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« Elle est moche ! », T22 de Cédric par Laudec et Raoul Cauvin, couleurs Léonardo (Dupuis).

cedric22.jpgDéjà 22 tomes pour Cédric, dont les premières planches datent de 1987 et qui est apparu en album chez Dupuis en 1989. Vingt ans plus tard, la série est devenue star… de la télévision et des cours de récré : ces jours-ci, Cédric revient avec un nouvel album de BD, des licences et une troisième saison de 52 nouveaux épisodes de sa série animée. Nous, on aime bien cette série fort bien racontée par « papy » Cauvin, sans mièvrerie, ni vulgarité, mais avec malice et sensibilité. Dans ce tome 22, on retrouve bien sûr Cédric entouré de ses parents, son pépé et sa perle de Chine, la belle et inaccessible Chen, qui le restera encore un paquet de temps comme on pourra s’en rendre compte page 29. La vie de Cédric va être bouleversée en fin d’album, avec l’apparition d’une nouvelle voisine sans gêne, Lily. Agaçante cette gamine, surtout lorsqu’elle déclare, péremptoire à propos de Chen : « Elle est moche ! » La réplique de Cédric à la petite rousse est cinglante : «  Non, mais tu t’es déjà regardée ? T’as tellement de taches de rousseur sur la tronche qu’on dirait que tu t’es exposée au soleil à travers une passoire. » La sentence de Pépé, dans la case finale, laisse augurer d’une suite pimentée : « Je crois bien que l’arrivée de cette petite risque fort de lui compliquer la vie. » Une chose est certaine « papy » Cauvin n’a pas fini de nous compter de croustillantes histoires sous la plume de Laudec, plus vif et pétillant que jamais.   

46 pages, 9,20 euros.

Chronique de Christophe Berliocchi
 

16 mai 2008 - Aucun commentaire
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« Le Journal d’un ingénu », Une aventure de Spirou et Fantasio par (4) Emile Bravo. Dupuis.

ingenu.jpgCe « Journal d’un ingénu » fera-t-il  l’unanimité chez les fans de Spirou ? Peut-être, peut-être  pas, tant les aspirations des lecteurs restent difficiles à cerner, entre défenseurs d’un dogme qui n’a jamais réellement existé et tenants d’un progressisme aux contours flous.  Cela fait tout le sel de cette série parallèle, ces one-shots permettant à des auteurs d’horizons divers de s’emparer du mythe Spirou pour en faire quelque chose qui leur ressemble. Frank Le Gall de même que le duo Yoann & Vehlmann ont inscrit leurs essais dans une forme de continuité avec la série officielle. Tarrin et Yann ont eux joué la carte d’un retour à la période Franquin - celle sa collaboration avec Greg, considérée par beaucoup comme l’âge d’or de la série – pour mieux en parodier les codes. C’est peu dire qu’Emile Bravo emprunte d’autres voies. Le créateur des « Formidables aventures de Jules » se penche pour sa part sur les origines du mythe, les circonstances qui ont fait du jeune groom un journaliste idéaliste et un aventurier multicartes.

Bravo replace Spirou dans son rôle des origines, mais aussi dans l’époque qui l’a vu naître sous la plume de Rob’Vel, les années 30. Une plongée qui, une fois n’est pas coutume, s’accompagne d’une plongée dans la réalité d’un contexte historique qui n’a rien d’anodin, les quelques mois qui précèdent le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale. L’auteur fait effectivement de son héros un ingénu, un jeune homme encore candide mais  curieux et intelligent, garçon des rues sans richesses mais pas sans ressources, a qui le destin va faire croiser l’Histoire. Pour ne pas dire influer durablement sur elle… Emile Bravo offre à Spirou un passé et une base de réflexion politique. Il  se donne les moyens de répondre aux questions qu’il se posait gamin, sur le costume de groom, la rencontre avec Fantasio ou même la petite voix de Spip. Il participe plus que tout autre au mythe, s’offrant même le luxe de le confronter à celui de Tintin. Le tout avec intelligence, tendresse et humanisme… « Le journal d’un ingénu », sous son air vintage, s’affirme au fil des pages comme un album moderne, élégant, à la narration très maîtrisée. Succulent.


