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« L’Ultime chimère », tome 1 « le Patient 1167 », de Bollée, Héloret et Griffo. Glénat.

ultime_chimere.jpgCela s’appelle « l’Ultime Chimère », et pourtant les six autres albums à venir sont déjà pourvus d’un titre et d’auteurs… C’est donc une série annoncée, concoctée par Bollée, et le plus souvent mise en dessin par Griffo. Ce dernier aura cependant quelques collaborateurs, par exemple Héloret pour ce premier volume, mais qui ne signe que les planches 1 à 3, introduisant un objet, ou plutôt un être non identifié, qui se crashe sur la planète Terre quelques millénaires avant Jésus-Christ. Puis Griffo récupère les commandes du vaisseau vers 2129 de notre ère, vaisseau dont les lignes pyramidales, « chef-d’œuvre d’architecture nouvelle » dans le récit, font fortement penser à une création pas si nouvelle que ça, celle qui traverse le Paris de Nikopol, dans l’univers de Bilal.

Nous avons donc une fondation, dirigée par le richissime Arthur Witzler, dont le but est de recenser les phénomènes inexpliqués. Or le big boss décide de la fermer (la fondation), alors que l’un de ses archéologues attitrés réalise une grande découverte en Australie, mettant la préhistoire en péril. Il semble d’autre part que le patient d’un asile psychiatrique (ce genre d’établissement a très bonne presse en BD…), un certain Morgan Shepherd, accapare l’attention, pour la simple et bonne raison qu’il serait interné ici depuis 162 ans. Bref, tout ce beau monde va converger dans la pyramide nomade, dans l’idée d’éclaircir quelques points de la genèse humaine, avec une conjonction de temps peu ordinaire. Il suffit d’y croire, mais là, c’est pas gagné.

48 pages, 12,50 euros.

Chronique de Jean-Marc Lernould

3 juin 2008 - Aucun commentaire
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Sébastien Latour double la mise

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Double actualité pour le scénariste Sébastien Latour, aujourd’hui (ré)installé en Pays Basque. Ce grand admirateur de Neil Gaiman avait fait sensation en 2006, dans le milieu des bédéphiles amateurs de littérature fantastique, en ouvrant la collection Portail du Lombard avec deux séries fortement marquées par l’œuvre de ce maître de l’urban fantasy : « Ellis » (avec Griffo), plongée très contemporaine dans le monde des chimères, et « Wisher » (avec Giulio de Vita), illustration d’un thème « gaimanien », la survivance d’êtres mythologiques dans le sous-sol de Londres. Le label Portail a fait long feu mais les titres survivent hors collection. Pour l’un comme pour l’autre,  le premier tome est réédité concomitamment à la sortie du second, moyennant un lifting graphique bienvenu et un packaging spécifique.

« Sax » est la suite des aventures de Deep O’Neil au sein d’une série rebaptisée « Ellis Group ». Latour, maître de son sujet, marche au pas de charge. Il avait choisi de ne pas faire lambiner le lecteur en dévoilant, dès la fin de son « Lady Crown », la véritable nature d’O’Neil et indirectement les difficultés auxquelles il allait devoir se confronter. « Sax » poursuit l’exploration de son entourage direct en s’intéressant plus particulièrement à la personnalité du partenaire d’O’Neil, personnage loin d’être aussi monolithique qu’il n’y paraît. Il développe en parallèle son intrigue principale, offrant à intervalles réguliers les clefs nécessaires à l’appréhension d’un univers relativement complexe, soutenu par le graphisme du créateur de « Vlad », « Samba Bugatti », « Giacomo C. » ou « SOS Bonheur », Griffo.

« Sax », Ellis Group 2, de Griffo et Sébastien Latour. Le Lombard. 48 pages. 10,40 euros.

Il en fait de même pour « Féeriques », deuxième tome de la série « Wisher ». Le lecteur en apprend plus sur l’univers composé par Latour, tant sur la nature d’un Nigel désormais convaincu d’être le dernier des Djinns, que sur celle de ses amis supposés, ou même celle des membres du bureau gouvernemental qui traque tout ce joli monde. Tout cela est mené tambour battant, Giulio de Vita mettant le tout en image avec un professionnalisme consommé. Sébastien Latour, croisant plusieurs intrigues, y fait preuve d’un sens réel du timing narratif, de l’équilibre action /explications et surtout de l’usage du cliffhanger. A suivre donc, avec intérêt.

« Féeriques », Wisher 2, de Giulio de Vita et Sébastien Latour. Le Lombard. 48 pages. 13 euros.

Chronique de Philippe Belhache.

13 mai 2008 - Aucun commentaire
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