logo

« La communauté », [entretiens] première partie, de Tanquerelle et Yann Benoît. Futuropolis.

communaute.jpgNous sommes dans l’immédiat après-mai 68. Yann Benoît et un groupe d’amis fondent la communauté de la Minoterie, tentant l’expérience d’un mode de vie placé en marge de la société de consommation. Quarante ans plus tard, il raconte. Son interlocuteur n’est autre que son propre gendre, Hervé Tanquerelle , auteur de bande dessinée de son état. Le résultat ? Le premier volume de « La communauté », édité chez Futuropolis, pavé de 176 pages en noir et blanc retraçant la genèse de cette belle aventure humaine.

Tanquerelle et Yann Benoît devront se faire une raison : ils n’ont pas fini d’entendre parler des « Mauvaise gens » (Delcourt).  Parce que le dossier de presse concocté par les éditions Futuropolis tend gentiment la perche aux exégètes, mais aussi (et surtout) parce qu’il ressort de ce reportage graphique une tonalité et une cohérence de propos qui renvoie au travail de pionnier d’Etienne Davodeau. S’ils s’aventurent sensiblement sur le même terrain narratif, les deux auteurs n’en font pas moins œuvre personnelle. Tant par la singularité du sujet lui-même - une communauté en autonomie financière qui fait le pari de l’intégration en milieu rural – que par le traitement qui en est fait. Tanquerelle joue la carte de l’entretien, mais également de la confrontation de points de vue. Lui-même issu d’une génération érigeant l’individualisme en vertu cardinale, il s’ouvre au propos de son beau-père avec une vraie curiosité qui n’exclut pas la critique. Lequel beau-père évoque lui-même cette période de bouillonnement intellectuel intense avec ce recul mi-amusé, mi-nostalgique d’un homme qui, loin de renier l’expérience, est aujourd’hui  capable d’en mesurer la profondeur, mais aussi les limites.
 
Sur le plan graphique, Hervé Tanquerelle travaille son trait pour parler du réel. Loin de ses récents délires pugilistiques – « Tête noire » (Milan) ou « Luchadoritos » (Humanoïdes associés) – ce dessinateur très marqué par l’œuvre de Sfar s’est appliqué à coller au plus près des entretiens menés avec Yann Benoît. Il multiplie les techniques,  joue du flash back sans perdre l’idée de chronologie, passe sans transition de documents « cartes postales » réalisés au lavis à la narration stricte au trait, de la représentation allégorique à  la caricature pure, ceci sans jamais trahir le propos. Au final, ce premier volume de « La communauté » s’avère un témoignage fort et cohérent sur une époque parfois singulière et souvent idéalisée. Un album précieux, dont la philosophie est résumée avec pertinence par la seule illustration de couverture.
 
176 pages. 24 euros.
 
Chronique de Philippe Belhache
 

16 mai 2008 - Aucun commentaire
Classé dans : Chroniques Tags: , ,

« Terre de Feu », tome 1 « l’Archer rouge », de David B et Micol. Futuropolis.

terre_de_feu.jpgD’emblée le décor est planté: la Patagonie balayée par un vent dément, des icebergs qui s’entrechoquent comme des hommes qui se battent, des hommes qui d’ailleurs se battent et chassent l’Indien dans ces tréfonds du Chili, un manoir dont les tourelles semblent déracinées d’une lointaine Écosse… L’oeuvre commune de David B., qui scénarise, et de Hugues Micol, au dessin noir et blanc halluciné, est empreinte de fantastique, par sa forme et par son fonds.

Fin XIXème ou début XXème, on croise des hommes de mains payés pour assassiner les autochtones et laisser la place aux colons. D’autres sont des fils de bonne famille qui prennent plaisir à trucider les opposants de Santiago, ou des femmes spirites qui s‘apprêtent à une étrange cérémonie occulte. On trouve même un héro fantôme de BD, « The Ghost Ranger », pour qui le Mexique est peuplé de morts. Et toujours ce maudit vent qui oblige à se battre au couteau, faute de pouvoir ajuster son révolver. Un vent qui porte les flèches de l’Archer Rouge, mythique rebelle aux blancs.

