisième et quatrième volumes peuvent se lire indépendamment des deux premiers.

Cette fois c’est Abe « Kid Twist » Reles (1907-1941) qui est le très sombre héro de l’histoire, au sein du quartier juif de Brownsville, situé au cœur de Brooklyn. On y suit l’ascension sanglante de ce chef d’un gang surnommé « Murder INC ». Un groupe d’hommes de main réputés pour laisser derrière eux des dizaines de cadavres sans aucune preuves ni indices: des tueurs idéaux qui liquident au passage tous leurs concurrents.

Comme de coutume les deux auteurs se basent sur une solide documentation, citant leurs sources en fin d’ouvrage, précisant leurs rajouts lorsque celles-ci viennent à manquer. Un souci du détail qui vaut autant pour la biographie d’Abe Reles que pour le dessin du New-York des années vingt et trente. A ce rythme, ce sont bientôt Le Saëc et Chauvel qui deviendront la référence en la matière…

A ne pas oublier les couleurs adéquates de Scarlett qui font ressortir l’aspect glauque de ces épisodes, ni la très belle couverture rougeoyante signée Thomas Ehretsmann.

45 pages, 12,90 euros.

Chronique de Jean-Marc Lernould

« La Licorne », tome 2 « Ad Naturam », de Gabella et Jean. Delcourt.

ad_naturam.jpgLe premier tome avait enchanté, le second le surpasse. Qu’il s’agisse du scénario de Mathieu Gabella ou du dessin d’Anthony Jean, l’objet est superbe, qui plus est assorti de huit pages d’un cahier graphique réservé à cette édition.

L’univers des deux auteurs a pour cadre le seizième siècle et met en scène des pointures de la nouvelle médecine comme Ambroise Paré ou Paracelse, des Asclépiades menés par Nostradamus,et partisans d’exploiter l’ancien savoir médical, et enfin l’Église qui entend bien faire triompher la religion contre la science. Tout ce beau monde côtoie d’étranges créatures, les « primordiaux », sortes d’écorchés de légendes tels Cerbère ou le centaure Chiron, et d’autres infiniment plus petits, les « mycrobios ». Ces derniers sont au centre d’un complot qui transforme peu à peu le corps humain depuis un siècle.

Les références sont nombreuses. Les différentes tapisseries de « la Dame à la licorne » forment un puzzle dont il faudra à la secte des Asclépiades reconstituer l’énigme, l’Ad Naturam (ADN) voisine avec l’esquisse d’un mouvement perpétuel imaginé par Léonard de Vinci, dont le tableau « la Cène » est représenté, et une chimère à quatre bras crucifiée nous ramène à son fameux croquis du nombre parfait.

Dans le making of en bout d’album, les auteurs avouent leur goût du merveilleux, de l’histoire, et leur passion pour la science médicale. Une fusion dont le dessinateur Anthony Jean n’a pas voulu faire une énième héroïc fantasy en ne se contentant pas d’un unique travail sur ordinateur (seule la couleur y a droit) mais par le biais de l’aquarelle, d’un lavis qui installe de savants jeux de lumière. On a ainsi l’occasion d’admirer de magnifiques intérieurs d’édifices religieux, accentués par des cadrages appropriés, tel ce laboratoire secret dont le dédale rappelle le labyrinthe de la bibliothèque-donjon du « Nom de la rose ». D’autre part les traditionnelles pages de garde perdent avec bonheur leur virginité pour revenir sur la biographie des personnages de l’époque et sur l’histoire de la médecine et de ses techniques.

Vivement le troisième tome qui devrait débuter dans l’Italie de la Renaissance, et à Venise s’il vous plait. Un décor sublime pour cette bataille titanesque entre le scientifique et le religieux.

56 pages, 12,90 euros.

Chronique de Jean-Marc Lernould

20 mars 2008 - Aucun commentaire
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« Les aventures extraordinaires de Nelson Lobster », tome 2 « Les Enfants d’Orqueline » , de Calvez et Corbeyran. Delcourt.

R lobster2.jpgetrouvé dérivant dans un tonneau dans le premier tome, Nelson Lobster, tout bébé, est protégé par un œil de sorcière enfermé dans un bocal. Ce qui ennuie bien la Grande Blême (la Mort en personne) qui sous un joli visage crève de haine pour venir à bout de ce Nelson. Bien obligée de sceller un pacte avec celui qui devient vite un brillant mousse adolescent, et qui vivra tant qu’il n’aura pas terminé la rédaction de ses mémoires… qu’il fait traîner.

On retrouve dans le second volume ce monde de pirates digne du XVIIIème siècle, avec une large touche de fantastique en plus. Cette fois, le Nelson, rusé mais pas amiral, va devoir retrouver une princesse sur une île où deux camps s’affrontent de façon absurde depuis des lustres, sans savoir pourquoi. Entre temps la Grande Blême perd patience et cherche le dernier grain de sable qui mettra un terme à l’existence de cet éternel récalcitrant.

Nous ne sommes pas là dans le monde de l’héroïc fantasy mais dans un conte de fée plaisant et héroïque digne des livres de chevet de notre enfance. Avec une mention particulière pour le dessin et les couleurs de Florent Calvez, très élégant dans son trait et qui sait faire briller les couleurs les plus sombres. Vous pourrez d’ailleurs voir bientôt ses magnifiques dédicaces sur le blog.

56 pages, 12,90 euros.

Chronique de Jean-Marc Lernould

26 février 2008 - Aucun commentaire
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