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« Garrigue », tome 2, de Berlion et Corbeyran. Dargaud.

Parus à quelques mois d’intervalle à peine, les deux tomes de « Garrigue » prennent toute leur saveur à être lus d’un seul jet. Corbeyran a en effet parsemé le premier opus de nombreuses questions et intrigues sans réponses comme ce meurtre sans mobile apparent qui ouvre ce diptyque. Avec ce tome 2, qui achève l’histoire, les pièces d’un puzzle savant s’emboîtent peu à peu les unes dans les autres pour former un canevas peu reluisant, malgré le soleil plombant du Midi de la France.

On revient sur cette association de quatre copains, petits escrocs à temps perdu, autant par jeu - plumer un pigeon les fait doucement rigoler - que par intérêt financier. Mais leur dernier coup est dévoilé dans toute sa splendeur, dix ans plus tard par l’un des protagonistes du quatuor, un ancien gendarme un peu ripoux sur les bords, mais tourmenté par la découverte de papiers d’identité cachés. Saisi d’un pressentiment, puis de remords, il mène alors une enquête rétroactive sur l’ultime fait d’arme de ses anciens camarades, pour découvrir une réalité sordide. Le désir de rédemption fait surface, tout comme la révélation d’être passé à côté de la femme qui n’attendait que lui.
L’intrigue est soignée, magnifiquement illustrée par le trait réaliste de Berlion (également coloriste), qui parvient à nous faire entendre le chant de tristes cigales.

48 pages, 13 euros.

Chronique de Jean-Marc Lernould

24 septembre 2008 - Aucun commentaire
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« Les Aventures extraordinaires de Nelson Lobster », tome 3, « l’Oeil de Zaya », de Corbeyran et Calvez. Delcourt.

lobster3.jpgSuite et fin des aventures de Nelson Lobster, ce conteur infatigable, qui narre par bribes sa drôle d’histoire à sa compagne de voyage, Akane. Dans un univers à la fois fantasmagorique, démoniaque mais teinté de piraterie traditionnelle, Nelson part en fait à la recherche de ses origines, lui qu’on a trouvé dérivant sur l’Océan au creux d’une barrique, accompagné en tout et pour tout d’un œil de sorcière enfermé dans un bocal, d’un sac de curieuses pièces d’or et d’une pince homard. Voilà un rébus qu’il devra s’efforcer de résoudre tout en combattant les forces appelées tout droit de l’enfer par une magicienne pas très cool.

Nelson et Akane échouent sur une petite île habitée par une poignée de déserteur et y retrouvera les restes de ses géniteurs, non sans avoir diverti son auditoire par quelques faits d’armes anciens.

Le dessin de Florent Calvez est agréable et la série se lit plaisamment, sans être pourtant révolutionnaire. Elle mérite en tous cas une place sur les rayons de votre bibliothèque.

L’infatigable Corbeyran vient également de publier le tome 6 de « Weëna » et planche sur le quatrième volet du « Régulateur » avec Moreno, ainsi que sur le « 3ème oeil », une histoire en deux tomes dessinée par Espé.

48 pages, 12,90 euros.

Chronique de Jean-Marc Lernould

22 septembre 2008 - Aucun commentaire
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Alice au pays des bulles

BANDE DESSINÉE. La bordelaise Alice Picard a remporté un prix lors du concours international de manga organisé par le ministère des Affaires étrangères japonais
 

Photo Laurent Theillet


Alice Picard est au Japon, un pays qu’elle connaît, un pays qui la fait rêver. Mieux : un pays qui reconnaît son travail et vient de la récompenser, avec son scénariste Éric Corbeyran, pour le premier tome de « Okhéania ». « Okhénia », c’est l’histoire de deux amis qui découvrent, en même temps que le lecteur, le monde dans lequel ils vivent : la planète Océania, recouverte de végétations, et pleine de secrets tabous. Près de 400 BD originaires de 46 pays différents étaient en lice pour le concours international de mangas. Alice a reçu le second prix, à l’image de deux autres dessinateurs.

