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« Le désert blanc », Climax 1, par Eric Corbeyran, Achille Braquelaire, Luc Brahy. Dargaud.

climax.jpgUne nouvelle série de l’inépuisable Corbeyran ? Oui et non. Les observateurs les plus avisés auront reconnu le trio d’auteur de la série « Imago Mundi », dont « Climax » est effectivement un spin off, traité comme un titre à part entière. Planifié en quatre tomes, le récit met en scène Leïa Lewis en pleine mission polaire, employée par une station scientifique étudiant les conséquences du réchauffement climatique. Une mission acceptée pour sortir l’agence Imago Mundi d’une bérézina financière faisant directement suite aux événements relatés dans le diptyque « La colline blessée » / « Le deuxième cercle ». Corbeyran et son complice scientifique Achille Braquelaire entendent bien entendu faire passer un message, sur fond d’Année polaire internationale. « Climax », à l’instar de ses aînés, reste cependant un thriller, avec ce qu’il faut d’enjeux de pouvoir et d’argent. Et des enjeux personnels pour Leïa Lewis, intriguent dont les auteurs dissimulent à peine les fils…  Luc Brahy met tout cela en scène avec sa patte habituelle, graphisme solide mis en valeur par le très beau travail de la coloriste Bérengère Marquebreucq.

48 pages. 10,40 euros.

Chronique de Philippe Belhache
 

23 avril 2008 - Aucun commentaire
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« Le Territoire », J-15

Comme d’hab’ Espé s’est appliqué pour ses dédicaces (en dessin, Kim, l‘une des héroïnes du tome 5), lors du salon « Bulles d’Ombre » qui vient de se dérouler à Toulouse. Seul regret, ne pas avoir pu repartir avec le dernier tome du « Territoire », que l’éditeur ne mettra en librairie que dans une quinzaine de jours. Bonne nouvelle par contre, Espé et Corbeyran ont débuté une nouvelle série dénommée « le Troisième oeil », « un scénario fait sur mesure pour moi » assure le dessinateur. Amis du fantastique…

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21 avril 2008 - Aucun commentaire
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« Les aventures extraordinaires de Nelson Lobster », tome 2 « Les Enfants d’Orqueline » , de Calvez et Corbeyran. Delcourt.

R lobster2.jpgetrouvé dérivant dans un tonneau dans le premier tome, Nelson Lobster, tout bébé, est protégé par un œil de sorcière enfermé dans un bocal. Ce qui ennuie bien la Grande Blême (la Mort en personne) qui sous un joli visage crève de haine pour venir à bout de ce Nelson. Bien obligée de sceller un pacte avec celui qui devient vite un brillant mousse adolescent, et qui vivra tant qu’il n’aura pas terminé la rédaction de ses mémoires… qu’il fait traîner.

On retrouve dans le second volume ce monde de pirates digne du XVIIIème siècle, avec une large touche de fantastique en plus. Cette fois, le Nelson, rusé mais pas amiral, va devoir retrouver une princesse sur une île où deux camps s’affrontent de façon absurde depuis des lustres, sans savoir pourquoi. Entre temps la Grande Blême perd patience et cherche le dernier grain de sable qui mettra un terme à l’existence de cet éternel récalcitrant.

Nous ne sommes pas là dans le monde de l’héroïc fantasy mais dans un conte de fée plaisant et héroïque digne des livres de chevet de notre enfance. Avec une mention particulière pour le dessin et les couleurs de Florent Calvez, très élégant dans son trait et qui sait faire briller les couleurs les plus sombres. Vous pourrez d’ailleurs voir bientôt ses magnifiques dédicaces sur le blog.

56 pages, 12,90 euros.

