logo

« 30 Jours de nuit », tome 3, de Steve Niles et Ben Templesmith. Delcourt.

30joursdenuit_3.jpgLe cauchemar continue à Barrow, minuscule ville paumée dans le grand nord de l’Alaska, où la nuit totale dure une trentaine de « jours ». Une aubaine pour les vampires, qui dès le premier volume on pris la bourgade par surprise, profitant de l’obscurité et croquant des citadins par centaines. Mais il est resté quelques survivants peu bavards, parce qu’ils savent l’histoire peu crédible, et ceux qui n’ont pas fuit attendent de pied ferme les monstres sanguinaires qui reviennent chaque année prendre leur part du festin, et qui cette fois ne veulent laisser aucun témoin derrière eux. Car si l’homme croyait à l’existence des vampires, l’existence de ces derniers serait menacée, d’autant que des croqueurs d’hommes dissidents complotent pour mettre en péril cette race d’outre-tombe. Et pour le nouveau shérif qui débarque avec son jeune fils dans ce pays de la nuit, il va falloir percer quelques secrets avant d’affronter la solidarité sordide, et l’assaut de ces morts-vivants. Il faudra donc tenir, dans un tout petit périmètre, durant trente longues nuits, forcément ensanglantées.

Le dessin de Templesmith reste pétrifiant, introduisant un homme surgit de nulle part, qui traîne dans la neige un sac ensanglanté. Les vampires possèdent des traits qui confinent à une horreur jamais vu, sans les crocs convenus mais avec une vraie dentition de requins. Les couleurs livides, le trait qui colle à ce climat neigeux et au froid qui glace les os achèvent une ambiance propice à créer un décor adéquat à ce huis clos perdu en pleine pampa, où l’on peut compter que sur soi. Le scénario, excellent, de Steve Niles, est admirablement servi.

Pour ceux qui apprécient ce climat d’horreur réellement original, le DVD signé David Slade, sera disponible le 16 juillet. De quoi passer 30 jours de grosse frayeur.

114 pages, 14,95 euros.

Chronique de Jean-Marc Lernould

30 juin 2008 - 1 commentaire
Classé dans : Chroniques Tags: , ,

« Fell », tome 1 « Snowdown », de Ellis et Templesmith. Delcourt.

fell1.jpgDans ce moyen format (17×26) c’est la ville qui détient la véritable vedette. Une ville contemporaine « qui se barre en sucette », qui semble morte et où les services municipaux ont déserté certains quartiers. Le flic Rich, muté « de l’autre côté du pont » découvre les bas-fonds d’un quartier glauque et le commissariat de la rue de la Lune dans lequel trois flics et demi (l’un est cul de jatte…) regardent plutôt qu’ils n’agissent monter la délinquance et flotter les cadavre dans le port.

Dès son emménagement Rich croise un cadavre emporté sur une civière. Un paumé qui absorbait l’alcool à coup de lavement! Le médecin légiste qui accueille tout ce beau monde envoyé ad patres à lui des allures de zombie peu liant tout droit sorti d’un film de Romero.

Dans cette ville sous éclairée, le flic ne se lie qu’avec une barmaid… qui le marque au fer rouge du signe du quartier. Les mystères s’accumulent, telle cette nonne au visage inquiétant qui rôde dans les rues ou cette vieille dame qui distribue des armes à ses voisins. Il n’y a pas un seul rayon de soleil à Snowtown, dessinée avec un trait énergique et avec beaucoup de mouvement.

144 pages, 14,95 euros;

Chronique de Jean-Marc Lernould

15 septembre 2007 - Aucun commentaire
Classé dans : Chroniques Tags: , ,
Fermer
Envoyer à l'email