72 pages, 13 euros.

Chronique de Philippe Belhache
 

11 mai 2008 - 1 commentaire
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« La Porte au ciel », première partie, de Sicomoro et Makyo. Dupuis (Aire Libre).

porte-au-ciel.jpgNe frappez pas avant d’ouvrir cette porte. Elle mérite de la douceur et du ménagement, et le fait que l’on ignore sur quoi elle débouche ne la rend que plus tentante à pousser. C’est-ce que feront trois jeunes adolescentes, dont le point commun est d’avoir tenter le suicide, et surtout d’être confrontées à un monde d’adulte déplorable, privé de la moindre parcelle d’humanisme. Ces « Japonaises », comme on les a surnommé dans leur collège, because pulsions morbides, décident de fuguer ensemble. Leur point de chute sera une modeste maison perdue dans la campagne, un lieu où l’une d’entre elle a passé son enfance. C’est ici que le fantastique relaye l’aspect sociologique de l’histoire, avec caves obscures et cachées, ésotérisme, jumelles pointées sur les trois demoiselles, ce qui devrait nécessairement amener le lecteur au-delà de cette fameuse porte, dont on ignore dans ce premier tome si elle mérite de nous offrir le ciel, ou des horizons bien plus noirs. Mais ces trois ados n’ont plus rien à perdre, trahies par leur proches, par un quotidien qui pue la banlieue, ce qui nous renvoie à la face nos attitudes d’adultes, incompréhensifs par nature de tout ce qui concerne une personne à qui il manque quelques années pour nous en compter…

J’ai lu ici ou là que certains avaient du mal à entrer dans ce récit. Il faut pourtant en faire l’effort, puisque nous sommes tous des adultes. La maturité du récit montre que l’on a encore de la réflexion devant nous, alors que l’on se croyait arrivés. Nos enfants nous seront peut-être reconnaissant d’aimer cette BD.

Environ 60 pages (puisque que cette première édition offre un très joli bonus graphique, pour un tirage de 3 000 exemplaires), et 18 euros mérités.

Chronique de Jean-Marc Lernould

30 avril 2008 - Aucun commentaire
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Le 1er prix de la BD noire attribué à “Ce que le vent apporte” de Jaime Martin

Pour sa 8ème année, le Goéland Masqué, Festival de polar et noir de Penmarc’h (29), vient d’attribuer le Prix Mor Vran, 1er prix de la BD noire pour son édition 2008

Le jury est composé de 10 membres dont les deux coprésidents sont Alain Goutal et François Bourgeon, dessinateur, scénaristes.

Ce prix a été attribué à Jaime Martin pour son livre “Ce que le vent apporte”, édité chez Dupuis dans la collection Aire Libre.

« Porté disparu », T52 de Buck Danny par Francis Bergèse (Dupuis)

porte-disparu.jpgFrancis Bergèse arrête la série Buck Danny en beauté avec « Porté disparu », un très bon album contemporain qui effleure les problèmes géostratégiques de tous les coins sensibles du globe. Le pitch : un agent de la CIA mystérieusement disparu en Afghanistan. Un trafic d’armes clandestin entre l’Iran et l’Afghanistan. Il n’en faut pas plus à Buck Danny et ses compagnons pour embarquer dans une nouvelle aventure. Se faisant passer pour des pilotes au service d’organisation d’aide humanitaire, ils devront user de toutes les ruses pour démanteler ce trafic illicite, et par ailleurs, retrouver le disparu.