Le souci du détail. Pourquoi a-t-elle fait la différence ? « On retrouve dans sa BD les thèmes forts et souvent constitutifs des mangas japonais : l’amitié, la transgression des règles. Et aussi l’écologie », suppose Pierre-Mony Chan, son compagnon, lui aussi dessinateur de BD. Mais parce que le fond ne suffit pas dans le monde des bandes dessinées, Alice imprime sa patte sur ses planches : « Son travail est soigné jusque dans les moindres détails. Chacun de ses personnages a sa propre existence, y compris les plus petits au fond d’une foule. Ils font tous quelque chose et sont habillés en conséquence », détaille Pierre-Mony. Et puis, son passage par l’animation et les studios Disney - elle a travaillé sur le film d’animation « Tarzan » - a laissé ses traces : « Ses dessins prennent une dimension plus théâtrale, il y a une vraie mise scène, ses personnages ne sont pas juste posés, indique son compagnon. Il y a toujours une impression de vie qui se dégage de ses dessins, ça pourrait se mettre en mouvement devant nous. » 

« Okhéania ». Et en effet, les personnages surfent sur une vague verte en Océania avec des détails impressionnants. Même constat dans sa première série, la BD « Weëna », où les personnages s’animent sous nos yeux, marchant dans les rues, s’entre-tuant parfois. Et la recette marche : « Weëna », ce sont déjà 6 tomes et un second cycle en projet. Quant à « Okhéania », le premier tome vient donc d’être récompensé, alors que le second sort en librairie demain. Alice vit de son travail. Son travail est reconnu. Elle n’a qu’une crainte pour son avenir proche : Alice travaille à l’Espace 29, atelier d’artistes, qui risque de fermer ses portes, faute de financement.

Article de Sophie Guesné
(paru le 4 septembre dans Sud Ouest, édition de Gironde)

20 septembre 2008 - Aucun commentaire
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Quelques lectures pour la rentrée (2)

marziint.jpgDéjà lu ? Chaque nouvelle intégrale appelle la question. Surtout lorsqu’il s’agit d’une série en cours, portée aux nues par nos soins. En offrant une nouvelle jeunesse à la série « Marzi », chronique du quotidien d’une enfant  - Marzena Sowa elle-même – dans la Pologne des années 80, Dupuis va pourtant au delà de la simple opération commerciale. Ce « Marzi (1984-1987) » est bel et bien la reprise des trois premiers albums. Ces derniers, parus en format classique cartonné-couleur, étaient « trop vite assimilé aux albums jeunesse », dixit l’éditeur. Le titre est alors refaçonné pour lui donner une nouvelle identité. «  Marzi »  adopte aujourd’hui le format d’un roman graphique de 264 pages, redécoupé en, quatre cases par pages, en bichromie grise et rouge. L’effet est saisissant, renforçant l’idée de décalage, mais aussi le sentiment d’intemporalité qui se dégageait du récit. Profondément ancré dans l’actualité polonaise des années 80, ce dernier  semble pourtant issu de la réalité sociale des années 50. Marzena Sowa évoque ces années avec simplicité mais sans candeur, par les yeux de l’enfant qu’elle était alors. Le graphiste Sylvain Savoïa, adapte son style, jouant sur différents niveau réalistes ou semi-réalistes pour conserver toute sa fraicheur à cette chronique sociale  tout en lui conservant authenticité et crédibilité. A (re)découvrir d’urgence. En attendant la suite , retour sur les années 1987 à 1989, précédant juste la chute du mur de Berlin, à paraître en 2009.

« Marzi, 1984-1987 », de Marzena Sowa et Sylvain Savoïa. Dupuis. 264 pages. 25 euros.

