logo

Le FIBD recrute son jury junior

La prochaine édition du Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême se tiendra du 29 janvier au 1er février 2009. Parmi les neuf prix du Palmarès Officiel du Festival, celui de l’Essentiel Jeunesse revêt une importance particulière : il est décerné pendant le Festival par un jury spécifique de sept jeunes de 9 à 14 ans, choisis par l’équipe du Festival.
  

Le Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême et la Caisse d’Epargne offrent aux jeunes lecteurs l’occasion de manifester leur passion pour la bande dessinée et leur intérêt pour l’actualité de celle-ci, en faisant acte de candidature par écrit, jusqu’au mardi 14 octobre. Les 7 membres du jury reçoivent la vingtaine d’albums sélectionnés par le comité de sélection dans la Sélection Jeunesse afin d’élire l’album lauréat, lors de la délibération du jury, qui se tiendra le jeudi 29 janvier 2009 à Angoulême.
 
Pour faire acte de candidature, jusqu’au 14 octobre 2008, écrire à :
  

Céline Bagot - Responsable Jeunesse

Festival International de la Bande Dessinée

74, rue de Rome – 75008 Paris
 

14 juin 2008 - Aucun commentaire
Classé dans : Actualités Tags: , ,

Le festival de la BD d’Angoulême 2009 se prépare à quatre mains

dupuy_berberian.jpgFIBD. Le tandem Dupuy-Berberian, lauréats du Grand prix 2008, est revenu à Angoulême. L’édition 2009 se peaufine.

Cerbère en avait trois, l’hydre sept, Dupuy et Berberian en cumulent deux. Deux têtes pensantes et quatre mains pour présider le Festival international de la bande dessinée (FIBD) 2009. Un nombre bien suffisant pour animer une manifestation qui leur correspond. Hier, les deux quadras papas de « Monsieur Jean » sont revenus pour la première fois depuis leur couronnement à Angoulême, jouer les dignes ambassadeurs.

« Nous voulons une continuité pour l’édition 2009, commence Philippe Dupuy. Depuis quelques années, les changements apportés par nos prédécesseurs comme Zep et Lewis Trondheim, collent avec notre idée du festival. »

De grands noms. Ils souhaitent poursuivre les classiques bien ancrés comme les concerts de BD, les matches d’impro (dont nos deux auteurs sont friands) et les masterclasses. Éviter l’ennui des files d’attente lors des dédicaces, car « quand un festivalier repart en ayant le sentiment de ne pas avoir tout vu, on est sûr qu’il va revenir ! » Deux artistes gouailleurs qui, pourtant, tiennent leur langue. Pas question de dévoiler les détails de la programmation, ce n’est pas encore l’heure. « On aura de grands auteurs américains qui, d’habitude, déclinent l’offre, confie Benoît Mouchart du FIBD. Et des surprises venues de l’hémisphère sud. » Pour le reste, motus.

Non contents d’être le premier « couple » récompensé par le Grand prix, les deux compères signent aussi dans de nombreuses maisons d’édition. Les suivre tient parfois de la gageure, tant leur production est prolifique et disséminée. « En fait, on suit les gens qui travaillent avec nous depuis longtemps plutôt qu’une édition quelconque », rassure Charles Berberian. Et Philippe Dupuy d’enchaîner : « Je pense que c’est notre atout pour la présidence du jury au FIBD. On ne défendra pas une chapelle plus qu’une autre. La qualité des livres, voilà ce qui importe. »

Coup double. Doux comme des agneaux, ces assidus de « Fluide glacial » ? Leur air débonnaire s’envole devant la situation du marché de la bande dessinée. « On revient à l’étouffement de 1985, analyse Charles Berberian. Il y a des éditeurs qui font du tort à la profession en produisant à tour de bras sans lire les livres. » Philippe Dupuy enfonce le clou : « Ceux qui morflent dans ces arrangements mercantiles, ce sont les auteurs. » Coups de coeur et coups de gueule ne seront donc pas absents de cette double présidence, qui s’annonce piquante.

