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« L’Héritage d’Émilie », tome 5 « l’Arcane », de Florence Magnin. Dargaud.

heritage_emilie_5.jpgCela devait arriver, les portes du manoir irlandais viennent définitivement de se fermer, au bout de cinq volumes admirablement maîtrisés de A à Z par Florence Magnin, scénariste, dessinatrice et coloriste. Une performance pour cette illustratrice (elle a orné quelques couvertures de Présence du Futur, chez Denoël), et un sans faute pour ce qui est sa réelle première série personnelle.

Émilie, danseuse parisienne, a donc hérité d’un étrange domaine où vit une petite communauté de personnes, incapables de quitter les lieux, ce qui n’est pas sans rappeler « Malpertuis » de Jean Ray, le livre fantastique par excellence. Mais la demoiselle va aller de surprises en surprises, croisant une bande de romanichels qui sont en fait les gardiens de passages vers d’autres mondes ou autres temps. On rencontre également un petit peuple d’elfes, une imposante Arcane sensée tirer les ficelles de l’avenir, un labyrinthe du temps…

Hormis ce scénario complexe mais attachant, il est évident que le plaisir de dessiner - et d’appliquer ces couleurs si particulières - de Florence Magnin font vraiment craquer.
Ce dernier volume offre de surcroît quelques dessins de bonus en fin d’ouvrage. Vivement une expo de planches originales, pour en prendre réellement plein les mirettes.

68 pages, 13 euros.

Chronique de Jean-Marc Lernould

16 juillet 2008 - Aucun commentaire
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“L’Héritage d’Emilie”, tome 4 “le Rêveur”, de Florence Magnin. Dargaud.

Florence Magnin sait tout faire et avec brio : scénario, dessin, couleurs Le quatrième tome de la saga d’Emilie le prouve encore avec de surcroît un degré supplémentaire franchi dans la maîtrise de la plume et du pinceau. L’imagination de l’auteur lui permet de créer de multiples mondes reliés par de mystérieuses portes : classique mais efficace pour représenter des décors très différents, aussi beaux que variés. On remarquera que la dame prend un soin particulier à dessiner des végétations luxuriantes qui cachent parfois des fruits étranges et qu’elle prend un malin plaisir à exploser les cadres, faisant valser des petites vignettes dans des décors qui s’alanguissent sur des double pages ou en réservant une planche entière à un seul et magnifique dessin (ce n’est pas pour rien que Florence Magnin a dessiné des couvertures de livres de SF ou fantastiques): une alternance intelligente qui dynamise le récit.

La trame se dévoile doucement mais pas trop dans " le Rêveur ". Il ne reste plus qu’un tome à venir pour savoir le fin de mot de l’histoire.

Chronique de Jean-Marc Lernould

7 juillet 2006 - Aucun commentaire
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