Chronique de Jean-Marc Lernould

26 février 2008 - Aucun commentaire
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« Uchronie[s], New Byzance », tome 1 « Ruines », de Corbeyran et Chabbert. Glénat

new_byzance.jpgL’insatiable Corbeyran remet le couvert avec une nouvelle série qui se déclinera en trois tomes, « Uchronie[s] » et qui vient de débuter avec « New Byzance » dessiné par Chabbert. Précision utile car chacune des trois histoires (composées de trois tomes, plus un dixième qui servira d‘épilogue) se verra confiée à un illustrateur différent: Defali prendra « New York » en main tandis que « New Harlem » sera dévolu à Tibery.

L’uchronie est un style qui vise à réécrire l’histoire en en faisant dévier légèrement (franchement parfois…) certains éléments. Dans « New Byzance », les ultras musulmans ont pris le pouvoir (dans « New Harlem » Martin Luther King sera le premier président noir des USA). La ville restera cependant la même (New York) mais sous trois futurs et trois décors différents (Voir le mini site www.glenatbd.com/uchronies) et avec le même héros, Zack Rosinski.

Donc, sous cette nouvelle Byzance, il est particulièrement difficile d’échapper à un ordre établi d’une main de fer. Et l’un des personnages, Zack, un « prescient » chargé de soigner les déviants par ses propres rêves, va l’apprendre à ses dépens (ça ne vous rappelle un film récent?). Et si le voile se fait plus petit qu’une burkka, une femme qui sortirait sans cet accessoire passerait pour une moins que rien, et malheur à celles dont le mari est infidèle: ce sont-elles qui payent.
Mention très bien pour les dessins de Chabbert, notamment les décors, le tout enjolivé par les couleurs de Luca Malisan (précisons que toutes les couvertures seront réalisées par Richard Guérineau).

Bref, il faudra choisir au final entre trois univers parallèles, en notant que Glénat n’est pas près d’abandonner son filon: un scénariste et pléthore de dessinateurs pour sortir rapidement l’ensemble de la série (trois ans pour la totale d‘  « Uchronie[s] ». Jusqu’ici nous n’avons pas à nous en plaindre…

54 pages, 12,50 euros.

Chronique de Jean-Marc Lernould

21 février 2008 - 1 commentaire
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« Ruines », New Byzance 1, Uchronie(s), d’Eric Corbeyran et Eric Chabbert. Editions Glénat.

byzance1.jpgUn scénariste, plusieurs dessinateurs pour plusieurs aventures parallèles menant vers une conclusion unique… Jacques Glénat devient familier de ces opérations à tiroirs, performances scénaristiques faisant intervenir plusieurs dessinateurs sur une même saga, variations de styles et parutions rapprochées à la clef. Pierre Boisserie s’y est collé avec l’ambitieux « Voyageur », voici l’auteur bordelais Eric Corbeyran pour « Uchronie(s) », un trio de triptyques – New Byzance, New Harlem, New York – couronnés d’un album « Réponses ». Le postulat est malin, le slogan parlant : « une même ville, trois réalités ». Jouant  astucieusement sur le principe des réalités parallèles et celui du « what if ? » cher à l’uchronie – une bifurcation du cours de l’Histoire – il plonge un même groupe de personnages dans des contextes très différents, mais visiblement pas étanches. La technique, bien connue des amateurs de comics, reste peu usitée dans le domaine franco-belge. Corbeyran a visiblement pris du plaisir, tout autant qu’il entend en donner.  Le premier volume, qui trouve place dans une mégalopole régie par une religion à tendance fondamentaliste, est diablement intrigant. L’homme joue les sur le choc des cultures, ouvrant nombre de perspectives. Corbeyran a pu s’appuyer, pour la création de ce nouvel univers, sur le style classique mais solide d’Eric Chabbert (« Nova Genesis » avec Boisserie, Glénat), lequel a créé une architecture spécifique pour cet univers orientalisant. Les deux autres triptyques seront gérés par Tibery et Defali. De la belle ouvrage, qu’il faudra juger à l’aune de l’œuvre complète, les trois séries devant se compléter entre elles. A noter que les couvertures sont toutes signées de Richard Guérineau, complice de Corbeyran sur « Le chant des Stryges » (Delcourt).

