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On est tous des Peter Parker

comics.jpgCOMICS. Spiderman, Iron Man, Batman et leurs copains attirent des fans de tous âges. Un succès porté par la vague cinéma des films de super-héros
 
Nicolas ne décroche pas le regard des étagères de Panini Comics où Spiderman côtoie Batman et les X-Men. Nicolas n’a rien d’un ado boutonneux. Cet employé de banque frise la quarantaine. Il fait partie de ce que l’on appelle la génération ” geek ” : il ne crache pas de temps en temps sur une petite partie de Playstation et il est capable de réciter par c?ur quelques dialogues de Starwars, ” surtout la série originelle “.
” J’ai grandi avec Spiderman et les X-Men dans ”Strange”. J’en suis toujours fan “. Une sorte de madeleine de Proust pour des milliers de lecteurs qui s’identifiaient à Peter Parker, ce jeune binoclard introverti qui, par la grâce d’un insecte, se trouve doté de pouvoirs hors du commun et se met à combattre le crime. Tous les fans de Spiderman ont un jour rêvé d’être piqué par une araignée radioactive?
Plus de quarante ans après les premiers épisodes dessinés de l’homme-araignée, les héros Marvel ont retrouvé une nouvelle jeunesse. Grâce au cinéma qui a relancé la machine avec une série de blockbusters autour de Spidey (le petit nom de l’homme-araignée), des X-Men, les mutants de l’école du professeur Xavier, et des Quatre Fantastiques, la famille d’irradiés cosmiques.
 
 
Manga. ” Le cinéma a changé la donne, raconte Sébastien Dallain, directeur des éditions Panini. Clairement, les films ont fait doubler nos ventes “. En 1997, le groupe Panini a la bonne idée d’éditer les aventures françaises des héros Marvel. Mais aussi ceux de la maison voisine, DC Comics (Superman, Batman). ” On a démarré notre aventure en 1997 avec 120 publications par an. Aujourd’hui, nous en sommes à 650 publications par an “. Le groupe s’est élargi, éditant, dès 2001, un florilège de mangas en VF, comme ” Cat’s Eye “.
Panini Comics a surtout pris rapidement conscience de la variété de son lectorat. ” Depuis 2000, nous sommes présents en librairie. On a voulu créer de beaux ouvrages de collection pour toute la génération qui a grandi avec ”Strange” “. Et pour les plus jeunes, Panini Comics a conçu un magazine ” Spiderman et ses amis ” à lire dès 3 ans. ” On a mis au point ce magazine en Grande-Bretagne avec une équipe de spécialistes de l’enseignement. Ça a tout de suite été un gros succès “. Convertis à l’homme-araignée, les enfants peuvent ensuite bifurquer, dès 6 ans, sur ” Spiderman magazine “.
Avec deux nouvelles sorties ciné en 2008 (” Iron man ” et ” Hulk 2) “, l’univers Marvel semble avoir de beaux jours devant lui. Surtout en France, second pays consommateur de comics au monde derrière les USA.

  
Dédicaces au stand panini Comics (monde des bulles) avec Adi Granov, Gabriele Dell’Otto, Philippe Briones, Chris Claremont (un des pères des X-Men) et Lee Hyon-Sook.
 
Article de Bertrand Ruiz

27 janvier 2008 - Aucun commentaire
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« 28 jours plus tard, le contrecoup », adaptation par Steve Niles du film de Danny Boyle. Panini Comics.

28_jours_plus_tard.jpgLe film de Danny Boyle était interdit aux moins de seize ans, ce qui explique la (petite) mention affichée par Panini Comics sur la couverture: « pour lecteur averti ». Mais un lecteur averti en vaut deux et les amateurs de gore vont s’en mettre plein la panse.

Suite à un virus mal contrôlé et à la libération d’un singe cobaye par un commando pro animalier, c’est Londres qui bascule dans le cauchemar, façon zombies incontrôlables (à moins d’une balle dans la tronche). Donc on ne recommandera pas cet ouvrage aux petits bambins pour ne pas les traumatiser.

Les plus grands qui sont vaccinés contre les morts vivants agressifs peuvent donc feuilleter cette adaptation scénarisée par Steve Niles (le scénario original du film est dû à la plume d’Alex Garlan). Niles s’est entouré d’une équipe de dessinateurs qui officient en fonction de la propagation du mal: Denis Calero, Diego Olmos, Ken Branch, Nat Jones. Un éclectisme qui ne nuit pas à la cohérence du livre dont les chapitres vont du développement à la quarantaine en passant par l’extermination (l‘album doit aussi faire le lien entre le premier film et sa suite, « 28 semaines plus tard« ). Bref, c’est du hard, mais bien ficelé. Rien à voir avec « la Petite maison dans la prairie »…

112 pages, 15,50 euros.

Chronique de Jean-Marc Lernould

5 janvier 2008 - Aucun commentaire
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