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« La Tour sombre », tome 1. D’après Stephen King, scénario de Peter David, dessin de Jae Lee et Richard Isanove. Fusion Comics.

tour_sombre.jpgLa réunion de Soleil et Panini a débouché sur le label Fusion Comics, lequel vient de tirer l’une de ses plus grosse cartouche avec une trilogie dont le premier tome vient de paraître. Le projectile se dénomme « la Tour sombre », adapté de l’œuvre fleuve du romancier Stephen King, qui est d’ailleurs le directeur créatif et exécutif de la BD: on sait que le bonhomme n’aime pas trop que l’on triture sa progéniture… Il a néanmoins fallu aménager cette saga du « Pistolero », entamée en 1970 et achevée en 2005, rassemblant sept livres et 4000 pages.

La BD s’ouvre sur la jeunesse de Roland, le fameux  pistolero en quête d’une mystérieuse Tour sombre, dans un univers mi western/mi héroïc fantasy. Une « créature au service de ce que vous appelleriez destin », qui apparaît comme un chasseur à la poursuite d’une proie, dans la poussière d’un désert brûlant. Flash-back: l’histoire se poursuit dans la baronnie de Gilead, avec l’initiation de l’adolescent Roland qui gagne ses premiers galons, son premier colt. Il aura sur son chemin notamment le magicien Marten Largecape, assez maléfique sur les bords.

Avec des auteurs comme le scénariste Peter David (« Hulk-Futur » ) et le dessinateur Jae Lee (« Fantastic Four »), le style reste indéniablement celui des comics, avec alternance de cadrages ultra plats et de pleines planches, le tout sous une forme hyper réaliste, avec choc des couleurs et abondance de contre-jour.

Connaissant le « King », on se doute que le cheminement est complexe, et un topo assorti de cartes en fin de livre permet de débroussailler le terrain, en se gardant de tout défricher. L’Entre-Deux Monde y est décrit comme post apocalyptique, un univers où on entre et sort par d’énigmatiques portails qui encerclent la Tour Sombre. Et comme l’épopée de Tolkien, Stephen King a lui aussi créé son monde imaginaire et magique, avec pléthore de détails. Mieux prendre son temps pour en parcourir les méandres.

92 pages, 14,95 euros.

Chronique de Jean-Marc Lernould

« La XIème plaie », tome 1, « Et les eaux du fleuve se changèrent en sang », de Tackian et Urgell. Soleil.

xiplaie.jpgQuelle cette onzième plaie qui, en 2008, prend la relève des dix fléaux qui s’abattirent sur l’Égypte du temps de Moïse? D’où viennent ces sacs d’ossements humains et animaux découverts au fond de la Seine? De Londres à Paris les cadavres s’amoncellent, sans compter une porte qui s’entrouvre sur un enfer rougeoyant.

La profileuse Michèle, talentueuse au point qu’on lui donnerait des qualités de médium, va enquêter et s’enfoncer dans un monde d’horreur. A tel point qu’on peut déconseiller l’album aux âmes sensibles malgré un talent indéniable de Tackian, très à l’aise dans le gore, tout comme son collègue dessinateur Joan Urgell, le tout complété par les couleurs saignantes de Mambba. Décidément la collection Terres Secrètes (dirigée par Nicolas Tackian himself) s’ouvre sur des univers glauques, mais passionnants.

48 pages, 12,90 euros.

Chronique de Jean-Marc Lernould

10 mars 2008 - Aucun commentaire
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« Corpus Hermeticum », tome 3 « les Larmes du désert », de Missoffe et Fino. Soleil.

corpus_3.jpgCréée et dirigée par Jean Wacquet et Nicolas Tackian, la collection Terres Secrètes (« Caïn », « la XI ème plaie », une nouveauté dont nous reparlerons) se poursuit avec la parution du troisième tome de « Corpus Hermeticum ».

On commence à connaître le principe: il s’agit d’une série ésotérique () dont chaque volume est confiée à deux auteurs différents. Après les couples Tackian/Brion et Gonzalbo/Palma, ce sont Mathieu Missoffe (scénario) et Serge Fino (dessin) qui s’y collent, avec l’aide de Nathalie Arilla aux couleurs.

Ici, il ne s’agit pas de mettre la main sur une sourate inédite du coran ou sur le tombeau du Christ, mais d’accéder à une mystérieuse cité située hors du monde, dans des limbes dangereux peuplés de dieux et de créatures que ne renierait pas Lovecraft et décrite dans un livre mythique, le « Corpus Hermeticum ». Bref, ça sent le retour des Grands Anciens à la Chtulu, incantations à l’appui, sans pour autant que cette épopée fantastique soit déplaisante.