resistancesanglier.jpgUn coup de cÅ“ur, Monsieur ? « Stéphane Levallois. Graphiquement, c’est une tuerie… » Le compliment est sincère. Il l’est toujours, venant d’un auteur aussi exigeant que peut l’être Christophe Chabouté.  Encore peu connu du grand public pour son Å“uvre en bande dessinée, Stéphane Levallois est cependant loin d’être le premier venu. Graphiste, designer, strory-boarder mais aussi réalisateur de court-métrages, ce diplômé de l’Ecole supérieure d’art graphique de Penninghen nous avait laissés orphelins avec  « Noé », un premier roman graphique remarqué, paru en 2000 aux Humanos. Et ensuite ? Silence BD, l’homme se testant sur d’autres  formes de supports ou de médias.  « Le dernier modèle », récit en grande partie autobiographique,  a marqué en 2007 son entrée dans la maison Futuropolis. « La Résistance du sanglier » est leur seconde collaboration, après un petit détour par le catalogue jeunesse de Sarbacane. Et le résultat est toujours aussi parfait. Levallois y évoque la mémoire de son grand père, résistant durant la Seconde Guerre mondiale, usant de la mémoire mais également du ressenti, portrait sensible d’un homme ordinaire pris dans l’engrenage d’événements extraordinaires. L’auteur a choisi d’évoquer la mémoire de cet homme qu’il n’a jamais connu en lui donnant les atours d’un sanglier, forme héritée d’un souvenir d’enfant, celui d’une table aux pieds en tête d’animaux.  Un choix assumé et parfaitement intégré qui donne au récit des allures de fable tragique. La finesse de son trait, le choix du lavis, le travail sur l’ombre et la lumière, l’expressivité des visages et des attitudes, les outils narratifs tels que les allez-et-retours dans le temps… Tout est maîtrisé, rien (ou peu) n’est laissé au hasard, l’émotion se nichant entre les silences. Une plongée sensible dans l’Histoire, faite d’héroïsme ordinaire, de faits avérés et drames suggérés. Et parallèlement une belle réflexion sur l’absence.

« La Résistance du sanglier », de Stéphane Levallois. Futuropolis. 120 pages. 23 euros.

climax2.jpgLe deuxième volume de la tétralogie « Climax », série dérivée d’Imago Mundi, est aujourd’hui dans les bacs. Après avoir suivi Leïa Lewis dans ses pérégrinations polaires, les auteurs s’intéressent à celles, durant le même temps, de son binôme d’Imago Mundi, Loïc Mellionec. Les deux amis se retrouvent au bout du monde dans des circonstances dramatiques,  au terme de trajectoires finalement plus convergentes que parallèles. Eric Corbeyran a suffisamment de métier pour nous faire digérer ses choix narratifs, ce dispositif d’allers-et-retours dans le temps qu’il impose. Le propos sur les recherches menées au pôle – qui prend toute sa valeur dans le cadre de l’Année polaire internationale – s’avère tout aussi passionnant, Achille Braquelaire restant garant de la bonne tenue du propos scientifique. Le thriller, par ailleurs conserve ses droits, courses-poursuites et retour d’anciens ennemis à la clef. Pas de très grandes avancées dans l’intrigue, donc, mais des informations distillées avec expérience au fil d’un album solide. Ce qui alimente d’autant la frustration des lecteurs. Il ne reste qu’à ronger son frein en attendant le troisième volume.

« Vostok », Climax 2, de Brahy, Corbeyran, Braquelaire. Dargaud. 48 pages . 10,40 euros.

robin21.jpgUn petit dernier pour la route, dans un registre plus léger. Robin Dubois, pour beaucoup, c’est un plaisir « proustien ». Cette première collaboration de Turk et De Groot, bien avant « Clifton » ou « Léonard », conserve une saveur particulière, série à l’humour potache ne reculant devant aucun calembour ni aucun anachronisme, la légende de Sherwood n’étant que prétexte à délires et autres considérations (bien) frappées au coin du non-sens. La reprise graphique de la série, l’an dernier, par Diaz et Borecki lui a redonné un coup de jeune. Le travail des deux hommes, lesquels ont opté pour une stricte conformité avec les codes de Turk, semble avoir donné un nouvel élan à cette usine à gags qu’est Bob de Groot. Reste l’éternelle question de savoir si faire du neuf avec du vieux – de nombreux titres ont été repris ces dernières années - fait avancer la cause du Neuvième Art. Mais bon. Une petite madeleine, de temps à autres, ça ne peut pas faire pas de mal…

« La bourse ou l’habit ? », de Bob de Groot, Turk, Miguel  Diaz et Ludo Borecki. Le Lombard. 48 pages. 9,25 euros.

