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« Tucano », T9 Chinaman par TaDuc et Serge Le Tendre (Repèrages Dupuis) et « Stark sous toutes les coutures », T51 Les Tuniques Bleues, par Willy Lambil et Raoul Cauvin (Dupuis).

tucano9.jpgDeux westerns pour le prix d’un ce mois-ci chez Dupuis qui s’adressent à deux publics différents : le méconnu Chinaman et les sur-médiatisés Tuniques Bleues. Le dernier (façon de parler, car on n’arrêtera pas de sitôt le duo Cauvin – Lambil) Tuniques Bleues, le tome 51 donc, nous entraîne sur les pas d’un Capitaine Stark un peu à côté de la plaque. Raoul Cauvin a eu une hallucination et transforme le fantasque Stark, roi de la charge et de la sauvagerie, en un adorable tailleur pour hommes !

stark.jpgIl faut le lire pour le croire, et, à notre âge, on n’y croit pas trop, surtout que le scénario n’a rien d’ébouriffant ; l’action, entre deux scènes de coutures et trois charges, est même un peu trop molle à notre goût. Reste le dessin simple et efficace de Lambil, le même qu’à l’époque bénie (et bien révolue) du « David » ou de « Blue Retro ». Plus intéressante est la saga de John Chinaman, un Chinois plongé dans les Etats-Unis du XIXe siècle. Ici, le héros aux yeux bridés n’est pas blanchisseur, mais un tranquille convoyeur. Cet ancien garde du corps condamné à l’exil essaie aussi de se faire une place dans le monde des Blancs, qui ne sont pas toujours très sympas avec celui qu’ils appellent le « chinetoque ». « Tucano », le T9 de la série initiée il y a dix ans par le duo TaDuc (Français d’origine Vietnamienne) - Le Tendre (s’il ne fallait en relire qu’un, l’excellent « Mister George »), est une conclusion très distrayante (surtout dans les scènes de règlements de compte finales) du premier diptyque de la série. « Chinaman » est sans doute à un tournant, puisque plusieurs personnages secondaires sont apparus dans ces deux derniers tomes et pourraient donc continuer aux côtés du héros. A suivre dans les prochaines histoires de cette saga qu’il faudrait plutôt rapprocher de feu « Comanche » plutôt que « Blueberry ».

Tuniques Bleues, 48 pages, 8,5 euros
Chinaman, 48 pages, 9,8 euros

Chronique de Christophe Berliocchi

2 octobre 2007 - Aucun commentaire
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“La Traque”, Les Tuniques Bleues 50, par Lambil et Cauvin, Dupuis.

Ca y est : les Tuniques Bleues sont parvenues au numéro 50 !  En un peu plus de 30 ans, soit six fois plus que la durée de la guerre de Sécession, cadre des aventures humoristiques du sergent Chesterfield et de son acolyte Blutch, Lambil et Cauvin ont construit une série à succès très populaire et qui, surtout a su renouveler son lectorat au fil des ans. Aujourd’hui, le coeur de cible des Tuniques Bleues se situe entre 8 et 12 ans. Ce qu’il ne faut jamais perdre de vue au moment de passer le dernier album à la moulinette. Il est loin le temps des années phares, des cultissimes "Outlaw", "La prison de Robertsonville", "Blue retro", "Le David" et des très bons albums du milieu des années 1980, savourés aussi bien par petits et grands. Les accros du début ont bien évidemment grandi mais achètent toujours le dernier "Tuniques" en EO pour compléter la série. Les Tuniques, ce sont tout de même 15 millions d’albums vendus en 34 ans de carrière, un vente du fond de 6000 exemplaires en moyenne par an et par titre. "La traque" a été tiré à 185 000 exemplaires. Excusez du peu. Malgré des histoires récentes moins solides, à l’instar d’une autre série populaire et prolifique (Ric Hochet), citons "Requiem pour un Bleu" (46) ou "Arabesque" (48), le succès de la série reste indéniable. "La Traque" est, après lecture, une belle surprise. Les auteurs ont soigné ce numéro 50. Et rappelé un personnage incontournable de la série, Cancrelat, le gardien de "la Prison de Robertsonville", sans doute le meilleur album des Tuniques. Le scénario, basé sur un fait historique (de nombreux soldats effrayés ont fui le combat bientôt suivis par leurs officiers) donne à Raoul Cauvin l’occasion d’aligner des gags qui font mouche lorsque nos deux héros sont chargés de ramener les déserteurs au camp de base ou se retrouvent embarqués dans l’armée sudiste. Le dessin de Willy Lambil reste, lui, inégalable, notamment pour les chevaux et les scènes de batailles. Au final, "La traque" est un bon cru. Avec du rire, de l’action, des scènes cocasses où les lois de la guerre en prennent, encore et toujours, pour leur grade. A noter la sortie d’un coffret de luxe (avec un jeu de cartes et un livret de 32 pages), tiré à 10 000 exemplaires, à ne pas manquer pour les collectionneurs. 

Chronique de Christophe Berliocchi

14 septembre 2006 - Aucun commentaire
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