Ici, Francis Bergèse signe un dernier épisode de Buck Danny à l’histoire cohérente, ce qui ne fut peut-être pas le cas d’épisodes plus récents, et aux traits, comme toujours très soignés. Pour ne pas dire quasi-photographiques, sa marque de fabrique, qui en fit le digne successeur de Victor Hubinon (décédé en 1979). Il repris seul la série culte après le décès de Jean-Michel Charlier, pour livrer sept albums dont il fut à la fois le dessinateur et le scénariste. Quatorze années de bons et loyaux services qui s’achèvent avec cette dernière histoire à lire, vraiment. La série culte de la BD d’aviation, créée par Georges Troisfontaines, Victor Hubinon et Jean-Michel Charlier, devrait se poursuivre puisque l’éditeur et les ayant-droits de Buck Danny souhaitent que la série continue. Par ailleurs, Philippe Charlier a précisé que Francis Bergèse aurait “demandé et obtenu de pouvoir faire, de façon irrégulière, des albums de la série se passant pendant la seconde guerre mondiale” (http://www.aeroplanete.net).

Tome 52, 48 pages, 9,2 euros

Chronique de Christophe Berliocchi

17 mars 2008 - Aucun commentaire
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« Delta », Matière Fantôme 3/3, de Douay et Fléchard (Empreinte Dupuis).

delta.jpgLa bande dessinée est-elle à même de restituer la le principe de science-fiction dans toute sa diversité ? Techniquement, rien n’est impossible. Mais force est de constater que le Space Opéra, le Cyberpunk, le Steampunk et autres uchronies ont trusté le devant de la scène, genres séduisants – tant pour les auteurs que pour les éditeurs – par leur capacité à s’adapter à une structure de thriller. Des expériences comme « Matière fantôme » n’en sont que plus méritoires. Cet intéressant triptyque se conclut aujourd’hui par l’album « Delta ». Et d’une manière ou d’une autre, la boucle est bouclée. L’argument de ce troisième tome ? Il vient compléter les deux autres en posant les lignes de force qui sous-tendent l’ensemble. L’argument ? Une humanité vivant sur une planète à l’agonie tente une ultime mission vers une planète X dont elle a reçu les signaux mystérieux… Hugues Fléchard décrit son œuvre comme de la « science-fiction métaphysique » entre « 2001, l’Odyssée de l’espace » et « Solaris ». Les points de repères sont plutôt bons. L’influence de l’œuvre de Clarke est patente, on pense également à son « Rendez-vous avec Rama ». La seconde référence, renvoyant à l’œuvre de Stanislas Lem, prend toute sa valeur dans ce troisième tome. Fléchard ne se contente cependant pas de copier et fait œuvre originale. Un récit âpre, parfois ardu, certes métaphysique, parfois hermétique, en tous cas diablement ambitieux. « Delta » referme la boucle, après (?) un « Alpha » aussi intrigant qu’angoissant et un « Bêta » bipartite plus difficile à saisir. Le graphisme de Fléchard participe pleinement de cette réussite, restituant une atmosphère anxiogène renforcée par les couleurs atones d’Irène Häfliger. Mention spéciale aux couvertures, toutes en unité et symbolisme.


56 pages, 13 euros.


Chronique de Philippe Belhache
  

14 mars 2008 - Aucun commentaire
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« Bunker », tome 2 « Point zéro », de Nicola Genzianella (dessin), Christophe Bec et Stéphane Betbeder (scénario). Dupuis.

bunker_pointzero.jpgPour ce second volume Bec a laissé la place à l’Italien Genzianella au dessin, se réservant la direction artistique et la réalisation de la couverture. Un dessin qui reste cependant très homogène entre les deux tomes (cinq sont prévus au total). Le scénario quant à lui reste cosigné par les mêmes Bec et Betbeder, assez complexe au point qu’un Jodorowsky aurait du mal à y retrouver ses petits. Mais après tout pourquoi une bonne BD devrait-elle être aussi simple à lire que Bécassine?