Cette terre du bout du monde n’est guère utilisée comme cadre par les scénaristes, mais elle semble l’écrin idéal pour les délires d’outre-tombe. Les géants de glace paraissent comme une folie destructrice, dont la blancheur de linceul rappelle Breccia, autre magicien de cette Amérique du Sud. Mine de rien, dans ces paysages qui s’étendent à perte de vue, l’action est d’une remarquable densité et font de cette Terre de Feu le territoire de la folie. Inutile de le dire: on aime beaucoup…

68 pages, 16 euros.

Chronique de Jean-Marc Lernould

6 mai 2008 - Aucun commentaire
Classé dans : Chroniques Tags: , , ,

Johanna à l’Escale du livre

 

  johanna.JPG


johannafuturo.jpgRencontre avec Johanna Schipper, alias Johanna, dans le cadre de l’Escale du Livre de Bordeaux.  La jeune femme, qui a fait ses classes à l’Ecole européenne supérieure de l’image d’Angoulême,  s’est fait un nom en tant qu’illustratrice, coloriste et auteur à part entière. Ses ouvrages ? La série « Les Phosphées » (Jeunesse Delcourt) et des récits plus intimistes tels que « Née quelque part » (Mirages Delcourt)  ou « Une par une » (Editions de l’An 2, sous le pseudonyme de Nina). « Nos âmes sauvages », paru en 2007 chez Futuropolis, a reçu le prix Artémisia 2008 (récompense attribuée  à un album scénarisé et/ou dessiné par une ou plusieurs femmes). Elle y livre son expérience du shamanisme, sa rencontre avec le peuple Shuar, y mêlant approche intime, reportage et vision ethnologique. Un ouvrage complexe, fort, extrêmement personnel. Johanna vit aujourd’hui à Bordeaux.

23 avril 2008 - Aucun commentaire
Classé dans : Dédicaces Tags: , ,

« Jeronimus », première partie, de Dabitch et Pendanx. Futuropolis.

jeronimus.jpgC’est un voyage au long cours que propose « Jeronimus », le dernier bijou de Dabitch et Pendanx, qui rééditent l’exploit de  Abdallahi. Car on voit encore beaucoup de pays, et de paysages somptueux. L’action se situe au XVII ème siècle. L’apothicaire de Haarlem, Jeronimus, voit son enfant mourir de la syphilis, sans trouver la provenance du mal. C’est le début de la déchéance pour ce libre-penseur, qui sent se resserrer l’étau religieux autour de lui et ses amis, tandis qu‘on le soupçonne d‘avoir tué son fils. Il lui faut se résoudre à l’exil, en abandonnant ses biens et sa femme, et il s’embarque à bord d’un navire de la puissante Compagnie des Indes Orientales, destination Batavia, un comptoir bien loin de la Hollande et au cœur du commerce très lucratif des épices. On progresse lentement à bord de ce bateau, coupé socialement en deux (l’élite se réserve le château de poupe) et sur lequel la tension monte au fil des jours, tandis que les conditions de vie s’y dégradent. Jeronimus l’hérétique va y entrevoir un rêve de puissance et accepter l’idée d’un non retour en arrière, tandis que la belle Lucretia attise la convoitise des principaux personnages.

Le dessin de Jean-Denis Pendanx - ou plutôt sa peinture - agrippe les pages et le regard par sa densité. On y sent sous ses doigts le relief de la gouache, d’une épaisseur démoniaque et merveilleuse. Paysages ou portraits sont traités d’une façon extraordinaire, tel cette ville qui blanchit sous la neige.

Christophe Dabitch a pour sa part superbement scénarisé cette histoire vraie du drame de ce bateau, le « Batavia », qui n’atteindra jamais Java. On pressent une fin tragique, mais il faudra attendre encore deux tomes pour dénouer le fil de cette intrigue métaphysique. A noter qu’un très bel ex-libris est offert avec la première édition.

80 pages, 17 euros.

Chronique de Jean-Marc Lernould

18 avril 2008 - 1 commentaire
Classé dans : Chroniques Tags: , ,

« Carlos Gardel », Tome 1 « la Voix de l’Argentine », de Munoz et Sampayo. Futuropolis.