Chronique de Philippe Belhache

« Le Territoire », tome 6 « Avènement », de Corbeyran et Espé. Delcourt.

territoire.jpgC’en est donc fini. Fini de ce « Territoire », aux frontières de la vie et de la mort, aux frontières de la raison et de la folie. La série s’achève sur ce sixième volume, hantée par les peintures de Jean-Pierre Ugarte, cet artiste du sud-ouest qui a su semer le doute chez les autres créateurs que sont Corbeyran et Espé. On peut d’ailleurs admirer ses œuvres sur son site perso (http://perso.wanadoo.fr/ugarte), aussi puissantes qu’inquiétantes, tout comme les œuvres du Libournais Poumeyrol avec lequel il avait signé un ouvrage collectif.

Mais cette fin n’est pas pour autant libératrice, car si l’Armaguedon se profile depuis les tomes 4 et 5, Corbeyran n’est pas du style à tirer un trait définitif sur des questions existentielles.

Dans ce sixième opus « l’équipe première » c’est réduite à la portion congrue. Exit Sarah, Kim, Kate et Sanders qui n’ont pas survécu au tome 5. Reste Nigel, à la recherche d’une mort-vivante, Kirstie, Helen la psychanalyste incrédule, Jo le chaman, et Wendy, l‘amie. Restent surtout les troublantes visions d’un autre monde chaotique vide de toute vie, lourd de cauchemars, qui s’imposera ou pas? A l’issue de cette série, les esprits cartésiens de cet univers ont du mal à reconnaître une autre réalité. La porte reste ouverte vers d’autres futurs, peu recommandables. Brrr…

48 pages, 12,90 euros.

Chronique de Jean-Marc Lernould

7 juillet 2008 - Aucun commentaire
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« Garrigue », tome 1 par Eric Corbeyran et Olivier Berlion (Dargaud)

garrigue-1.jpgPour un nouvel épisode de Tony Corso, il faudra patienter une année de plus. Car Olivier Berlion a décidé cette année de travailler à nouveau avec son ami et complice de longue date, Eric Corbeyran (« Le cadet des Soupetard », « Sales mioches »…). Le résultat de ce nouveau travail en duo, c’est le premier tome d’un diptyque intitulé « Garrigue », un polar provençal sur fond de mystère et de règlement de comptes. Après « Lie-de-Vin » et le très réussi « Rosangella », les deux compères s’intéressent à nouveau à « un personnage de la vie ordinaire, de province, un antihéros en quelque sorte ». Il s’agit de Martial, gendarme à la retraite dans le sud de la France. La BD commence par un meurtre. Puis se poursuit par un enterrement. Rien de bien folichon, dans un décor en plus de Provence comme on ne l’aime guère (aride et hostile), mais notre curiosité, en même temps que celle de Martial va monter crescendo dans ce récit haletant et quelque peu stressant.

A la fin du T1, on se doute bien que le gendarme en question, fâché que ses amis l’aient trahi, va envoyer du lourd dans le tome suivant, prévu d’ici trois mois. Histoire de ne pas laisser retomber le soufflé et surtout l’envie des lecteurs de connaître la suite. Que l’on lira, pour notre part, cet été avec grand plaisir, allongé sur un matelas au bord de la plage du Lavandou et non pas dans un coin de garrigue sombre et inquiétante… Chacun son petit coin de Provence !

T1, 48 pages, 13 euros

Chronique de Christophe Berliocchi - http://berlio.skyrock.com

13 juin 2008 - Aucun commentaire
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« Uchronie(s) », « New York » tome 1, de Corbeyran et Defali. Glénat.

uchronies.jpgCorbeyran continue d’amasser les albums, et ce n’est qu’un début puisque la série « Uchronies » comprendra au total 10 albums: 3 volumes pour New Byzance, autant pour New Harlem et New York, l’épilogue devant être dessiné par Chabbert. Pour ce premier tome de « New York », c’est Defali qui a pris le graphisme en main, prolongeant le réalisme de la saga. Cette fois le récit se déroule à notre époque, contrairement au futurisme des albums parallèles, et la fameuse uchronie ou histoire décalée, est absente.

On assiste au réveil de Zack Kosinski, un jeune homme plongé depuis dix ans dans le coma, qui va découvrir peu à peu sa véritable identité. Les mystères à percer sont en effets nombreux, depuis le rôle de son père, qui a provoqué ce long sommeil, à l’étrange et confortable compte en banque qui lui est attribué, en passant par l’étroite surveillance dont Zack fait l’objet. Il n’est guère assisté dans sa quête de vérité que par Tia, une infirmière qu’il a convaincu de travailler pour lui, et qui semble elle-même cacher quelques secrets. Il devra également élucider l’origine d’une certaine prescience qui fait surgir des visions, et un léger malaise. Quelle est la vraie réalité pour Zack, qui navigue entre trois mondes?

