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« La Croix de Cazenac », tome 9 « l’Ennemi », de Boisserie, Stalner et Siro. Dargaud.

croix_de_cazenac_9.jpgLa saga des Cazenac a pris un virage en abandonnant l’univers de la Première guerre mondiale. On retrouve en effet nos principaux personnages, dix ans après, en 1928 aux Etats-Unis. Ce nouveau décor, mi désert, mi buildings, sur fond de contrebande d’alcool peut dérouter, mais il y a toujours des croix cachées à découvrir.
Bien que Stalner reste au dessin (et au scénario), ce dernier est un peu moins pointilleux, mais Siro, le nouvel arrivé, devrait rapidement trouver ses marques. On a néanmoins l’impression de changer de série en retrouvant Etienne Cazenac et Azouz en agents du FBI…

Peut-être certains lecteurs seront-ils décontenancés par ces changements, et devront s’y habituer avec le prochain tome 10.

48 pages, 13 euros.

Chronique de Jean-Marc Lernould

12 janvier 2008 - Aucun commentaire
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« Dantès », tome 1 « la Chute d’un trader ». Scénario Boisserie et Guillaume, dessin Juszezak. Dargaud.

dantes1.jpg« Un thriller financier implacable » affiche un sticker sur la couverture. La finance est actuellement très à la mode dans la BD mais les petites magouilles boursières peuvent se montrer lassantes. D’autant que dans « Dantec » elles prennent largement le pas sur l’action, d’ailleurs figée par un dessin ultra réaliste.

En gros on assiste à l’ascension manipulée d’Alexandre qui doit jongler avec des comptes et les marchés. Le trader doit rattraper les bourdes de son pote et collaborateur Thierry, largement porté sur la bringue et la coke. La forte amitié entre les deux boursicoteurs agace d’ailleurs Marion, la maîtresse d’Alexandre. Ca vire au « Dallas » à la parisienne, un peu froid, et il faut attendre la page 52 pour assister aux premiers coups de feu. Tu parles d’un thriller…

Enfin un « petit lexique boursier à l’usage des néophytes » (ça aussi c’est très tendance…) permettra aux ignares de savoir ce qu’est le Palais Brongniart.

57 pages.

Chronique de Jean-Marc Lernould

11 octobre 2007 - Aucun commentaire
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« Flor de Luna », tome 1 « Santa Maria Christina. De Eric Staner, Eric Lambert et Pierre Boisserie.Glénat.

florluna1.jpg« Flor de Luna » n’est pas une histoire fumeuse malgré le rôle central du cigare du même nom dans cette affaire. D’ailleurs la mention « fumer nuit gravement à la santé » figure en page de garde.

Un cigare qui apparaît voluptueux dès la première page, et savouré par un esthète, malgré la présence d’un cadavre sur un lit. De nos jours à Genève, Antoine Chatel ne semble pas perturbé par le meurtre de son patron, importateur de la fameuse plante nocive. Il prend son temps et déniche astucieusement une clef USB qui va nous offrir un récit d’une toute autre époque.

En 1825, un aventurier voyage vers Cuba à bord d’un navire négrier afin d’aller y cultiver du tabac et prendre le large avec l’Espagne où il n’est semble-t-il pas en odeur de sainteté.

Le dessin - orchestré par les deux Eric - est magnifique, très réaliste et bien travaillé avec quelques grandes cases aux perspectives originales.

C’est de l’aventure, de la vraie, avec mutinerie à bord et les réalités morbides de l’esclavage. Intéressant d’autant plus que l’on ne traite pas souvent Cuba et la Havane à cette époque, où les navires négriers peuvent gagner le port grâce à des petits arrangements entre autorités de divers pays.

Mais l’histoire ne tourne pas qu’autour de ce modeste néo tabaculteur et aborde les mœurs de l’île à travers une grande famille et un militaire arriviste, ce qui multiplie les centres d’intérêt. Une série qui débute de belle manière. Notons aussi qu’Eric Stalner a participé au scénario avec Pierre Boisserie.

48 pages, 12,50 euros.

Chronique de Jean-Marc Lernould.

2 octobre 2007 - Aucun commentaire
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« Voyageur », « Futur 1 », de Boisserie et Stalner. Glénat.

Ce n’est plus le V de « Vendetta » mais celui de « Voyageur » qui débarque dans les rayons, avec un brin d’ambition puisque les co-scénaristes Pierre Boisserie et Eric Stalner (également dessinateur) ont planifié 13 albums, le dernier devant paraître en mai 2010. On reconnaît là la patte de Didier Convard qui depuis sa série « Le triangle secret » est devenu directeur de collection chez Glénat. En effet cette saga se divisera en trois cycles, soit un voyage dans le temps qui commence par le cycle « Futur » dessiné par Stalner, puis suivra « Présent » avec Marc Bourgne au crayon et « Passé » sur lequel vont travailler Lucien Rollin, Siro, Eric Lambert et Eric Liberge. Enfin le dernier et treizième volume sera dessiné par Juanjo Guarnido (« Black Sad ») qui réalisera également toutes les couvertures.