2007 a déjà fini en beauté avec la réédition en deux volumes par Casterman de l’intégrale des aventures d’Alack Sinner, dans un moyen format tout à fait adéquat à leur mise en page (voir la chronique du premier livre sur ce même site).
carlos_gardel.jpg
2008 en repasse une couche, cette fois chez Futuropolis (décidément en pleine relance éditoriale et avec de très bons goûts à la clef). Le sujet immanquable pour les deux protagoniste: la biographie de Carlos Gardel, monument du tango argentin et davantage méritoire qu’Évita Perron pour ce qui est des héros de ce vaste pays.
Carlos Gardel avait déjà été le centre d’une bande dessinée magnifique, sous la plume de Juan Sasturain et le trait d’Alberto Breccia (lire le tome IV de « Perramus », publié par Glénat. Une histoire surréaliste où il s’agit de parcourir le monde à la recherche de son sourire, sa tombe ayant été profanée et ses dents dérobées. Ambiance…
Munoz et Sampayo, déjà accros de musique, toujours présente dans leurs BD, et qui se sont attaqués à une biographie non moins réussie de Billie Holiday (chez Casterman), ont opté choisi une autre option, celle d’une vraie bio matinée de leur crû: Une déclinaison de la vie du maître plutôt qu’une fidélité ennuyeuse […] « Nous n’avons pas cherché à démonter un mythe ni à en inventer un autre […] « Nous sommes partis du fait que personne ne connaît la vraie vie de Gardel », du moins pas dans le grand public non mélomane.

Rappel. Carlos Gardel, réputé né à Toulouse, aurait au moins pu voir le jour dans deux ville d’Uruguay, fin du XIXème siècle à trois ans d‘intervalle. Mystère. On n’est pas non plus sûr selon le auteurs qu’ils soit mort dans un accident d’avion à Medellin (Colombie) en 1935.
Il y a des évidences. Son lien affectif avec sa mère, quasiment exclusif à l’égard des autres femmes malgré son statut de « Voix de l’Argentine » et de sex symbol, son absence de scrupules à privilégier sa carrière en chantant autant pour les politiques de droite comme de gauche - et les malfrats -. Un homme à part qui a enregistré 700 titres et tourné huit films. Une légende qui se veut avant tout un artiste, sanctifié par tout un pays.

Contrairement à leur habitude Munoz et Sampayo multiplient les appels de notes, sans malheureusement traduire toutes les chansons inaccessibles aux non hispanisants. Mais le sens est bien là, qui fait dire à Gardel « Je suis une voix. Rien d’autre qu’une voix très commerciale ». C’est un accès de modestie que l’on suivra dans le second volume.

Et pour en finir avec Munoz et Sampayo n’oubliez pas un livre d’entretien paru dans la première quinzaine de janvier (pas encore eu le temps de le lire…) entre les deux auteurs, coachés par Goffredo Fofi.

- Intégrale Alack Sinner Tome 2, 334 pages, 18,96 euros (Casterman).

- Carlos Gardel, 57 pages, 13 euros (Futuropolis).

- Conversation avec Munoz et Sampayo, avec Goffredo Fofi.22, 80 euros (Casterman).

Chronique de Jean-Marc Lernould

4 février 2008 - Aucun commentaire
Classé dans : Chroniques Tags: , , ,

Nicolas Dumontheuil en audio

dumontheuil.jpg



Graphiste inclassable, amoureux des univers décalés, Nicolas Dumontheuil poursuit son bonhomme de chemin sans soucis du “qu’en dira-t-on”, s’imposant titre après titre comme un auteur précieux. Remarqué pour “Qui a tué l’idiot” ou “Le roi cassé” chez Casterman, il signe un nouveau titre chez Futuropolis. “Big Foot” est un western déjanté, démarquage d’un ouvrage de Richard Brautigan, “Le monstre des Hawkline”. Une adaptation libre d’un ouvrage déjà écrit “pour se marrer” par un auteur libertaire emblématique du mouvement hippie… Tout un programme. Nicolas Dumontheuil l’a conçue comme une trilogie. “Holly Dolly” en est le deuxième mouvement.

bigfoot2b.jpg« Big Foot » est librement inspiré du « Monstre des Hawkline », de Richard Brautigan. Pourquoi avoir choisi d’adapter cet ouvrage ?