Si le premier tome se déroulait dans le grand Nord russe de 2003, puis le second en 121 après J.C., la dernière mouture a pour cadre la guerre du désert en 1942. Mais qu’on les nomme hommes transparents, Pictes ou djinns, ceux qui viennent de l’autre côté restent toujours aussi terrifiants pour l’homo sapiens ordinaire. Et malheur à qui veut franchir la porte vers cet autre monde maléfique. Malgré cette absence de chronologie l’ensemble est cohérent et le troisième volume ne détonne pas, avec pour point commun une narration dynamique.

48 pages, 12,90 euros.

Chronique de Jean-Marc Lernould

6 mars 2008 - Aucun commentaire
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« Les débuts de Jésus », En plein dans le mythe 1, de Bast et Matyo. Soleil.

pleinmythe.jpgQuelques semaines à peine après « Bordeaux, les Historiettes » (Sangam), Bast et Matyo reviennent sur le devant de la scène en prenant pied dans la maison Soleil. Ces deux échappés du Cycliste, éditeur chez qui ils avaient signé « Le gardien de la tour » et « Le gardien du zoo », ont pris l’habitude de travailler sur une idée de base, à la fois intellectuelle et graphique, et de broder à l’envi sur le thème. Le principe de « En plein dans le mythe » ? Chaque grand personnage de l’Histoire a vu un jour son destin basculer sur une scène bien précise. Les deux facétieux Bordelais ont imaginé qu’ils ne s’y étaient sans doute pas pris comme il faut du premier coup… et s’attachent à détailler les essais foirés. « Un peu comme si nous étions en face d’un film dont nous aurions retrouvé les rushes », expliquaient-ils récemment. Leurs premières victimes : Jésus faisant se lever le paralytique, Moïse tentant de séparer les eaux de la Mer Rouge, Roméo en bas du balcon de Juliette, Arthur tentant de tirer Excalibur du rocher. La structure est constante : une page d’introduction à la structure classique et pas moins de sept pages mosaïquées – onze pour Jésus – reprenant la scène clef sous divers angles, jouant sur le comique de répétition. Peut-être même trop. Tout l’humour des deux bonhommes s’y retrouve, mais cette l’accumulation – de 56 à 88 variations sur le même thème ! - demande un effort de lecture qui peut lasser. Paradoxalement, elle permet de reprendre régulièrement l’album en main pour y trouver de nouvelles choses. Un essai intéressant, à transformer comme de juste, avec cet espoir de ne pas voir l’idée de base devenir un simple tic de narration.


40 pages. 9,45 euros.
 

Chronique de Philippe Belhache
  

10 février 2008 - 1 commentaire
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« Paroles de Verdun », d’après l’ouvrage de Jean-Pierre Guéno. Collectifs de dessinateurs. Soleil.

paroles_de_verdun.jpgAprès « Paroles de poilus » les Editions Soleil persévèrent en adaptant « Paroles de Verdun » du même auteur Jean-Pierre Guéno qui a publié son ouvrage initial chez Perrin. Le premier essai était déjà très bon, celui-là le dépasse en excellence malgré l’horreur décrite au fil des pages.

Guéno a repris des lettres de poilus illustres ou inconnus, des extraits de textes de Charles Péguy ou de Jean Giono pour cet atroce « jeu du pas de l’oie ».

Verdun, 21 février 1916 - 18 décembre 1916 est un lieu et une période particulière sur lesquels s’est focalisée l’auteur et qui restent marqués dans les mémoires dès que l’on évoque « la Grande guerre ». Ce n’est pourtant pas ici que les poilus français connurent leurs plus grandes pertes (le mois d’août 1914 fut autrement plus meurtrier) mais des circonstances extrêmes ont laissé des traces indélébiles dans les mémoires. D’abord parce que les deux camps se sont battus comme des enragés dans un mouchoir de poche de 100 km², ensuite parce que comme le remarque Jean-Pierre Guéno « les Français estiment avoir gagné la bataille simplement parce qu’ils ont raccompagné les Allemands à leur point de départ… du 21 février de la même année. Dix mois de combat pour un résultat nul. Au final l’excursion sanglante a coûté 306 000 morts dans les deux camps ». Ajoutons-y l’imprévoyance de Joffre et l’incapacité des officiers du haut état major (qui ont désarmé le secteur, certains qu’il ne serait pas une cible) et le sacrifice de ceux qui comme Emile-Cyprien Driant ont averti sans être écoutés ou l’exécution sommaire du lieutenant Herduin pour « abandon de poste », c’est-à-dire pour s’être replié avec ce qui lui restait d’hommes, après avoir subi 80% de pertes.