54 pages, 12,50 euros.

Chronique de Jean-Marc Lernould

12 juin 2008 - Aucun commentaire
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« Le désert blanc », Climax 1, par Eric Corbeyran, Achille Braquelaire, Luc Brahy. Dargaud.

climax.jpgUne nouvelle série de l’inépuisable Corbeyran ? Oui et non. Les observateurs les plus avisés auront reconnu le trio d’auteur de la série « Imago Mundi », dont « Climax » est effectivement un spin off, traité comme un titre à part entière. Planifié en quatre tomes, le récit met en scène Leïa Lewis en pleine mission polaire, employée par une station scientifique étudiant les conséquences du réchauffement climatique. Une mission acceptée pour sortir l’agence Imago Mundi d’une bérézina financière faisant directement suite aux événements relatés dans le diptyque « La colline blessée » / « Le deuxième cercle ». Corbeyran et son complice scientifique Achille Braquelaire entendent bien entendu faire passer un message, sur fond d’Année polaire internationale. « Climax », à l’instar de ses aînés, reste cependant un thriller, avec ce qu’il faut d’enjeux de pouvoir et d’argent. Et des enjeux personnels pour Leïa Lewis, intriguent dont les auteurs dissimulent à peine les fils…  Luc Brahy met tout cela en scène avec sa patte habituelle, graphisme solide mis en valeur par le très beau travail de la coloriste Bérengère Marquebreucq.

48 pages. 10,40 euros.

Chronique de Philippe Belhache
 

23 avril 2008 - Aucun commentaire
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« Le Territoire », J-15

Comme d’hab’ Espé s’est appliqué pour ses dédicaces (en dessin, Kim, l‘une des héroïnes du tome 5), lors du salon « Bulles d’Ombre » qui vient de se dérouler à Toulouse. Seul regret, ne pas avoir pu repartir avec le dernier tome du « Territoire », que l’éditeur ne mettra en librairie que dans une quinzaine de jours. Bonne nouvelle par contre, Espé et Corbeyran ont débuté une nouvelle série dénommée « le Troisième oeil », « un scénario fait sur mesure pour moi » assure le dessinateur. Amis du fantastique…

espe.jpg


21 avril 2008 - Aucun commentaire
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« Les aventures extraordinaires de Nelson Lobster », tome 2 « Les Enfants d’Orqueline » , de Calvez et Corbeyran. Delcourt.

R lobster2.jpgetrouvé dérivant dans un tonneau dans le premier tome, Nelson Lobster, tout bébé, est protégé par un œil de sorcière enfermé dans un bocal. Ce qui ennuie bien la Grande Blême (la Mort en personne) qui sous un joli visage crève de haine pour venir à bout de ce Nelson. Bien obligée de sceller un pacte avec celui qui devient vite un brillant mousse adolescent, et qui vivra tant qu’il n’aura pas terminé la rédaction de ses mémoires… qu’il fait traîner.

On retrouve dans le second volume ce monde de pirates digne du XVIIIème siècle, avec une large touche de fantastique en plus. Cette fois, le Nelson, rusé mais pas amiral, va devoir retrouver une princesse sur une île où deux camps s’affrontent de façon absurde depuis des lustres, sans savoir pourquoi. Entre temps la Grande Blême perd patience et cherche le dernier grain de sable qui mettra un terme à l’existence de cet éternel récalcitrant.

Nous ne sommes pas là dans le monde de l’héroïc fantasy mais dans un conte de fée plaisant et héroïque digne des livres de chevet de notre enfance. Avec une mention particulière pour le dessin et les couleurs de Florent Calvez, très élégant dans son trait et qui sait faire briller les couleurs les plus sombres. Vous pourrez d’ailleurs voir bientôt ses magnifiques dédicaces sur le blog.

56 pages, 12,90 euros.

Chronique de Jean-Marc Lernould

26 février 2008 - Aucun commentaire
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