logo

« Magasin général », tome 3 « les Hommes », de Loisel et Tripp. Casterman.

magasin_general_3.jpgÔ joie! La série prévue initialement en trois tomes se fera finalement en six volumes puisque les auteurs ont besoin d’air pour faire vivre des personnages qui s’étoffent. Une bonne nouvelle car le dessin combiné de Tripp et Loisel fonctionne toujours aussi bien. Loisel tire le premier avec ses crayonnés, Tripp peaufine l’ambiance et précise le trait avant que François Lapierre n’appose ses couleurs.

Suite donc de cette saga dans le Canada français située dans un petit hameau, aux alentours du début du XIX ème siècle. On retrouve Marie, qui tient son magasin-épicerie désormais restaurant avec l’arrivée de Serge, « Français de France ». Mais en ce début de mois de mars, les « hommes » reviennent au village après avoir passé l’hiver dans la forêt à couper du bois. Ils découvrent subitement le nouveau restaurant et découvrent que leurs femmes ne tarissent pas d’éloges envers ce Monsieur Serge si élégant, surtout à côté de leurs rustauds de maris. Résultat, la jalousie va poindre envers le cuisinier et va prendre des proportions dramatiques. Un tome trois qui se clôture par une annonce étonnante faite à Marie…

La truculence du langage québécois, néanmoins adapté par Jimmy Beaulieu pour une meilleure compréhension, renforce cette atmosphère et on retrouve avec plaisir des personnages qui effectivement prennent de l’épaisseur.

80 pages, 13,95 euros.

Chronique de Jean-Marc Lernould

19 novembre 2007 - Aucun commentaire
Classé dans : Chroniques Tags: , , ,

“Magasin général”, T2 “Serge”, de Loisel et Tripp. Casterman.

On sait depuis le premier tome que Loisel et Tripp ont travaillé côte à côte au Québec, puis main dans la main avec cette chronique de gens simples dans une pampa enneigée du Canada, une histoire qui continue de flirter avec un bonheur tendre dans ce deuxième volume.

On se rappelle que Serge Brouillet, motard canadien d’origine mais qui a bourlingué en France se fait dépanner par la veuve Marie Ducharme, ce qui jaser quelques grenouilles de bénitier. Le franco-canadien s’en sortira cependant en prouvant quelques uns de ses talents : savoir tuer un cochon, offrir une cuisine de rêve qui semble tout droit sortie du " Festin de Babette ". Bref le bonhomme se rend vite indispensable d’autant que la quasi totalité des hommes du village travaillent dans les bois. Il y a aussi une idylle naissante avec la Marie qui tient le magasin général, l’épicerie à tout faire du hameau, mais là les auteurs avancent avec prudence et il faudra attendre le troisième volume pour savoir si la suite sera aussi angélique. Ce qui n’empêche pas Serge d’affirmer qu’il faut " savoir saisir le bonheur quand il passe. C’est souvent fait de petits plaisirs, le bonheur).

Quant au jargon truculent il est dû à un Montréalais, Jimmy Beaulieu.

Enfin, en début d’album, l’éditeur confronte les deux visions de la même planche par Tripp et Loisel : éducatif.

Chronique de Jean-Marc Lernould

22 novembre 2006 - Aucun commentaire
Classé dans : Chroniques Tags: , ,
Fermer
Envoyer à l'email