Pour l’exposition Dupuy-Berberian au CNBDI, pas de détails encore, mais « ça sera une exposition rétrospective ». Et… « On aura des invités surprises ». Bon, une assurance quand même, elle retracera cette longue amitié qui accouche de différents ouvrages. Les deux dessinateurs ne trempent pas leur plume que dans les bulles. Les affiches de film et carnets de voyage ont aussi obtenu leur faveur. Un éclectisme qui va être mis à profit pour l’affiche 2009 du festival. « On va collaborer avec Pierre Di Sciullo, un typographe qui crée ses propres caractères pour en imaginer un original pour la manifestation. » L’organisation du festival révèle également une meilleure communication. « Avec un usage plus développé d’internet », assure le binôme. La suite à leur prochaine bulle.

Dans l’actualité des deux trublions, « Bienvenue à Boboland », le 28 mai, chez Fluide glacial. En projet, un troisième volume, chez Dupuis, des aventures de « Monsieur Jean ».

Article de Emmanuelle Chiron

22 mai 2008 - Aucun commentaire
Classé dans : Chroniques Tags: , , ,

En avril, découvrez Toulouse-sur-BD

poster-2008.jpgLa ville rose va en voir de toutes les couleurs avec un festival organisé par l’association Bulles d’Ombres, la troisième édition devant se dérouler les 19 et 20 avril de 10h à 19h (entrée: 3 euros pour les adultes, 2 euros pour les étudiants, gratuit pour les moins de 7 ans). La jeune association Bulles d’Ombres a pour but de propager l’esprit BD sous toutes ses formes, notamment par le biais de rencontres avec des professionnels, mais elle semble portée sur un éclectisme bienvenu…

Au programme, des séances de dédicaces, des fanzines (Dechained Team avec le Regroupokis, Delirium Tremens, l‘Atelier Croc en Jambe, Suzanne Cazenave), une librairie (Album Bdciné et ses livres neufs), une exposition des différents participants, une initiation aux jeux de rôles, un atelier de reliure. Un concert sera également organisé le samedi soir à partir de 19h avec le groupe Z.Z. Band (des fanas de la BD et du pop-rock).

Les auteurs attendus sur ces deux journées :
- Espé (« Le territoire », Delcourt, une série fantastique très forte, mais aussi la participation à des collectifs).
- Lucien Rollin (du solide avec la très belle série « Ombres » ainsi qu’une participation au « Décalogue » de Giroud pour le tome VIII « Nahik », puis « Blak World », le tout chez Glénat).
- Diane Brants (« Les 4 princes de Ganahan » et « Ether », chez Delcourt).
- Elsa Brants (très prolifique, de Delcourt à Soleil avec « les Chroniques de Magon », « les Contes du Korrigan », « Weëna », etc.).
- Philippe Bringel (« Jed’Kan », Edition Philya).
- Ced (« Contes à dormir debout », Makaka Editions).
- Olivier Daguer  « Ciel en ruine », Paquet).
- Dav (« Les Aventures de Gottfried Studio », Paquet).
- Nicolas Demare (« Merlin, la quête de l’épée », Soleil).
- Guillaume Lapeyre (« Les Chroniques de Magon », Delcourt, « Ether »).
- Olivier Marin (« Michelle », Paquet).

Lieu: salle des fêtes de Limay racrue Xavier Darasse). Bus ligne 3 (arrêt Firmis) ou 37 (arrêt Darasse).

3 avril 2008 - Aucun commentaire
Classé dans : Festivals, Actualités Tags: , , ,

Bulles à succès au festival “Bulles en Hauts-de-Garonne”

FLOIRAC (33). Le Festival Bulles en Hauts-de-Garonne, organisé à la Maison des savoirs partagés et au gymnase Jean-Raymond-Guyon, a attiré plus de 5 500 visiteurs.

Le Festival Bulles en Hauts-de-Garonne est terminé. Jean-Luc Peyroutet, directeur artistique et son équipe sont satisfaits car ils ont relevé le défi durant le week-end d’amener plus de 5 500 personnes vers les deux sites culturels du festival : la Maison des savoirs partagés et le gymnase Jean-Raymond-Guyon.

