Une nouvelle série de l’inépuisable Corbeyran ? Oui et non. Les observateurs les plus avisés auront reconnu le trio d’auteur de la série « Imago Mundi », dont « Climax » est effectivement un spin off, traité comme un titre à part entière. Planifié en quatre tomes, le récit met en scène Leïa Lewis en pleine mission polaire, employée par une station scientifique étudiant les conséquences du réchauffement climatique. Une mission acceptée pour sortir l’agence Imago Mundi d’une bérézina financière faisant directement suite aux événements relatés dans le diptyque « La colline blessée » / « Le deuxième cercle ». Corbeyran et son complice scientifique Achille Braquelaire entendent bien entendu faire passer un message, sur fond d’Année polaire internationale. « Climax », à l’instar de ses aînés, reste cependant un thriller, avec ce qu’il faut d’enjeux de pouvoir et d’argent. Et des enjeux personnels pour Leïa Lewis, intriguent dont les auteurs dissimulent à peine les fils… Luc Brahy met tout cela en scène avec sa patte habituelle, graphisme solide mis en valeur par le très beau travail de la coloriste Bérengère Marquebreucq.
48 pages. 10,40 euros.
Chronique de Philippe Belhache
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Une fois n’est pas coutume, la nouvelle livraison d’Imago Mundi arrive seule. Les auteurs avaient pourtant pris le parti - conjointement avec les éditions Dargaud - de ne concevoir que des diptyques dont les deux volets paraissaient jusqu’ici simultanément. La méthode ne change pas, seul le rythme de parution diffère. « La colline blessée » est dès lors un album particulièrement frustrant, les deux complices Corbeyran et Braquelaire faisant preuve d’un savoir-faire redoutable dans leur domaine de prédilection, le thriller scientifique. Le pitch ? Comme de coutume, l’équipe d’Imago Mundi est appelée sur un site archéologique pour y mettre en oeuvre une technologie de pointe en matière d’imagerie. La petite troupe débarque dans un contexte troublé, plusieurs groupes - un duo de pilleurs de tombes (?), des militants écologistes manipulés, un commanditaire ami de la famille - agissant au gré de desseins qui leurs sont propres. Avec en toile de fond une dimension fantastique, le mystère subsistant sur l’apparition de « crops circles », cercles géants naissant « spontanément » dans les champs de maïs de la campagne environnante du Wiltshire. De fait, les thèmes développés ici ont souvent été utilisés séparément, tant en bande dessinée qu’en littérature ou même au cinéma. « La colline blessée » n’en reste pas moins un thriller surprenant, mis en scène dans un contexte politique cohérent. Scénariste prolifique, Éric Corbeyran signe avec Imago Mundi l’un de ses titres les plus solides, travail effectué à quatre mains avec son ami Achille Braquelaire, professeur d’informatique à l’université de Bordeaux. Ce dernier apporte sa caution scientifique autant qu’une ouverture sur les différents champs d’application de l’imagerie scientifique, dont le bonhomme s’est fait spécialité. Luc Brahy, aux pinceaux, fait siennes les vues des deux complices en écriture pour offrir dynamisme et crédibilité au premier volet de ce qu’il est convenu d’appeler « Le Dossier V ». La suite ? Les auteurs nous feront moins languir que ceux de Largo Winch. La conclusion du diptyque, « Le deuxième cercle », est d’ores et déjà programmée pour juin 2007.
Chronique de Philippe Belhache
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Plutôt que détailler les tomes 7 ou 8 d’Imago Mundi, parlons plutôt du dossier IV. A l’instar d’un Largo Winch, cette série se décline en diptyques, principe qui semble d’ailleurs réussir à l’une comme à l’autre. A cette différence près qu’auteurs et éditeur ont pris là pour parti de faire paraître simultanément les deux albums. Ce n’est pas le moindre des charmes de cette série d’action qui s’aventure avec bonheur sur le terrain pourtant miné du thriller technologique. Peu osent s’y frotter- à l’exception récente de Yann et de son « Narvalo » - le risque étant grand d’aller droit dans le mur faute de bases solides et dune crédibilité bien établie. Mais Corbeyran est tout sauf un débutant, et bénéficie pour l’occasion de la caution scientifique de son ami Achille Braquelaire, professeur d’informatique à l’université de Bordeaux. Le résultat ? Une série qui tient magnifiquement bien la route, le propos d’anticipation technologique ne venant en rien étouffer le déroulement de l’intrigue. L’ensemble est carré et rythmé, soutenu par le graphisme classique mais nerveux de Luc Brahy. On pourra juste regretter, par endroits, le manque de relief de la mise en couleurs de Bérangère Marcquebreucq, trop marquée par linformatique. Mais pas de quoi bouder une série dont le niveau dexigence est particulièrement élevé.
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