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Nikopol, bientôt un jeu d’aventure

On connaît l’intérêt régulièrement porté par le cinéma aux oeuvres d’Enki Bilal - et réciproquement- mais la prochaine adaptation de la “Foire aux immortels” (premier volume de la trilogie Nikopol) sera…un jeu vidéo! D’après le communiqué de presse de l’éditeur, “plutôt qu’une adaptation très stricte de l’œuvre d’Enki Bilal, Nikopol proposera un scenario parallèle à celui des bandes dessinées. Le combat entre fascisme et communisme n’étant plus d’actualité, on a introduit du fondamentalisme religieux et des mouvements sectaires » a expliqué Enki Bilal lors d’une récente interview.

Prévu pour le 18 septembre sur PC, le jeu d’aventure Nikopol sera édité par 505games en Europe. Ce titre sera distribué par Digital Bros en France.

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19 juin 2008 - Aucun commentaire
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« Au Bord de l’eau », tome 1, de Morvan et Wang Peng. Delcourt.

borddeleau.jpgDirecteur de la collection Ex-Libris, Jean-David Morvan lance avec ambition l’adaptation en BD de « textes fondateurs » de l’humanité. Des sagas relativement peu connues en Europe, mais qui font office de best-sellers dans l’histoire d’autres civilisations. C’est la Chine qui ouvre le ban avec la parution simultanée du « Dieu singe » et de « Au Bord de l’eau », ce dernier récit étant scénarisé par Morvan et dessiné par Wang Peng.

« Au Bord de l’eau », tel l’Iliade et l’Odyssée, est une synthèse de légendes orales inspirées de faits réels datant du douzième siècle ap J-C, au Pays du Matin Calme, puis enjolivées et converties en un long texte. A la fin du règne du dernier empereur de la dynastie Song, un bandit se révolte contre l’autorité. Réfugié au sein d’inextricables marais et entouré d’un aréopage de malfrats (au nombre de 108, finiront par établir les conteurs…), le héros Song Jiang fait figure de Robin des Bois, prenant appui sur une population écrasée par les taxes pour affronter les autorités. La magie y a bien évidement son mot à dire, convertissant les bandits en démons. Bref, tous les ingrédients sont réunis dans cette œuvre pour que les Chinois se l’approprient, bien que Mao l’ait mis à l’index lors de la Révolution culturelle.

Ce premier tome plante donc les jalons de cette épopée, mise en image par les dessins tout en transparence de Wang Peng, aussi à l’aise dans le fantastique que dans le réalisme. Le bon emploi des couleurs participe également de cette ambiance poétique, qui n’est pas sans rappeler parfois les atmosphères dépeintes par Vink dans son « Moine fou ». Dépaysement assuré.

48 pages, 12,90 euros.

Chronique de Jean-Marc Lernould

31 mars 2008 - 4 commentaires
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Le palmarès 2008 d’Angoulême

shaun.jpgFAUVE D’OR : PRIX DU MEILLEUR ALBUM
 
« Là où vont nos pères », de Shaun Tan (Dargaud)
 
Un homme arrive dans une étrange contrée et tente de s’habituer à la vie et aux mÅ“urs bizarres des habitants de ce pays. Il a laissé derrière lui femme et enfants pour leur assurer une vie meilleure… Shaun Tan, dessinateur australien né en 1974, traite ici du thème de l’immigration sous une forme métaphorique, convoquant une imagerie fantasmagorique. En résulte une histoire universelle, car tout un chacun pourra s’identifier au parcours de cet homme, à travers les yeux duquel le lecteur vit l’expérience tantôt douloureuse, tantôt enthousiasmante de l’adaptation à une autre culture.
 
ESSENTIEL FNAC SNCF
 
« Kiki de Montparnasse » de Catel & Bocquet (Ecritures Casterman)
 
En 1913, une gamine mal dégrossie qui se nourrit de saucissons à l’ail et de vin rouge quitte sa bourgogne natale pour s’installer à Paris. Rien ne la prédestinait à une carrière artistique, mais la jeune fille a un flair de coquette pour repérer les jeunes talents capables de la peindre, de l’embellir et de la rendre éternelle. Cette première biographie dessinée de Kiki de Montparnasse signée Catel et Boquet nous plonge dans le Paris très libertin des années 20 et raconte avec émotion la grandeur et la décadence d’une véritable star.
 