Pour faire simple, dans un futur quelconque, le vaste empire ultra militarisé de Velikiistok a élaboré une longue ligne de démarcation au lendemain de la Grande Guerre, Demarkacia, afin de se défendre contre d’énigmatiques ennemis, les Ieretiks. Si le premier tome avait pour décor l’immense montagne Ulù-Téliak (le Téliaks sont les habitants d’un village troglodytique situé dans l’une de ses failles), le nouveau volume a pour cadre le sable chaud d’une autre frontière située au sud, où l’empire s’essaye à une négociation avec les tribus fédérées par le prince Al-Hazin (du pétrole contre la momie d‘un martyr!). On retrouve comme fil conducteur plusieurs personnages dont le simple troufion Aleksi Stassik dont on devine qu’il sera amené à jouer un rôle de plus en plus prépondérant au long de cette série. Tout comme ce fameux Ulù-Téliak qui culmine à 11 628 mètres et dont le sommet meurtrier demeure inaccessible aux soldats, et un univers autant militaire que fantastique.

Le dessin hyperréaliste illustre bien des mystères, et il est excellemment servi par les couleurs de Marie-Paule Alluard. Une série intéressante qui demande de la concentration car de multiples intrigues s’entrecroisent.

Pour les fans, allez sur http://bunker.dupuis.com/

56 pages, 13 euros.

Chronique de Jean-Marc Lernould

11 mars 2008 - Aucun commentaire
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Un petit tour d’horizon BD, par Christophe Berliocchi

Plusieurs semaines loin du blog BD, en raison d’un surplus de travail au journal et à la… maison, et me voilà de retour : histoire de ne pas surcharger la mule, je vous propose ici un petit condensé de récentes lectures qui tournent exclusivement autour de la BD franco-belge. Désolé, je n’ai pas profité de cette « pause » pour m’intéresser à autre chose !


Fidèle à Hermann, son one-shot « Afrika » au Lombard est une pure réussite (lire chronique du 31/12/207), plus féroce et innovante que le dernier Jérémiah en tout cas (« Esra va très bien », T28, Dupuis). Pour rester dans le lourd, j’ai bien aimé « La version irlandaise » de Jean Giraud (T18, XIII), moins le dernier Niklos Koda (« Arcane », T16, Lombard), je n’arrive plus trop à suivre les pistes de Jean Dufaux. Petite déception également avec « Destination goulag » (Dargaud), Insiders est une série qui a démarré sur les chapeaux de roue mais patine un peu du côté de la Sibérie. Vous connaissez Al’Togo (Dargaud), de Morvan et Savoia ? Là aussi, c’est pas mal, le dessin est excellent, mais « SMS Republik » ne m’a pas fait sauter au plafond. De chez Bamboo, j’ai lu le second tome de Gemelos, car j’avais aimé le T1, la suite est cependant sans surprise. Belle surprise par contre avec Conrad, l’héritier de Franquin, et Wilbur qui réussissent un excellent cocktail asiatique avec le tome 5 de Tigresse blanche, une série à découvrir. Rien de bien transcendant donc en cette fin d’année 2007 et début 2008, en attendant la suite.

Ah si, j’ai rencontré Georges Lautner à Biarritz fin janvier, j’en ai profité pour lui faire dédicacer « Lautner s’affiche » (Lombard), ses meilleurs films illustrés par une vingtaine d’auteurs (Dany, Achdé, Boucq, Tibet…) avec des textes… engagés de Philippe Chanoinat. Visiblement, il aime Lautner (nous aussi) et pas ceux qui l’ont critiqué. « Ne nous fâchons pas », « Le professionnel » ou « Flic ou voyou » ne sont certes pas des films d’auteur, mais furent de vrais cartons à leur époque. Au ciné, comme dans la BD, il y a toujours cette antinomie entre œuvre d’auteur et succès commercial. Heureusement, les deux peuvent parfois faire bon ménage..

