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« Néfésis », tome 2 « Néménès, roi maudit d’Abouncinty », de Camboni et Filippi. Dupuis (Empreintes).

nefesis2.jpgOn retrouve notre Batman en jupons, une étudiante plutôt gironde d’ailleurs et dotée de pouvoirs exceptionnels depuis qu’elle est habitée par l’esprit d’un dieu de l’Égypte antique (ses parents étaient un peu Indiana Jones sur les bords…). Mais elle n’est pas la seule dans ce cas et d’autres tumeurs font corps avec des « insufflés » humains nettement moins bien inspirés. Les divinités pharaoniques s’affrontent donc sous l’œil de la police qui voit plutôt bien les interventions de cette dévergondée qui leur prête main forte, d’où ma référence au justicier de Gottham City qui lui doit parfois faire face à ses propres démons et répond sur commande à l’emblème de la chauve souris (Néfésis se contente d’un coup de sirène, c’est qu’on n’est aux States ici!). La belle sort ainsi de son manoir familial en voiture surgonflée via une trappe dissimulée dans la nature. Ça vous rappelle bien quelque chose, non?

Le préambule tient davantage de Tardi avec une machine tout droit larguée d’un dirigeable, pinces gigantesques en avant dans le Paris de 1905. La capitale devient un nid de magiciens du Nil et de leurs sbires plus ou moins bien intentionnés. A force de références et de clins d’œil il y a néanmoins une impression de déjà vu. On peut tourner la page malgré le savoir faire de Filippi.

48 pages, 13 euros.

Chronique de Jean-Marc Lernould

14 décembre 2007 - Aucun commentaire
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“Les Corsaires d’Alcibiade”, tome 3 « le Français », de Filippi et Liberge. Dupuis.

La quête de cette mystérieuse coterie commence en 1820 en Arctique avec une étrange découverte. On en saura pas plus pour l’instant car dès que l’on tourne la page on se retrouve en plein carnaval de Venise. On y remarquera au passage les très belles courbes de Lydia, d’une des « corsaires », mais aussi de somptueux déguisements: on voit qu’Eric Liberge s’est littéralement éclaté par un dessin totalement libéré mais parfaitement cadré. Un régal pour les yeux.

Comme de coutume nos corsaires (qui servent secrètement la Couronne britannique) ont toujours quelque chose d’intéressant à récupérer en douce pour les mettre sur la trace d’un trésor, ce qui les renvoie vers le pôle.

Le dessin est toujours aussi précis et plaisant, avec des machineries démoniaques à la Jules Verne (tout comme dans « Hauteville House » dont le tome 4 sort quasi simultanément). Il n’est pas non plus facile de représenter des paysages de banquise et de glace et Liberge s’en sort encore une fois très bien.

Et comme toujours Denis-Pierre Filippi nous sert un scénario complexe à rebondissements multiples où l’on verra que la banquise réserve bien des pièges. Une série toujours intéressante à suivre.

56 pages, 13 euros.

Chronique de Jean-Marc Lernould

11 novembre 2007 - Aucun commentaire
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« Résurrections », Nefesis 1, de Silvio Camboni et Denis-Pierre Filipi. Repérages Dupuis.

Nouvelle incursion de Denis-Pierre Filippi dans un univers fantastique, ambiance Steampunk, après « Les corsaires d’Alcibiade », dans la même collection. Avec pour pitch de départ une idée intéressante, la réincarnation des âmes égyptiennes comme parasites dans le corps de personnes « inspirées », avec des conséquences plus ou moins graves sur la santé mentale de leurs hôtes. Ce premier tome sert comme de juste d’introduction. Filippi construit son intrigue comme un polar où l’héroïne Néfésis, sorte de Fantômette mâtinée de Batgirl, se trimbale une conscience de secours ramenée d’un séjour forcé dans une tombe antique. L’ensemble est musclé et cohérent, beaucoup moins confus que n’a pu l’être « Alcibiade ». Le fait sans doute d’un postulat posé plus distinctement, avec des enjeux immédiats, sans dilution de rythme dans une multiplicité de personnages. Nous sommes dans l’action, avec une distance ironique liée à la personnalité de la jeune Margot. Avec surtout un graphisme qui ne s’embarrasse pas d’un réalisme excessif. Silvio Camboni, comme beaucoup aujourd’hui, pervertit l’esthétique « Marcinelle » dans un récit à la tonalité beaucoup plus dure que le Spirou de base. Cela lui va plutôt bien. Reste à transformer l’essai. Et à surprendre de nouveau.

Chronique de Philippe Belhache

30 août 2006 - Aucun commentaire
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“Le Rival”, T2 “Les corsaires d’alcibiade”. De Liberge et Filippi. Dupuis.

Les pirates et autres flibustiers sont à la mode en BD ces temps-ci et c’est plutôt bon signe que Liberge ait délaissé son sac d’os qui commençait à tourner en rond et à s’éterniser pour la pleine mer. Cela dit on est loin des Barbe Rouge ou Noire puisque le second tome reprend les " fabulous five ", une équipe qui réunit un cambrioleur virtuose, une reine de la contrebande, un sportif et charmeur fini, une grosse tête et une brillante autodidacte.

On découvre de drôles de scaphandres dans le Londres de 1825, beaucoup d’ésotérisme mêlé à une quête au trésor, des navires surprenants qui se livrent bataille mais dans une confusion stylistique qui ne sert pas beaucoup l’intrigue et on regrette que les planches les moins bavardes ne soient pas plus nombreuses.

Par contre les amateurs de gore seront servis dans le dernier tiers de l’histoire avec une confrontation entre marins aventuriers et cannibales et les pages se situant dans la jungle sont parfois hallucinantes.

On souhaite cependant atteindre d’autres continents plus fertiles en imagination dans ce qui se veut d’inspiration à la Jules Verne.


Chronique de Jean-Marc Lernould

5 août 2006 - Aucun commentaire
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