Les phrases sont terribles, mises en images par des pointures comme Christian Rossi, François Boucq, Rabaté, David B., Bézian, Chabouté, etc. Soit 18 dessinateurs, plus Thierry Martin qui illustre chaque chapitre. Il leur a fallu beaucoup de talent pour représenter, chacun dans son style, une boucherie capitaliste, tant les mots des témoins sont pesés et ciselés dans cet enfer. Plus jamais ça disaient-ils.

115 pages, 14,95 euros.

Chronique de Jean-Marc Lernould

18 décembre 2007 - Aucun commentaire
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« Le Vampire de Sacramento », de Mosdi, Fino, Vitti et Kolle. Soleil.

vampiresa.jpgBien que n’étant pas démolisseur patenté force est de reconnaître ma grande erreur en achetant cet album qui appartient à la sous collection (mais vraiment sous) « Dossier tueurs en série » de Soleil. Un Soleil qui fait figure d’éclipse par ses choix éditoriaux. Comment expliquer que trois dessinateurs - Fino, Vitti et Kolle - (ce qui fait déjà pas mal de monde) soient asphyxiés par un texte surabondant?

L’histoire d’un éventreur en série a un parfum de déjà vu et revu et le vampire n’est que l’ombre de lui-même. Heureusement le récit est complet et n’aura pas de suite. Et de plus l’album est « déconseillé aux moins de 16 ans » selon la quatrième de couverture. Comme le veut la célèbre citation, on peut aussi le déconseiller de 7 à 77 ans…

48 pages, 12,90 euros.

21 octobre 2007 - Aucun commentaire
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La BD au diapason de la coupe du Monde de rugby

rugbymen_calendrier2.jpgLes éditeurs de bande dessinée surfent sur l’engouement tant populaire que médiatique pour le ballon ovale. Des titres plus ou moins inspirés font florès chez les libraires, assurés de bonnes ventes durant les semaines qui viennent, si l’équipe de France veut bien tenir son rang.

Honneurs aux anciens : les bêtes de combats du Paillar Athlétic Club sont nées il y a quelques années déjà sous la plume de Béka (pseudonyme collectif de Bertrand Escaich et Caroline Roque) et le pinceau de Poupard (alias Alexandre Mermin). Le cinquième tome de cette série estampillée “humour sports” chez Bamboo est sorti opportunément il y a quelques semaines, c’est de bonne guerre. L’humour y est épais comme une cuisse de All Black, mais ne faisons pas la fine bouche. La mécanique du gag est bien rodée, les amateurs y trouveront leur compte. L’album n’arrive d’ailleurs pas seul. Les auteurs se sont offert une parodie osée du célèbre calendrier des “Dieux du stade”, rebaptisé pour l’occasion “Les odieux du stade”. Attention les mirettes!

Spécialiste de l’humour corporatiste, Bamboo a longtemps occupé seul ce créneau laissé vacant par les Rubipèdes d’Itturia. L’opportunité représentée par la Coupe a changé la donne. L’éditeur a aujourd’hui affaire à une concurrence, féroc,  remotivée par l’actualité. Deux albums au moins vont tenter de convaincre les indécis,chacun pouvant y trouver son compte. Ci-devant “Top 15″, signé Gurcan Gürsel aux éditions Joker, qui donne ouvertement du crampon sur le même terrain de l’humour de vestiaire. Et le récit pour la jeunesse “Léo, passion rugby” de Nicoloff et Fenech, à paraître le 26 septembre, chez Soleil. Ce dernier label est, rappelons-le, dirigé par Mourad Boudjellal, par ailleurs président du Rugby Club Toulonnais. Il n’y a pas de hasard.

“On va gagner avec le lard et la manière”, Les Rugbymen 5, par Béka et Poupard. Bamboo. 46 pages. 9,45 euros.
“Les odieux du stade”, hors série Rugbymen (Béka et Poupard). Bamboo. 12,90 euros.
“Premier essai”, Léo passion rugby 1, par Nicoloff et Fenech. Soleil. 36 pages. 9,45 euros.
“Top 15″, tome 1, par Gürsel. Joker éditions. 46 planches. 9,95 euros.

top15.jpg rugbymen5.jpg leopassionrugbyt1_s_big_s_.jpg

8 septembre 2007 - Aucun commentaire
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« Les exilés d’Asceltis, T1 « Messager blanc », de Jean-Luc Istin, Nicolas Jarry et Paolo Deplano. Soleil.

asceltis.jpg« Les exilés d’Asceltis est comme on l’appelle dans le jargon de la BD une série « spin-off » , c’est-à-dire chronologiquement antérieure à une saga préalablement publiée, en l’occurrence « les Brumes d’Asceltis. Une épopée « celtique » qui se déroule 8000 ans avant les « Brumes » et qui s’inscrit dans la collection Soleil Celtic qui accueille des légendes bretonnes comme « les Contes du Korrigan ».