http://www.sudouest.com/multimedia/DumontheuilR1.mp3
Quelle était votre envie ? Raconter une aventure l’époque ? Ou à l’instar d’un Christophe Blain (« Gus », éditions Dargaud), écrire un western décalé, en détourner les codes pour raconter une histoire contemporaine ?

http://www.sudouest.com/multimedia/DumontheuilR2.mp3

L’essentiel de votre bibliographie est chez Casterman. Il était plus facile de faire « Big Foot » chez Futuropolis ?

http://www.sudouest.com/multimedia/DumontheuilR3.mp3

Vous avez dû adapter votre technique au sujet ?

http://www.sudouest.com/multimedia/DumontheuilR4.mp3

“Holly Dolly”, deuxième tome de “Big Foot”, est sorti en octobre en librairie (Futuropolis). 80 pages, 15 euros.

Recueilli par Philippe Belhache

6 décembre 2007 - Aucun commentaire
Classé dans : Interview Tags: ,

David B. succède à Dabitch et Pendanx

chemins-noirs.jpgLe 4e Prix de la bande dessinée historique Chateau de Cheverny - Les rendez-vous de l’Histoire a été décerné à :

« Par les chemins noirs », de David B., paru aux éditions Futuropolis.

dans le cadre des 10èmes « Rendez-vous de l’histoire » de Blois, quis e déroulera du 18 au 21 octobre. Il succède à “Adallahi”, de Christophe Dabitch et Jean-Denis Pendanx, également paru aux éditions Futuropolis.

Le prix, doté de 3 000 euros, sera remis le 20 octobre à midi au Château de Blois. La cérémonie de remise de Prix sera précédée d’un Café littéraire : <« Fabrique de l’opinion ? Le rôle du dessin de presse et de la caricature », avec : Cabu, Jean-Christophe Ogier et Pascal Ory, débat animé par Philippe Bertrand, à la Halle aux Grain, et de l’inauguration de l’exposition : « Abdallahi » (Dabitch et Pendanx), lauréat 2006 du « Prix de la Bande dessinée historique Château de Cheverny – Les Rendez-vous de l’histoire » (Château de Blois).

  
Informations : www.rdv-histoire.com - téléphone : 02 54 56 13 53
 

Le jury :
 
Président : Pascal ORY
Membres : Danièle ALEXANDRE-BIDON, Thierry CRÉPIN-LEBLOND, Christophe DABITCH, Sylvain GACHE, LAX, Jean-Denis PENDANX, Gilles RATIER, François RIGHI, Pierre SERNA, Claire SOTINEL, Laurent WIRTH

Albums nominés (par ordre alphabétique d’auteurs) :

Catel et Bocquet, Kiki de Montparnasse, Casterman
Christophe Chabouté, Henri Désiré Landru, Vents d’Ouest
Dufaux et Delaby, Murena, Dargaud
Jacques Ferrandez, Carnets d’Orient. Dernière demeure, Casterman
Kris et Etienne Davodeau, Un homme est mort, Futuropolis
Didier Tronchet et Frédéric Richaud, Le peuple des endormis, Dupuis

25 septembre 2007 - Aucun commentaire
Classé dans : Actualités Tags: , , ,

« La ligne de fuite », de Christophe Dabitch et Benjamin Flao. Futuropolis.

ligne-fuite.jpg« La Lunette » ? De cette revue bordelaise d’investigation graphique, Christophe Dabitch est sorti nanti de solides amitiés et d’une féroce envie de bande dessinée. En deux temps, trois albums, le journaliste s’est mué en scénariste de talent, engrangeant le succès critique, les récompenses et une belle rencontre avec le public. « Abdallahi » n’a pas terminé sa carrière, que paraît déjà « La ligne de fuite », très bel album illustré par Benjamin Flao. Une variation autour du mythe Rimbaud.
   