Les 90 auteurs présents ont pu faire connaître leurs oeuvres quelle que soit leur renommée. Les nombreux bédéphiles venus de nombreuses régions françaises, voire de Belgique en sont les témoins. A l’entrée de la maison des savoirs partagés, les auteurs de deux fanzines étudiants « Zymase » et « Lemmings » exposaient leurs travaux : des cartes et les trois premiers numéros de leur journal.

Historique et humoristique. Dans la salle de spectacle reconvertie en salle d’exposition, les bédéphiles arrivaient en direction de Philippe Caupenne, 65 ans, ancien agent du service communication de La Poste et dessinateur BD depuis 30 ans. Il vient de terminer sa dixième BD, « La chevauchée du Prince Noir » où le héros Sire Tristan aide le roi de France à récupérer le duché d’Aquitaine contre le roi d’Angleterre sur un ton historique accessible aux enfants mais aussi très humoristique.

Un peu plus loin, Bast et Matyo, deux trentenaires bordelais, dédicaçaient « Les Historiettes », BD où ils invitent le lecteur à visiter Bordeaux « à leur manière », avec humour, style « l’équation mathématique entre un rail de tramway et un pneu de vélo ».

Essai transformé. Au gymnase Jean-Raymond-Guyon, Philippe Bigotto, dessinateur, originaire de Sarlat, présentait « Carnet d’Ovalie », carnet de voyage publié avec Thierry Félix, historien. Cet ouvrage original concerne les peuples qui se sont approprié le rugby, non seulement sur le plan sportif mais aussi sur le plan culturel (maoris, argentins, irlandais, africains du sud). Ce livre est constitué d’aquarelles, de tableaux, de notes et de croquis ce qui lui confère son originalité.

Le dessinateur chinois, Jian Yi, pour « Dieu singe », a été très sollicité durant ces deux jours de salon afin de dédicacer « Les Aventures d’un sémillant roi des singes qui devint immortel ». Les dessinateurs belges AncestralZ et Mojojojo, « pères » des 8 tomes de Dofus, ont eu énormément de succès auprès des préados et adeptes du jeu Dofus sur internet, pour ce jeu mélange de japanimation, comics et BD européenne.

Article de Martine Guillot

Rendez-vous pour les huitièmes Bulles en Hauts-de-Garonne à Lormont, le dernier week-end de mars 2009.

2 avril 2008 - 2 commentaires
Classé dans : Festivals, Actualités Tags: , , ,

Escale du livre à Bordeaux : la BD sera bien représentée

Les festivals se succèdent sur l’agglomération bordelaise, pour le plus grand plaisir des lecteurs. Prochain rendez-vous les 4, 5 et 6 avril avec la sixième édition de l’Escale du livre. La BD sera particulièrement bien représentée cette année avec des débats, spectacles, dédicaces, blogs… On vous a synthétisé le programme BD dans une page spéciale à découvrir ici!

escaledulivre.jpg

31 mars 2008 - Aucun commentaire
Classé dans : Chroniques Tags: , , ,

Festival BD des Hauts de Garonne : Coteaux à bulles

FLOIRAC (33). Le septième épisode du festival BD des Hauts de Garonne se déroule ce week-end. Expositions, débats dédicaces et éclectisme sont encore au menu.

Si d’aventure l’on cherche une des actions emblématiques intercommunales sur ces hauts de Garonne malmenés socialement et économiquement, on a les Bulles. Des bulles qui se baladent depuis quatre ans maintenant sur les quatre communes du Grand projet des Villes. Des bulles qui pétillent un peu plus le temps d’un week-end où plus de 5000 personnes viennent les goûter, mais qui se forment et se développent toute l’année, au fil de venues d’artistes, de résidences, de travail en milieu scolaire. De la vraie BD champagne pour tout le monde.

