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« Time machine », Mister President 3, de Clarke. Le Lombard, Troisième degré.

Georges W. Bush ou Bill Clinton ? Il y a un peu du second et beaucoup du premier dans le personnage de Mister Président, parodie bien secouée de chef d’état à l’américaine, cocktail burlesque dosé au C4 par l’inépuisable Clarke. Ce trublion de l’humour franco-belge, aussi à l’aise au Lombard que chez Dupuis ou Fluide Glacial, a créé ce président fantoche élu par les lobbies pétrolier, tout à la fois fasciste, obsédé, machiste et irrémédiablement crétin, à la veille de la réélection de « Dobeliou » à la Maison Blanche. Après les Etats Unis, puis le reste du Monde, Clarke lui donne un nouveau terrain de jeu, l’histoire américaine. Cette fois encore, le trait est très gros. Et pour tout dire, le concept s’use et la surprise s’émousse. « Time machine » contient malgré tout de très belles pépites, monuments d’humour crétin parfaitement régressif, à prendre au troisième degré comme de juste. L’auteur tire sur tout ce qui bouge, certes, mais fait mouche plus souvent qu’à son tour. Ainsi ce dialogue entre Benjamin Franklin et un ministre qui a remonté le temps pour tenter de faire inscrire le Patriot Act dans la constitution américaine : « - Mais c’est complètement antidémocratique, votre truc. - Oui. (hum). La notion de démocratie a considérablement évolué avec les siècles »  Sans commentaire.

 

 

Chronique de Philippe Belhache

25 janvier 2007 - Aucun commentaire
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« Mister President en voyage », Mister President 2, de Clarke.

Clarke avait prévenu. En cas de réélection de Bush junior, il passait la deuxième couche. Et l’homme a tenu parole. Il remet en scène un Mister Président fraîchement réélu, nabot débile, raciste et gaffeur coaché par un ministre désespéré, au bord du suicide. Et cette fois, il l’envoie tâter du monde extérieur (autrement dit tout ce qui n’est pas Texas). France, Belgique, Vatican… La vieille Europe en prend sous son grade. Clarke ne change ni la forme, ni le fonds. L’homme reprend la ligne graphique qui a fait son succès tant chez Fluide Glacial (« Château Montrachet », « Cosa nostra ») que chez Dupuis (« Mélusine ») pour mettre en boîte ce pilonnage au mortier du cauchemar américain façon « Dobeliou ». Le trait est épais comme un programme électoral, et de fait prend un air de déjà vu. Après un premier opus jubilatoire, la formule peine à se renouveler. Mais elle comporte encore quelques belles pépites, surtout pour les amateurs de grosse farce. Idéal pour se relâcher le neurone.

« Mister President en voyage », Mister President 2, de Clarke. Le Lombard, Troisième degré.

Le site de Clarke

4 avril 2006 - Aucun commentaire
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