logo

« L’Agence », tome 3 « Dossier Machu Picchu », de Jean-Claude et Agnès Bartoll (scénario) et Thomas Legrain (dessin). Casterman.

machu_picchu.jpgLes Arcachonnais Bartoll, mari et femme, étaient présents au récent salon de Floirac. Très prolixes, ils présentaient notamment leur dernier tome de la série « L’Agence », dont chaque volume peut se lire de façon indépendante. Ancien grand reporter pour la TV, Jean-Claude, avec son épouse Agnès, photographe de formation, ont écumé les continents et avouent une prédilection pour les scénarios dévoués à l’action (voir les séries « Insiders », « Mékong » ou encore « le Terroriste » par exemple).

Le « Dossier Machu Picchu ne déroge pas à cette règle, mettant en scène une équipe d’archéologues, dont le docteur Bernstein, une jeune femme qui par chance découvre une lettre du XVI ème siècle écrite par un conquistador avec son sang, et qui révèle l’emplacement de la tombe et du trésor du grand Inca Atahualpa. Un rêve vite troublé par les convoitises d’un amateur d’art dénué de tout scrupule. Malgré la volonté de proposer un one-shot on peut parier que ce bras de fer se poursuivra dans un autre album.
Saluons le dessin de Thomas Legrain, très réaliste et peaufiné (ce sont ses véritables débuts en BD), bien servi par les couleurs de Gaëlle Tejan-Cole. Les Bartoll avouent d’ailleurs un grand éclectisme dans le choix de leurs collaborateurs, proposés par les éditeurs ou rencontrés sur des salons, voire repérés sur Internet (comme quoi les blogs ne sont pas qu’anecdotiques).

Au total, le « Dossier Machu Picchu » permet de passer un bon moment de lecture.

48 pages, 9,80 euros.

Chronique de Jean-Marc Lernould

23 avril 2008 - Aucun commentaire
Classé dans : Chroniques Tags: , ,

« La candidate », Mortelle Riviera 1, de Agnès et Jean-Claude Bartoll, et Thomas Legrain.

Il y a-t-il un style Bartoll ? Avec « Insiders », Jean-Claude Bartoll a gagné une large audience, succès public qui encourage par ailleurs ses éditeurs successifs à apposer le même macaron marketing sur l’ensemble de sa production. Laquelle production va croissant, avec le soutien de son épouse Agnès, comme lui journaliste. Quatre nouvelles séries voient le jour en 2005 : Mékong, Mortelle Riviera, L’agence, TerraNostra.Org. Avec une ligne de conduite qui peut tenir en un mot : efficacité. « La candidate », premier tome de la trilogie « Mortelle riviera », n’échappe pas à ce précepte. Une couverture choc, un titre qui ne l’est pas moins, une trame de fiction qui puise son inspiration dans l’un des plus célèbres faits-divers des années 90, l’assassinat de la députée française Yann Piat Les Bartoll vont à l’essentiel, travaillant une trame balisée en faisant progresser leur personnage principal - une jeune avocate idéaliste qui veut nettoyer sa ville natale d’une pègre installée par son propre père - littéralement au pas de charge. Le corollaire ? Un univers manichéen, peuplés de « méchants » monolithiques, des seconds rôles manquant de consistance, une narration parfois elliptique. Les auteurs compensent par une base de documentation solide - même s’ils se prennent les pieds dans le tapis sur le cumul des mandats - mais le lecteur reste parfois sur sa faim. Il en est de même sur le plan graphique. Le jeune dessinateur belge Thomas Legrain rend là une copie propre. Il peine cependant à apposer à ce premier album une touche qui lui serait personnelle. Bref, le cahier des charges est rempli, mais le produit manque un peu d’âme. Il devrait néanmoins trouver rapidement son public.

« La candidate », Mortelle Riviera 1, de Agnès et Jean-Claude Bartoll, et Thomas Legrain. Glénat.

16 mai 2006 - Aucun commentaire
Classé dans : Chroniques Tags: , ,
Fermer
Envoyer à l'email