48 pages. 12,50 euros.

Chronique de Philippe Belhache
 

17 février 2008 - Aucun commentaire
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« Le Malvoulant », tome 2 « Le Puits », par Corbeyran et Paul Marcel. Delcourt.

malvoulant_t21.jpgDécor baroque. Plans cinoche avec champ/contre champ, plongée/contre plongée. Scénario ciselé aux petits oignons par Corbeyran sur des lueurs de Paul Marcel en pleine bourre. Le tome deux du « Malvoulant » s’enfile finement dans les dédales du premier, avec secrets cachés et Bretagne côtière plus qu’entre les lignes de la marée.
Cela débute par une noyade. Rêve ou cauchemar? Clément n’est pas Moïse et ne sait pas encore partager les eaux malgré les pouvoirs de télékinésie qu’on lui connaît depuis le premier volume. Non, ici, tout commence par une noyade (le puits révèlera des surprises), se poursuit par des mouettes à la Hitchcock, un naufrage de baleines façon cimetière des éléphants, des chauves-souris qui viennent bouffer la paille des paysans.

Et Clément, pauvre garçon de trop bonne famille pieuse, déjà crucifié par son beau-père dès le tome 1, va-t-il se débattre de ces fléaux? L’histoire est aussi dense que le dessin en dresse les contours.

« Le danger nous enveloppe ». « L’enfer est autour de nous ». Le bonheur de lire aussi.

48 pages, 12,90 euros.

Chronique de Jean-Marc Lernould

17 janvier 2008 - 1 commentaire
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« Le Syndrome de Hyde », tome 1 « Traque », de Corbeyran et Guérineau (scénario) et Defali (dessin). Delcourt.

hyde1_traque.jpgLe trio d’auteurs bordelais s’attaque à une trilogie fantastique après que les deux premiers aient signé le célèbre « Chant des Stryges » tandis que le dessinateur s’est frotté à « la Loi des douze tables ».

Le récit se partage entre deux époques. L’album s’ouvre d’abord sur une équipée archéologique en Iran au XIX ème siècle. L’ouverture d’un tombeau dégage des gaz étranges et révèle un corps entravé, comme si on avait eu peur qu’il ne s’échappe. Premier mystère.

Vient alors la période quasi contemporaine dans le Paris de 2015 où un agresseur déroutant et pour le moins bestial provoque l’intervention d’un agent d’Europol. Ce premier tome navigue entre ces deux périodes.

On ne trouve pas ici de grande nouveauté et on peut regretter un dessin assez froid qui ne parvient pas à restituer une ambiance glauque propre à ce thème. La suite sera-t-elle plus dense?

56 pages, 12,90 euros.

Chronique de Jean-Marc Lernould

21 novembre 2007 - Aucun commentaire
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« La Conjuration d’Opale », tome 3 « Les Gemmes », de Corbeyran et Hamm (scénario) et Hamm (dessin et couleur). Dargaud.

opale3.jpgRetour en 1628 en pleine guerre de Trente ans où l’on retrouve trois personnages hétéroclites: Walaya l’aventurière, Joachim l’alchimiste et Erik le puissant mercenaire. Ce sont eux qui forment la fameuse Conjuration d’opale à la recherche justement de trois de ces pierres dont chacun a hérité. Le hic est qu’ils ne sont pas seuls à s’enquérir de ces objets qui sont censés permettre le déchiffrement des prophéties de Nostradamus.

Ce troisième volume se passe presque essentiellement à Anvers dont le port est bloqué par une épidémie de peste et où l’on craint les troupes du redoutable Wallenstein qui s’approchent de la cité.

Les scénaristes misent sur des rebondissements sur fond d’ésotérisme mais ce quasi huis clos nuit un peu au développement de l’intrigue. Que l’on se rassure, il restera encore à découvrir dans le quatrième tome. Quant au dessin de Grun il reste toujours aussi perfectionniste et fouillé. Une série à suivre.

