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« Sherlock », tome 1 « Révélation », de Didier Convard, Eric Adam et Jean-Louis Le Hir. Glénat.

sherlock_revelation.jpgOn savait le scénariste Convard (ici épaulé par Adam) très productif mais le dessin de Le Hir ne tremble pas non plus puisque après « Une Nuit chez Kipling », album très réussi paru cet automne chez Vents d’Ouest il profile - cette fois en couleur - les débuts du futur grand détective Sherlock Holmes. Quant à Adam il a aussi scénarisé « la Tranchée » il y a peu, toujours chez Vents d’Ouest.

Ici Convard s’attaque au jeune Sherlock en ciselant un personnage à peu près incapable de tout mis à part son penchant pour l’aventure et son sens aigu de l’observation. Il s’essaie à l’archéologie en Égypte en 1877 mais le suicide de sa mère l’oblige à regagner précipitamment le manoir familial. Or le limier en devenir démontre rapidement qu’il s’agit d’un meurtre et engage l’enquête avec son frère, finissant par tomber sur un certain Moriarty dont la vraie personnalité en surprendra certains.

On trouve déjà chez Sherlock junior le sens de la déduction et bien qu’il ne fume pas encore la pipe apparaissent déjà le violon et la cocaïne, ainsi que la fameuse casquette.
Le Londres du XIXème siècle s’impose largement ces derniers temps comme décor BD, mais il faut admettre qu’il y a encore de quoi y implanter quelques mises en scène.
Au final « Révélation » est un premier tome agréable pour les amateurs de polars victoriens, mais qui gagnerait sur ce tableau à se montrer un peu plus cérébral et complexe.

48 pages, 12,50 euros.

Chronique de Jean-Marc Lernould

« Le Protocole du tueur » de Didier Convard et Denis Falque. Glénat.

protocole-tueur-11.jpgCe nouveau polar réalisé par les auteurs du « Triangle secret » est estampillé 1/1 comme s’il s’agissait d’un one-shot, sauf qu’à la fin figure un petit « à suivre » qui réjouira les fans dont je ne suis pas vraiment.

Ce thriller débute le 14 juillet sur le bassin d’Arcachon. Un feu d’artifice, un lieu désert, puis du rouge sang sur la grisaille. Un avant-goût d’un « tueur à la ficelle » dont on suit la trace en 2006.

Le dessin est clinique et ne parvient pas à donner corps à une véritable ambiance, refroidie par des analyses d’ordinateurs décidément trop à la mode. Le scénario est pourtant tortueux à souhait et mélange la perversité aux magouilles politiques. On y dit d’ailleurs d’un maire « que ce gars à la queue plus vive que l’esprit » et l’humour involontaire ne manque pas: « il n’y a aucun lien entre ce meurtre et les trois précédents » dit un inspecteur, et parler de lien quand le tome s’intitule « le Tueur à ficelle » est plutôt cocasse.

Une ficelle un peu grosse pour cette énième histoire de tueur en série.

56 pages, 9,40 euros.

Chronique de Jean-Marc Lernould.

12 décembre 2007 - Aucun commentaire
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