Après le gros succès de la sixième édition à Cenon, le festival poursuit son habitude nomade. Et c’est sur deux sites assez proches qu’il a installé ses planches à Floirac, afin de célébrer l’ouverture de la M270, maison des savoirs partagés qui complètera l’espace du gymnase Jean-Raymond-Guyon

Ici on respecte les fondamentaux : les dédicaces et les débats pour les fondus de la case enchantée. Mais d’autres exigences sont au menu de ces Bulles : un niveau professionnel chez les 90 auteurs invités sur les deux journées, un éclectisme revendiqué, assumé, valorisé. « Je tiens aussi à ce quel’on trouve des dessinateurs débutants à côté des grosses pointures », souligne Jean-Luc Peyroutet de Passage à l’art, l’association organisatrice.

L’homme est aussi conseiller pédagogique, version éclairée et partageuse. Alors un auteur en résidence depuis deux mois (Didier Millotte), alors des parcours BD proposés à toutes les classes ou associations des quatre communes du GPV. Alors des ateliers, des rencontres avec des dessinateurs, des scénaristes. Alors 90 groupes touchés d’octobre à aujourd’hui. Alors des expositions. « J’ai eu le déclic quand une élève m’a dit un jour « un auteur, je croyais que c’était mort », raconte Peyroutet. Tout est dit.

Autre maître-mot : les créations. Outre les expos scolaires, un auteur coup-de-coeur (le Bordelais Alfred cette année mais aussi Max Cabannes au forum de la BD au centre commercial Rive droite à Lormont jusque ce soir), de l’interactivité (le module Takachercher), de l’audiovisuel (une expo sur Oliver Twist). Un espace multimedia permettra de surfer sur le monde de la BD si d’aventure, les 90 auteurs présents ne suffisaient pas.

Pas de distingo dans les auteurs mais bon, citons quand même quelques tendances : l’univers de Dofus (éditions Ankana) avec les auteurs Crounchann, Ancestral Z, Mojojojo, Hiottin et Aris. Phénomène incontournable et c’est tant mieux : le manga sera représenté par plusieurs auteurs de la collection Shogun (Humanoïdes associés) : Lylian, Ueza, Dune, Ed Tourriol ou encore Shong. Il sera aussi intéressant de criser plusieurs auteurs de la collection Ex-Libris, dont les adaptations de « Oliver Twist » et du « Tour du monde en quatre-vingts jours » passionneront petits et grands.

Ajoutez un coup de projecteur sur la BD africaine (thème de l’année à Floirac), deux auteurs récompensés (David Prudhomme et Guillaume Trouillard) deux libraires, deux éditeurs, trous micro-éditeurs, un prozine, deux fanzines, trois libraires d’occasion et d’ouvrages de collections, un libraire spécialisé para-BD et vous aurez le deuxième salon BD après Angoulême.

Article de Yannick Delnest

29 et 30 mars : deux festivals BD simultanés à Bordeaux!

affiche_animasia2008.jpgLe calendrier sera chargé ce week-end pour les amateurs de BD sur l’agglomération bordelaise. D’un côté, “Bulles en Hauts de Garonne” (rive droite) dont nous aurons l’occasion de reparler d’ici la fin de semaine; de l’autre, “Animasia 2008″ (rive gauche); festival manga et culture asiatique.

Animasia, organisé au centre culturel Jean Eustache de Pessac, débutera le jeudi 27 mars avec des projections ciné, mais le coeur de la programmation est attendu samedi 28 et dimanche 29 avec conférences, exposants, concours de cosplay, jeux vidéo…

Le site web officiel www.animasia.org manque encore de précisions. Espérons qu’il soit rapidement enrichi par les organisateurs d’ici jeudi.

25 mars 2008 - 1 commentaire
Classé dans : Festivals, Actualités Tags: , , , ,

Bulles en Hauts de Garonne : le festival qui fera des bulles les 29 et 30 mars à Floirac (Gironde)

blog_bulles.JPG


On y revient bientôt, mais les premières infos sont sur le site officiel : http://www.bd-bulles-garonne.fr

Le Grand Prix en tandem

Charles Berberian et Philippe Dupuy savourent leur plaisir : ils viennent de se voir proclamés Grand Prix 2008 de la ville d'Angoulême au balcon du Festival de bande dessinée (Photo Tadeusz Kluba)  