LES ESSENTIELS D’ANGOULEME
 
« Exit Wounds » de Rutu Modan (Actes Sud BD)
 
« Ma Maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill », de Jean Regnaud & Emile Bravo (Gallimard)
 
« La Marie en plastique »  de Pascal Rabate & David Prudhomme (Futuropolis)
 
« R.G. » de Peeters & Dragon (Bayou, Gallimard)
 
« Trois ombres » de Cyril Pedrosa (Shampooing, Delcourt)
 
ESSENTIEL REVELATION
 
« L’éléphant » d’Isabelle Pralong. (Vertige Graphic)
 
ESSENTIEL PATRIMOINE
 
« Moomin » de Tove Jansson (Le Petit Lézard)
 
PRIX DE LA BD ALTERNATIVE
 
« Turkey Comix n°16 » (Site internet : www.turkeycomix.com)
 
ESSENTIEL JEUNESSE
 
« Sillage 10, Retour de flammes » de Philippe Buchet & Jean-David Morvan (Delcourt)
 
PRIX BD DES COLLEGIENS DE POITOU-CHARENTES
 
« L’envolée Sauvage » de Galandon & Monin (Bamboo édition)
 
PRIX RENE GOSCINNY
 
« Le guide du moutard », de Jul (Vents des Savanes)

27 janvier 2008 - Aucun commentaire
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Hercule Poirot fait des bulles

BANDE DESSINEE. Alain Paillou sort un nouvel album en ce début du mois de juin. L’adaptation d’un roman d’Agatha Christie : "Les Quatre".


Alain Paillou tient bon le cap. Chaque année désormais, il parvient à sortir un nouvel album.


C’est encore le cas cette année puisque va sortir en ce début juin « Les Quatre », adaptation -en couleurs- d’un roman d’Agatha Christie. Publié aux éditions Emmanuel Proust qui avaient déjà sorti « Parabellum », l’an passé.

Maîtres du monde. « C’est une commande. L’éditeur a lancé une série sur Agatha Christie. Celui est le numéro 13. J’avais envie de prendre celui-là parce qu’il bouge bien. », indique Alain Paillou.

Ce roman de 1927 met en scène Hercule Poirot qui va devoir déjouer un complot international pour prendre le contrôle du monde. « En même temps, c’est un livre où est mise en scène la mort d’Hercule Poirot et où on apprend qu’il a un frère jumeau, Achille. Je crois que ça peut intriguer les amateurs. »

Adapter. Joli travail que d’adapter ce roman de 184 pages à une BD de 48. « Il faut contracter, tout en étant bien sûr que l’on va retomber sur ses pieds, que les choses se suivent bien. Raconter une scène est plus facile que la dessiner. L’écriture laisse toujours une part induite à l’imagination du lecteur. En BD, ce n’est pas le cas, l’image doit parler », analyse Alain Paillou.

Sur cette adaptation et ce scénario, Alain Paillou a travaillé avec sa compagne Catherine Moreau, avec qui il avait signé les aventures de Santonus. « On a d’abord travaillé séquence par séquence. Puis on a raisonné page par page. En essayant de conserver l’état d’esprit et la formulation BD. »

Un travail soumis à l’avis d’expert du scénariste Jean-Blaise Djian avec qui Alain Paillou avait collaboré sur « Parabellum », transformé ainsi en consultant de luxe. « on est devenu amis. On s’appelle souvent, on s’échange des scénarii pour savoir ce que l’autre en pense. »

De l’action. Un an de travail au total, « il y avait aussi toute une recherche pour trouver la bonne iconographie, vraiment coller à l’époque au niveau des décors. Heureusement, ce n’est pas encore très ancien, et on trouve, relativement facilement. »

Une année à baigner dans l’univers d’Agatha Christie, « je n’aime pas tout. C’est vraiment marqué de son époque. Un espèce de dédain du peuple, un certain racisme et un fort anticommunisme. Heureusement, il y aussi pas mal de pointes d’humour. » L’adaptation d’ Alain Paillou est, en tous cas, intéressante. La bande dessinée est vivante et pleine d’action. Dans une ton assez proche de E.P Jacobs, père de Blake et Mortimer. « C’est ce qu’on m’a dit, convient Alain Paillou. C’est d’ailleurs amusant car Jacobs n’aimait pas Agatha Christie. »

Emile Gaboriau. Alain Paillou s’est déjà attablé à un autre projet. Une autre adaptation, celle d’un auteur français cette fois. Emile Gaboriau, « que peu de gens connaissent encore », regrette Alain Paillou.

Pourtant ce grand feuilletoniste de la deuxième moitié du XIXe siècle est considéré comme le père du roman policier. « C’était un personnage étonnant. Il avait été le nègre de Paul Féval, avant de s’imposer comme feuilletoniste à l’époque des Flaubert, Hugo, Eugène Sue. Il avait une énorme connaissance du fonctionnement de la police et s’en servait dans ses romans. »

Alain Paillou a choisi d’adapter « Monsieur Lecoq ». « Ce serait une adaptation en quatre tomes. J’en a déjà parlé à mon éditeur, mais rien n’a, pour l’instant, été évoqué officiellement », précise le dessinateur. Il ne reste plus qu’à espérer qu’il ce concrétisera.

Article de Didier Faucard

6 juin 2006 - Aucun commentaire
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