Quel homme a été Arthur Rimbaud ? Dabitch ne répond pas, laisse parler l’époque, surprend ses personnages en flagrant délit d’idolâtrie. Nous sommes en 1888. Rimbaud a cessé d’écrire. Il a disparu quelque part en Afrique, esquissant malgré lui les contours de sa propre légende. Il s’est tu. Et pour ses admirateurs, ce silence se fait assourdissant. Verlaine distille au compte-gouttes les quelques inédits en sa possession. Le « Décadent », dirigé par Anatole Baju, publie des faux.. « Découvrir cette histoire a été un déclencheur pour moi, confesse Christophe Dabitch. Je cherchais comment aborder le mythe de Rimbaud. Mais le personnage m’intéressait moins que toute cette imagerie dont on fait commerce autour de lui. » Rimbaud éblouit, il envoûte. Cette fascination mène Adrien, auteur des faux Rimbaud, sur les traces de son modèle, avec Baju à ses basques. Une fuite en avant, une véritable quête initiatique.
 
Baju, « l’éléphantaisiste », a réellement existé. Adrien, lui, est sorti de l’imagination du scénariste. Le jeune homme incarne ces poètes à l’art paralysé, transis, fascinés par la mythologie rimbaldienne. « Il avance par à-coups vers son but. Mais il y a pour lui plus à apprendre au voyage que du but lui-même. » Sur cette base, Dabitch construit un récit en liberté, suivant sur quelque cent pages les pérégrinations d’Adrien, de Charleville à Aden en passant par Marseille. Une trame envahie par le verbe de Rimbaud, omniprésent jusqu’à envahir la case. Pour sa première bande dessinée, Benjamin Flao illumine cette ligne de fuite de son trait sensible, privilégiant l’esquisse et le crayonné propre aux carnets de route, ancrant l’album dans un imaginaire qui lui est cher, celui du voyage. Il donne à « La ligne de fuite » cette énergie particulière qui en fait l’un des albums clefs de la rentrée.
 
120 pages (dont un dossier de 10 pages), 19 euros
 
Chronique de Philippe Belhache
  

N.B. : Le diptyque « Abdallahi », de Christophe Dabitch et Jean-Denis Pendanx (Futuropolis), a été primé en 2006 aux Rendez-vous de l’histoire de Blois. Une exposition est organisée par l’association BDBoum du 8 octobre au 2 décembre dans la salle des Etats Généraux du château de Blois, dans le cadre de l’édition 2007.


 

25 septembre 2007 - Aucun commentaire
Classé dans : Chroniques Tags: , ,

Nicolas Dumontheuil

dumontheuil.JPG  
 






Souvenir d’un sympathique entretien avec Nicolas Dumontheuil, dans les travées du festival “Bulles en Hauts de Garonne” à Cenon, en Gironde. La “deuxième balade” de son réjouissant western parodique, “Big Foot”, doit paraître début octobre, aux éditions Futuropolis. 
  
  
big1.jpg big2.jpg

19 septembre 2007 - Aucun commentaire
Classé dans : Dédicaces Tags: ,

« Roudoudou blues », de Marion Laurent (dessin) et Arnaud Le Roux (scénario). Futuropolis.

roudoudou.jpgSamuel est le fils unique d’un couple d’acteurs de théâtre et sa vie nomade en coulisses lui laisse peu le loisir de se faire des amis, excepté Roudoudou, une ours en peluche que son père lui a offert à sa naissance. Seul compagnon du gamin de 8 ans, le nounours se révèle fort bavard et moraliste, allant jusqu’à dicter la conduite de son maître. Une sorte de Jiminy Criquet, petite voix intérieure de Pinochio.

Et l’enfant navigue dans ce décor de théâtre, seul malgré l’arrivée d’Estelle, la fille d’une comédienne nouvelle venue. En filigrane on suit les difficultés d’écriture du père, celles de la troupe qui s? ?effiloche, du couple qui bat de l’aile.

Samuel devient adolescent, puis adulte, puis vieil auteur à succès, le tout sans se départir de la fameuse peluche qui le critique inexorablement au cours d’une vie dramatique.

Le dessin semble crayonné, coloré par Unter dans des tons pastels. Il s’agit du second album des deux auteurs, après « Entre deux averses » chez le même éditeur.

78 pages, 15 euros.

Chronique de Jean Marc Lernould.

14 septembre 2007 - Aucun commentaire
Classé dans : Chroniques Tags:
Fermer
Envoyer à l'email