La série débute donc par de l’anticipation et chaque cycle est découpé en quatre livres. Dans un Paris futuriste une sorte de dictateur et savant dément règne sur la rive droite avec une poigne de fer et l’appui de caméras volantes à la Big Brother. Son objectif: créer des êtres capables de se déplacer dans le temps, mais ces « prototypes » se font la belle grâce à un mystérieux Vedder. Il en restera deux qui exploreront le temps, l’un d’entre eux étant le Voyageur chargé de veiller à ne pas modifier à ne pas modifier les évènements historiques. On visitera différentes périodes, du Moyen-Age à la Seconde Guerre Mondiale en passant pas arènes de Lutèce.

Le tome 1 est agréable et divertissant et on suivra au fil des cycles la cohérence de cette nouvelle série au long cours imaginée par les auteurs de « La croix de Cazenac ».

48 pages, 12,50 €.
Chronique de Jean-Marc Lernould

16 avril 2007 - Aucun commentaire
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Boisserie à tous les temps

Pierre Boisserie se consacre désormais entièrement à la bande dessinée.

BANDE DESSINEE. Scénariste fidèle de Vaux-sur-Mer (17), Pierre Boisserie multiplie les séries. 2007 est pour lui l’année de tous les projets avec notamment la sortie d’une saga intitulée « Voyageur ».

L’homme parle avec douceur, rit souvent, affiche cette disponibilité tranquille de ceux qui aiment à donner plus qu’à imposer. Pierre Boisserie plaisante en racontant qu’il est « le premier scénariste issu d’une école de kinésithérapie ». Une plaisanterie et pourtant ! Il n’a abandonné son cabinet qu’il y a deux ans, choisissant enfin de vivre de sa plume. L’auteur de « La croix de Cazenac » (Dargaud) est un familier de Vaux-sur-Mer où il aime à passer ses vacances.

Dans les fauteuils du Café BD de Royan il partage volontiers ses expériences, ses envies, ses projets. « La croix de Cazenac », toujours, mais aussi « Voyageur » une saga entreprise pour les éditions Glénat. Treize albums prévus sur quatre ans avec pas moins de… sept dessinateurs différents. « Ce n’est pas complètement un hasard, sourit ce grand gaillard dont les racines plongent dans la terre du Périgord. J’ai toujours voulu écrire et faire de la bande dessinée. Mais quand on est adolescent, c’est une autre histoire. Il s’agissait alors d’avoir une profession et d’en vivre. Je suis devenu kiné. » L’homme aime son métier, mais ne perd pas de vue la BD. Laquelle revient dans sa vie par la case festival. Celui de Buc, dans les Yvelines, dont il intègre l’équipe organisatrice. « Cela m’a amené à rencontrer des professionnels de la BD. J’ai eu l’occasion de redémarrer. »

Sagas. Pierre Boisserie préfère oublier sa première réalisation, qui de son propre aveu, « n’a pas marché ». Et passe directement à une rencontre clef, dans les travées du festival. Elles prend les traits du dessinateur Eric Stalner. « Il travaillait alors avec son frère et cherchait à faire autre chose. Mais pas tout seul. C’était en 1998. En 1999, le premier tome de « La croix de Cazenac » est sorti. Et cela a fonctionné tout de suite. » Une saga historique sur fond de chamanisme, dont le huitième opus est sous presse.

Depuis, Pierre Boisserie écrit sans discontinuer. Des projets retenus, d’autre non. Certains signés très tôt, mais qui ont du attendre quelques années pour éclore. A l’instar du « Chant des Malpas », accepté par Dargaud en 2001, qui ne sortira que cet automne. Un rythme à prendre, que Pierre Boisserie a plus ou moins bien vécu durant quelques années. « C’était la folie, se souvient-il. J’ai commencé par prendre un peu de temps en matinée pour écrire, puis toute la matinée… » L’homme a finalement cédé à l’appel de la bande dessinée. Avec ce crédo : raconter les gens, tout autant que les histoire. « La psychologie des personnages, leur évolution, sont ce qui m’intéresse le plus. »

Dessinateurs. Le financement de l’écriture de « Voyageur » l’y a aidé. C’est un projet énorme, confie-t-il. L’histoire met en scène un voyageur du temps. Il m’a fallu deux ans pour la développer, tout mettre en cohérence. » A ses côtés, son complice Eric Stalner, mais aussi des signatures telles que Marc Bourgne, Lucien Rollin, Siro, Eric Lambert, Eric Liberge. Ou même son ami Juanjo Guardino, dessinateur du somptueux « Blacksad », qui assurera les couvertures. « Trois cycles démarrent en même temps. Passé, présent et futur… Cela commence en mars 2007. » Du travail en perspective, d’autant qu’émergent « Habanos », histoire d’une famille de planteurs de tabac voulue par Jacques Glénat lui-même, avec Stalner (toujours) et Lambert. Et « Dantes », saga économique modernisant le mythe de Monte Cristo, en collaboration avec le dessinateur Erik Juszezak et Philippe Guillaume, journaliste aux Echos. A bien y réfléchir, Pierre Boisserie est-il réellement en vacances ?

Article de Philippe Belhache

1 septembre 2006 - Aucun commentaire
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