FESTIVAL INTERNATIONAL DE LA BANDE DESSINEE. Pour la première fois à Angoulême, les  autorités du monde des bulles récompensent un duo, Dupuy-Berberian,  les chroniqueurs quadragénaires de « Monsieur Jean »
 
 
« Où est ton jumeau maléfique ? », lance en riant Lewis Trondheim à Charles Berberian qui entre dans les bureaux du Festival d’Angoulême. « Je l’ai laissé en bas, assailli par la foule », se marre le colauréat du Grand Prix de la ville d’Angoulême. Déjà, les deux futurs présidents de l’édition 2009 se partagent les rôles. Il n’y a pas une heure que Lewis Trondheim a passé un coup de fil à Charles Berberian pour lui apprendre la bonne nouvelle. Avec son complice Philippe Dupuy, ils ont été choisis, par leurs pairs auteurs déjà consacrés, pour succéder à José Muñoz. Douze voix contre sept.

C’est bien une œuvre que l’on récompense en ce dimanche plein de soleil, une seule œuvre, pour deux auteurs de 48 et 47 ans. C’est au duo que l’on doit les aventures d’Henriette ou de « Monsieur Jean », chroniques pleines d’humour des citadins d’aujourd’hui. Il aurait été impensable de récompenser Dupuy sans Berberian ou Berberian sans Dupuy. Capables d’emprunter en solo des chemins de traverse, ils ont imposé, depuis vingt-cinq ans, une seule signature autour de leurs deux noms.

Reflet de l’époque. A l’origine, c’est Charles Berberian qui propose un scénario à Philippe Dupuy. Les deux ont six mois d’écart et pas plus d’une vingtaine d’années. Berberian a vu le jour à Bagdad, en Irak, a grandi au Liban, Dupuy est Normand, né à Sainte-Adresse, en Seine-Maritime. Tous les deux gravitent dans le monde des fanzines. Dans le magazine « Plein la gueule pour pas un rond », ils commencent à travailler ensemble. Ils abandonnent vite le traditionnel partage des rôles : entre eux, il n’y aura pas de « moi-je-serai-le-scénariste-et-toi-tu-feras-le-dessin ».

Chacun fait tout, et inversement. De leurs deux noms devenus indissociables, ils font un être hybride : Dupuy-Berberian. Il y a encore des lecteurs pour imaginer qu’il s’agit d’un seul auteur au nom composé. José Muñoz, qui sait ce que duo veut dire, en bande dessinée, pour avoir fait œuvre commune avec le scénariste Carlos Sampayo, salue la façon si originale dont ses deux successeurs ont su coopérer. « Leur œuvre s’adresse autant aux adultes que nous sommes soi-disant, qu’aux gamins que nous sommes aussi », indique-t-il. Benoît Peeters, à qui l’on doit tout un travail de rétrospective sur les Grands Prix d’Angoulême, résume la situation : « Chacun d’eux est un auteur en tant que tel, et à eux deux, ils forment un auteur complet. »

Leurs premiers récits courts remontant au temps des fanzines sont réunis en 1991 dans le recueil « Les héros ne meurent jamais » à l’Association. En 1984, ils donnent vie dans «Fluide Glacial » à une ado au physique ingrat, Henriette. Ses complexes s’étaleront sur sept volumes. Suivront « Petit peintre », et surtout « Monsieur Jean », à partir de 1990. En huit tomes sur une quinzaine d’années, ce trentenaire qui leur ressemble et qui reflète si bien l’époque deviendra leur héros le plus connu. L’opus numéro quatre, « Vivons heureux sans en avoir l’air », sera consacré à Angoulême meilleur album de 1999. En 1994, le duo publie à l’Association « Journal d’un album », passionnant passage au crible de leur travail. Ensemble ou séparément, ils s’affirment comme illustrateurs. Cette année, ils se retrouvent, dans la collection Aire libre de Dupuis, pour « Un peu avant la fortune », en collaboration avec Jean-Claude Denis. Et les voilà, tous les deux encore, Grand Prix d’une manifestation où ils s’impliquent régulièrement. Quand Berberian a appris la nouvelle, ce matin, il écoutait Dupuy dissertant sur le reportage en bande dessinée. Et après leur apparition au balcon à 13 heures, ils ont filé au théâtre où ils officiaient parmi les crayons du concert de dessins. De chaleureux applaudissements ont salué leur prestation.