Christophe Berliocchi

« Un peu avant la fortune », par Jean-Claude Denis, Dupuy & Berbérian. Dupuis, Aire Libre.

fortune.jpgUn homme à la dérive gagne miraculeusement au loto : 500 000 euros, de quoi voir venir. Le sujet n’est pas nouveau. Côté cinéma, on pense très fort à Jean-Pierre Daroussin dans le « Ha ! Si j’étais riche » de Munz et Bitton. Mais avec « Un peu avant la fortune », nous avons Jean-Claude Denis au scénario et le duo Dupuy & Berbérian aux pinceaux. Les individus se connaissent bien, grattent un peu de musique ensemble – on ne saurait trop conseiller le très beau « The Spell » de Nightbuzz, feat. Denis & Berbérian (Nocturne) – et travaillent la même matière urbaine contemporaine. Le pitch de Denis est subtilement différent de ceux exploités jusqu’ici. Là où nombre de scénaristes étudient l’impact de cette manne subite sur la vie des gens, l’auteur dissèque les quelques jours qui suivent le tirage du loto, avant même qu’Etienne – c’est le héros – n’ait eu le temps de toucher le pactole. Parce qu’il va lui en arriver, des trucs, à Etienne… L’homme va se faire voler son portefeuille, se retrouver à l’hôpital, recroiser une « ex » qu’il n’a pu oublier mais qu’il ne veut pas éblouir de billets… Et plein d’autres choses. En maître de la comédie romantique, l’auteur mène le pauvre gars de galère en galère. Il le balade dans les quartiers de Toulouse, à la rencontre de belles âmes et de personnages nettement moins bien intentionnés, l’amenant à  reconnaître ceux qui peuvent légitimement prétendre au statut d’ami. Dupuy & Berbérian apposent sur cette base leur patte si caractéristique, popularisée par l’indispensable « Monsieur Jean » (Expresso Dupuis). Ils superposent l’humanisme de leur graphisme à celui du texte de Jean-Claude Denis. « Un bien bel album comme on aimerait en lire plus souvent », n’ose-t-on pas écrire de peur d’avoir à payer des droits aux Nuls.

80 pages, 15 euros, parution le 23 janvier.

Chronique de Philippe Belhache

16 janvier 2008 - Aucun commentaire
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« Néfésis », tome 2 « Néménès, roi maudit d’Abouncinty », de Camboni et Filippi. Dupuis (Empreintes).

nefesis2.jpgOn retrouve notre Batman en jupons, une étudiante plutôt gironde d’ailleurs et dotée de pouvoirs exceptionnels depuis qu’elle est habitée par l’esprit d’un dieu de l’Égypte antique (ses parents étaient un peu Indiana Jones sur les bords…). Mais elle n’est pas la seule dans ce cas et d’autres tumeurs font corps avec des « insufflés » humains nettement moins bien inspirés. Les divinités pharaoniques s’affrontent donc sous l’œil de la police qui voit plutôt bien les interventions de cette dévergondée qui leur prête main forte, d’où ma référence au justicier de Gottham City qui lui doit parfois faire face à ses propres démons et répond sur commande à l’emblème de la chauve souris (Néfésis se contente d’un coup de sirène, c’est qu’on n’est aux States ici!). La belle sort ainsi de son manoir familial en voiture surgonflée via une trappe dissimulée dans la nature. Ça vous rappelle bien quelque chose, non?

Le préambule tient davantage de Tardi avec une machine tout droit larguée d’un dirigeable, pinces gigantesques en avant dans le Paris de 1905. La capitale devient un nid de magiciens du Nil et de leurs sbires plus ou moins bien intentionnés. A force de références et de clins d’œil il y a néanmoins une impression de déjà vu. On peut tourner la page malgré le savoir faire de Filippi.

48 pages, 13 euros.

Chronique de Jean-Marc Lernould

14 décembre 2007 - Aucun commentaire
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