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« Carla & Carlito (ou La vie de château) », de Philippe Cohen, Richard Malka & Riss. Coédition 12Bis-Fayard.

carlito.jpgCohen, Malka et Riss remettent ça. Le premier est journaliste d’investigation, ancien rédacteur en chef de Marianne 2 sur le net ; le second est scénariste mais aussi avocat, connu pour son engagement aux côtés de Charlie Hebdo ; le troisième officie dans les pages du même Charlie Hebdo… Ces trois personnages familiers des arcanes du monde politique avaient frappé un grand coup avec « La farce karchée de Sarkozy » avant les élections, immédiatement suivi de « Sarko 1er », aux éditions Vents d’Ouest. Ils ont aujourd’hui rejoint les éditions 12Bis – créées par deux transfuges du groupe Glénat, auquel appartient Vents d’Ouest – avec un nouveau pamphlet, suite « directe » de cette entreprise de déconstruction du personnage Sarkozy. « Carla & Carlito », c’est du lourd, un pilonnage en règle des politiques au pouvoir, réalisé par des orfèvres en la matière. L’action est située en 2011, à l’orée des prochaines élections présidentielles. D’anciens opposants mais aussi proches de Nicolas « Carlito » Sarkozy se retrouvent ainsi dans les locaux de l’Institut Bigard (anciennement Curie) puis rue de Solférino pour évoquer le personnage. Les pro-Sarko feront le détour pour éviter le coup de sang. Les autres se régaleront.

64 pages. 12 euros.

Chronique de Philippe Belhache

7 novembre 2008 - Aucun commentaire
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« La Face karchée de Sarkozy », tome 2 « Sarko premier », de Philippe Cohen, Richard Malka et Riss. Publié par le tandem Vents d’Ouest et Fayard.

karchee2.jpgJubilons. Cette suite de Sarkoland est à la hauteur du premier tome : à mourir de rire, bien dessinée et extrêmement documentée avec les notes et sources des auteurs en fin de volume. Si le premier tome décrivait l’irrésistible ascension politique de Sarko (un schéma que l’on pourrait appliquer à plus d’un candidat) on assiste ici à la campagne électorale vécue sur le vif.

« Ils viennent de loin, ils sont étranges, ils ont tous le même objectif. Pour les reconnaître n’oubliez jamais leur signe distinctif… » préviennent d’entrée les auteurs. Exemple: « José Bové: sous des airs débonnaires, cette espèce se montre parfois violente. Il respire par un appendice camouflé sous forme de pipe ». Car Sarkozy n’est pas le seul à être égratigné dans ce pamphlet. A commencer par son staff de conseillers, à peu près aussi efficace que celui du PS mais le défilé des « petits » candidats devant des ouvriers en grève est redoutable, au point que les « travailleurs » se demandent « C ‘est bizarre, j’ai l’impression qu’ils nous prennent pour des ânes? Pour qui tu votes, toi? » et l’autre de répondre « Bayrou ou Le Pen, pour foutre la merde! »

Chirac en ANPE chargé de recasé ses ministres sur le départ, le fantôme de Cécilia et les USA en prennent pour leur grade: Bush demande: « Vous croyez que ce Sarkozy pourrait nous être plus favorable? » « Il est davantage pro-américain et pro-business que Madame Royal, sans parler de cet enfoiré de Chirac… Mais avec ces Français on n’est jamais sûr de rien! » rétorque Condoleezza Rice.

La BD enquête continue…

40 pages, 9,40 euros

Chronique de Jean-Marc Lernould

17 août 2007 - Aucun commentaire
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“L’ordre de Cicéron”, tome 2 “Mis en examen”, de Gillon et Malka. Glénat.

Glénat aime décidément les histoires de gros sous en tout bien tout honneur. Dans le tome 2 de " L’Ordre de Cicéron ", présenté comme un " grand thriller juridico-financier " se trouve une pub pour " Secrets bancaires " de Richelle et Wach. Mais revenons à notre Cicéron, une série titrée ainsi pour rendre hommage " au plus éloquent des orateurs romains ".

Malgré une intrigue complexe le tome 2 peut se lire sans avoir défloré le premier volume bien que dans les deux albums plusieurs générations des familles d’avocats Steiner et De Veyrac s’affrontent. Mais oublié le décor du Paris de la Deuxième Guerre Mondiale, c’est la capitale de la fin du vingtième siècle qui sert de fond d’écran justement à des trafics de fonds via des sociétés écran. Plus simplement le cabinet américain de Nathan Steiner entend racheter celui du Français Benjamin De Veyrac pour venger sa famille. Il utilisera pour cela et en guise de taupe une demoiselle très ambitieuse et parfois très dénudée tandis que la juge Veron qui rêve la nuit de blanchiment d’argent - et de gros titres dans les journaux - va emmener tout ce beau monde devant le tribunal.

Bref on bouffe du code pénal mais heureusement le scénariste Richard Malka est lui-même avocat de " Charlie Hebdo ", le journal satirique français qui n’a pas perdu beaucoup des nombreux procès qu’on lui a intenté (dernier exemple en date, il a pu publier impunément les caricatures de Mahomet) ce qui prouve l’habilité du monsieur. " Mis en examen " est ainsi truffé d’appels de note très techniques en matière de législation, qu’on peut lire ou pas selon le temps que l’on veut passer sur la BD.

Quand à Gillon, son dessin à beau paraître classique (tout comme les cadrages) il reste efficace, bien que les couleurs verdâtres d’Hubert utilisées pour des retours au passé se distinguent parfois mal de celles de l’action présente. Au total une BD très honorable dont on attend le troisième tome.

Chronique de Jean-Marc Lernould

20 avril 2006 - Aucun commentaire
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