Tout voir en  double !  Benoît Mouchart, directeur artistique du festival, se réjouit de ce choix. Un détail l’amuse : « Philippe Dupuy m’a appelé il y a peu de temps pour me parler d’un projet destiné au prochain festival, en me disant : “Naturellement, le Grand Prix aura son mot à dire”. Quelqu’un corrige : “Le Grand Prix auront leur mot à dire”. » Eh oui, il faut tout voir en double, désormais.

José Muñoz encadre de ses deux bras ses cadets, avant de siffler un tango d’oiseau de la pampa à Berberian qui plaisante sur son désir d’abandonner toutes les responsabilités à Dupuy pour fuir en Argentine. « On va diviser les honneurs, et doubler le travail. »
 L’un commence une phrase, l’autre lui donne la réplique. En tout cas, les deux sont d’accord. Ils se voient en relais, dirigeant les projecteurs vers les auteurs qui leur tiennent à cœur.

Article de Haude Giret


28 janvier 2008 - Aucun commentaire
Classé dans : Festivals, Actualités Tags: , , ,

Angoulême 2008 : Besson sur le choc

Luc Besson est venu hier au FIBD raconter son soutien à la maison d’éditions Septième choc. Et évoquer l’adaptation d’« Adèle Blanc-Sec ». 
 
besson.jpgPetite incursion à Angoulême, au coeur du festival de la BD, hier, pour Luc Besson. Un détour rapide. Le cinéaste était surtout soucieux de répercuter l’aura médiatique qui l’entoure sur la maison d’édition Septième choc.

Car Besson a eu un coup de foudre pour le travail de son créateur, le dessinateur Dikeuss. Au point d’adosser Septième choc à sa société Intervista?


« Il n’est pas question pour moi d’intervenir dans les choix artistiques de Dikeuss. Notre suivi sera juridique et financier, souligne Luc Besson. Je ne veux pas cracher sur le monde de l’édition, mais ceux qui ont du succès ont le défaut de refermer les portes du temple une fois qu’ils sont entrés à l’intérieur. Et quand on s’enferme, on finit par manquer d’air. Cette aide à Septième choc, c’est un petit signal pour ses jeunes dessinateurs. Je n’ai pas oublié qu’à mes débuts, j’ai vu les 43 producteurs de la place de Paris et qu’ils ont tous refusé de produire mon premier film. Je me demande encore comment ils n’ont pas décelé le petit potentiel d’un jeune cinéaste qui a fait depuis plus de 50 millions d’entrées en France. »


Confirmation de Dikeuss : « Je ne connaissais personne dans le monde de la BD. À force de taper à toutes les portes et de ne pas avoir de réponses, j’ai fini par construire ma propre citadelle et chercher d’autres auteurs comme moi. J’ai bossé treize ans dans la sécurité, mais je n’ai jamais lâché l’affaire. »


Tardi. Dikeuss compte sortir quinze à vingt productions par an, « pas seulement sur la banlieue parce qu’on ne veut pas s’enfermer dans un carcan. Mais on est quand même soucieux d’intéresser un public urbain, qui se tourne vers les mangas ou les comics, parce que la BD franco-belge ne parle pas de son quotidien ». Quant à l’actualité BD de Luc Besson, elle a pour nom Adèle Blanc-Sec.


« J’adore ce personnage de femme moderne du début du XXe siècle qui fume dans sa baignoire. J’ai appelé Tardi il y a six ans, mais il était déjà lié avec quelqu’un. Trois ans plus tard, ça n’avait pas évolué. Tardi était déçu et j’ai dû montrer ma bonne foi pour le convaincre. On a signé pour trois films. On va développer le scénario du premier, que je ne compte pas réaliser, en 2008. La naissance des deux suivants dépendra forcément de l’accueil du public pour ce premier volet. »


Article de Bertrand Ruiz

26 janvier 2008 - Aucun commentaire
Classé dans : Festivals Tags: , , , , ,
Fermer
Envoyer à l'email