Festival BD des Hauts de Garonne : Coteaux à bulles
FLOIRAC (33). Le septième épisode du festival BD des Hauts de Garonne se déroule ce week-end. Expositions, débats dédicaces et éclectisme sont encore au menu.
Si d’aventure l’on cherche une des actions emblématiques intercommunales sur ces hauts de Garonne malmenés socialement et économiquement, on a les Bulles. Des bulles qui se baladent depuis quatre ans maintenant sur les quatre communes du Grand projet des Villes. Des bulles qui pétillent un peu plus le temps d’un week-end où plus de 5000 personnes viennent les goûter, mais qui se forment et se développent toute l’année, au fil de venues d’artistes, de résidences, de travail en milieu scolaire. De la vraie BD champagne pour tout le monde.
Après le gros succès de la sixième édition à Cenon, le festival poursuit son habitude nomade. Et c’est sur deux sites assez proches qu’il a installé ses planches à Floirac, afin de célébrer l’ouverture de la M270, maison des savoirs partagés qui complètera l’espace du gymnase Jean-Raymond-Guyon
Ici on respecte les fondamentaux : les dédicaces et les débats pour les fondus de la case enchantée. Mais d’autres exigences sont au menu de ces Bulles : un niveau professionnel chez les 90 auteurs invités sur les deux journées, un éclectisme revendiqué, assumé, valorisé. « Je tiens aussi à ce quel’on trouve des dessinateurs débutants à côté des grosses pointures », souligne Jean-Luc Peyroutet de Passage à l’art, l’association organisatrice.
L’homme est aussi conseiller pédagogique, version éclairée et partageuse. Alors un auteur en résidence depuis deux mois (Didier Millotte), alors des parcours BD proposés à toutes les classes ou associations des quatre communes du GPV. Alors des ateliers, des rencontres avec des dessinateurs, des scénaristes. Alors 90 groupes touchés d’octobre à aujourd’hui. Alors des expositions. « J’ai eu le déclic quand une élève m’a dit un jour « un auteur, je croyais que c’était mort », raconte Peyroutet. Tout est dit.
Autre maître-mot : les créations. Outre les expos scolaires, un auteur coup-de-coeur (le Bordelais Alfred cette année mais aussi Max Cabannes au forum de la BD au centre commercial Rive droite à Lormont jusque ce soir), de l’interactivité (le module Takachercher), de l’audiovisuel (une expo sur Oliver Twist). Un espace multimedia permettra de surfer sur le monde de la BD si d’aventure, les 90 auteurs présents ne suffisaient pas.
Pas de distingo dans les auteurs mais bon, citons quand même quelques tendances : l’univers de Dofus (éditions Ankana) avec les auteurs Crounchann, Ancestral Z, Mojojojo, Hiottin et Aris. Phénomène incontournable et c’est tant mieux : le manga sera représenté par plusieurs auteurs de la collection Shogun (Humanoïdes associés) : Lylian, Ueza, Dune, Ed Tourriol ou encore Shong. Il sera aussi intéressant de criser plusieurs auteurs de la collection Ex-Libris, dont les adaptations de « Oliver Twist » et du « Tour du monde en quatre-vingts jours » passionneront petits et grands.
Ajoutez un coup de projecteur sur la BD africaine (thème de l’année à Floirac), deux auteurs récompensés (David Prudhomme et Guillaume Trouillard) deux libraires, deux éditeurs, trous micro-éditeurs, un prozine, deux fanzines, trois libraires d’occasion et d’ouvrages de collections, un libraire spécialisé para-BD et vous aurez le deuxième salon BD après Angoulême.
Article de Yannick Delnest


Ici, on ne vient pas avec la liste de ses auteurs préférés, ceux dont on connaît par coeur les crobards et la trombine. Ici, la présence d’une interprète, d’habitude plus spécialisée dans les traductions judiciaires, est nécessaire pour échanger avec les auteurs. Mais le Pavillon de Chine, tout en rouge et transparences dans la cour de l’Hôtel de ville, attire pourtant bien des curieux, et certains viennent même en pays de connaissance.
Du Champ-de-Mars aux allées de New-York, Angoulême vire à la BD d’aujourd’hui à dimanche. Pour sa 35e édition, le Festival international de la bande dessinée revient dans un centre-ville enfin débarrassé de ses pelleteuses.
Suivez le chat… La mascotte imaginée par Lewis Trondheim se balade d’oriflammes en panneaux indicateurs. Donc, si vous voyez le Fauve, le Festival de la BD n’est pas loin. D’autant que cette année, les travaux et les surprises sont finis, le monde de la BD se concentre au centre-ville.
Les entichés de la bulle vont être gagas. Aujourd’hui s’ouvre au CNBDI « Fous de BD ! », une nouvelle exposition composée de collections personnelles, celles des amis du musée de la Bande dessinée. Sur deux étages, une foule d’objets, du plus commun à l’extravagant. Du pin’s d’une valeur de cinq euros à la planche originale estimée à 150 000 euros. Plaisir visuel assuré devant un troll de trois mètres de haut au rez-de-chaussée ou une collection de vinyles colorés au niveau supérieur. Des centaines de pièces, inconnues du grand public seront ainsi dévoilées.