Dans « les Exilés » on retrouve le peuple des Naabdir qui ont trouvé refuge sur un archipel puisque leur continent étaient en prise à des guerres sanglantes. Dans ces îles il faut bien cohabiter avec les peuples autochtones et l’équilibre est fragile. D’autant que l’on découvre un bébé albinos envoyé par le dieu Naabdir et chargé d’une lourde responsabilité: quand il aura l’âge de raison il devra décider si son peuple restera sur l’archipel ou devra regagner l’ancien continent Asceltis. Evidément derrière celui qui n’est encore qu’un adolescent des clans tirent les ficelles…

Le dessin est agréable, influencé par la patte de Crisse peut-être en moins aéré avec des cases plus petites et des dialogues touffus. La série devrait en tous cas séduire les amateurs de pure héroïc fantasy.

48 pages, 12,90 euros. Chronique de Jean-Marc Lernould

27 juin 2007 - Aucun commentaire
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“Chevaliers dragons” par Ange et Dohé aux éditions Soleil

Marier la bande dessinée européenne avec les influences asiatiques a rarement permis aux éditeurs d’atteindre le niveau de qualité que l’on pourrait espérer d’une telle rencontre, quand bien même il s’agit d’auteurs réputés. Soleil se lance dans l’aventure avec cet épisode unique de “Chevaliers Dragons”, une adaptation de la série “la Geste des chevaliers dragons” scénarisée par Ange et dont chaque volume accueille un nouveau dessinateur. Ici, c’est Dohé qui s’y colle, jeune dessinateur coréen (né en 1971) déjà auréolé de succès en son pays. Pas de format manga pour ce “one-shot” mais un traditionnel album cartonné de 64 pages aux dessins lumineux, en phase avec l’histoire de cette étrange épidémie ravageant la population d’un petit archipel. La ville est à feu, à sang, les planches rougeoient et rares sont les coins de ciel bleu dans ces paysages de folie. Plaisant, le graphisme ne suffit cependant pas à captiver le lecteur adulte auquel le scénario ne semble pas épargner la facilité et les clichés, sorte de condensé des épisodes parus précédemment. Il y a bien l’armure de l’héroïne - imaginez une sorte de string protecteur, c’est dire- pour caresser dans le sens des écailles d’un dragon, mais on ne parvient que difficilement à se passionner pour cet épisode elliptique.

2 mai 2007 - Aucun commentaire
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« Le carnet rouge », de Teddy Kristiansen. Soleil.

Peu connu (il a surtout travaillé pour le dessin animé dont « Astérix et les Vikings ») le Danois livre ici un bijou accompli dans tous les domaines: scénario, dessin, couleurs, mise en forme. Ce one-shot de 72 pages est un projet abouti sur tous les plans, se permettant de citer Proust d’emblée sur l’heure de la mort et son incertitude (« Le côté de Guermantes II »): « comme s’il était naturel de ne pas y penser aujourd’hui: on a tant d’autres choses à faire que de mourir. »

La mort, elle rôde tout au long de l’histoire dans les paysages de neige de la guerre de 14-18. Du brun, des bleutés fantomatiques et le froid qui s’installe. Si on retrouve les tranchées c’est bien la faute d’un biographe qui suit la piste d’un peintre et poète, William Miller à travers sa correspondance de cet anglais engagé volontaire. Miller qui débarque d’abord en 1910 à Paris, une capitale bohème dépeinte par des cases ocrées et balbutiantes, et l’Anglais rejoint vite le milieu artistique. Le carnet s’arrête en décembre 1914.

D’autres carnets de correspondance apparaissent et vont relancer l’enquête du biographe avec d’autres détails du front où « la pourriture est partout ». En noir ou en ocre, « le vieux monde se meurt » constate Miller dont on finira par comprendre pourquoi il a abandonné la peinture. Mais il ne pourra se défaire de son ultime tableau.

Réflexion sur l’art, sur la mort bien sûr, « Le carnet rouge » laissera des traces dans l’histoire de la BD et du graphisme.

Chronique de Jean-Marc Lernould

6 mars 2007 - Aucun commentaire
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