48 pages, 11 euros.

Chronique de Jean-Marc Lernould

6 octobre 2007 - Aucun commentaire
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« Le deuxième cercle », Imago Mundi 10, de Brahy, Corbeyran et Braquelaire. Dargaud.

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Suite et fin du récit amorcé avec « La colline blessée » il y a quelques mois. Les auteurs ont dérogé au principe de parution simultané des deux tomes de chaque diptyque, amorcé dès l’origine de la série, ainsi qu’aux couvertures jumelées. Qu’importe. Un peu d’attente (pas trop) reste supportable. D’autant que le premier tome ménageait sa part de suspense, même si Corbeyran et Braquelaire vendaient une partie de la mèche dans les pages de garde. « Le deuxième cercle » apporte son lot de réponses aux nombreuses questions soulevées par le premier volet de ce qu’il est convenu d’appeler le  « Dossier V », rendant à la série sa dimension scientifique, voire même pédagogique. La logique y gagne ce que le fantastique y perd… L’ensemble, pour le coup, se fait largement plus verbeux, mais finalement pas pire qu’un discours d’économie générale façon Jean Van Hamme dans « Largo Winch ». Imago Mundi reste de fait une série solide et intéressante. Dans sa catégorie, une valeur sûre.

48 pages. 9,80 euros.


Chronique de Philippe Belhache


1 septembre 2007 - Aucun commentaire
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« La colline blessée », Imago Mundi 9, de Brahy, Corbeyran et Braquelaire. Dargaud.

Une fois n’est pas coutume, la nouvelle livraison d’Imago Mundi arrive seule. Les auteurs avaient pourtant pris le parti - conjointement avec les éditions Dargaud - de ne concevoir que des diptyques dont les deux volets paraissaient jusqu’ici simultanément. La méthode ne change pas, seul le rythme de parution diffère. « La colline blessée » est dès lors un album particulièrement frustrant, les deux complices Corbeyran et Braquelaire faisant preuve d’un savoir-faire redoutable dans leur domaine de prédilection, le thriller scientifique. Le pitch ? Comme de coutume, l’équipe d’Imago Mundi est appelée sur un site archéologique pour y mettre en oeuvre une technologie de pointe en matière d’imagerie. La petite troupe débarque dans un contexte troublé, plusieurs groupes - un duo de pilleurs de tombes (?), des militants écologistes manipulés, un commanditaire ami de la famille - agissant au gré de desseins qui leurs sont propres. Avec en toile de fond une dimension fantastique, le mystère subsistant sur l’apparition de « crops circles », cercles géants naissant « spontanément » dans les champs de maïs de la campagne environnante du Wiltshire. De fait, les thèmes développés ici ont souvent été utilisés séparément, tant en bande dessinée qu’en littérature ou même au cinéma. « La colline blessée » n’en reste pas moins un thriller surprenant, mis en scène dans un contexte politique cohérent. Scénariste prolifique, Éric Corbeyran signe avec Imago Mundi l’un de ses titres les plus solides, travail effectué à quatre mains avec son ami Achille Braquelaire, professeur d’informatique à l’université de Bordeaux. Ce dernier apporte sa caution scientifique autant qu’une ouverture sur les différents champs d’application de l’imagerie scientifique, dont le bonhomme s’est fait spécialité. Luc Brahy, aux pinceaux, fait siennes les vues des deux complices en écriture pour offrir dynamisme et crédibilité au premier volet de ce qu’il est convenu d’appeler « Le Dossier V ». La suite ? Les auteurs nous feront moins languir que ceux de Largo Winch. La conclusion du diptyque, « Le deuxième cercle », est d’ores et déjà programmée pour juin 2007.

Chronique de Philippe Belhache

15 mars 2007 - Aucun commentaire
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