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« France, terre d’asile(s) », par Maëster. Le Lombard.

maester.jpgLe Maître a remis ça. Alors que l’on attend désespérément le prochain opus des aventures avinées de Sœur Marie-Thérèse des Batignolles, Maître Maëster sort un second volume de ses pensées couchées sur le Net, réflexion graphique sur les soubresauts d’une actualité malmenée, considérée avec cette commisération et cette sainte humilité qu’il a héritées du Maître des Maîtres, sir Marcel Gotlib. Bref, Maëster s’amuse au lieu de bosser sur ses albums, ouvre un blog et s’adonne à sa passion, la caricature. Et le bougre sait y faire. Depuis maintenant deux ans, il commente l’info à chaud, se montrant féroce, sans concession, critique sur la politique rêvée par la gauche, comme de celle menée par la droite. Oui, enfin surtout sur celle de la droite, Nicolas Sarkozy (sa vie, son œuvre) étant pour lui une perpétuelle source d’inspiration… Le Lombard exploite le filon en compilant ces dessins d’actualité en recueil. Un an après « L’actu tue », voici venir « France, terre d’asiles(s) ». Que du bonheur ! C’est toujours succulent et corrosif à souhait. Mais toujours aussi frustrant pour les adeptes du blog. L’album n’est de fait que la compilation de dessins déjà connus, réalisés au jour le jour, publiés à chaud sur internet. Et il n’en reproduit pas les petits à-côtés. Dieu que le bonhomme sait dessiner les femmes… 
     
64 pages. 11 euros. Le blog de Maëster : maester.over-blog.com

Chronique de Philippe Belhache

22 janvier 2008 - Aucun commentaire
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« Afrika », de Hermann. Le Lombard.

hermann_afrika.jpgHermann vient de signer une magnifique aventure qui arrive à point après des albums moyens comme « Sur les traces de Dracula » ou « Vlad l’Empaleur »: le bonhomme a des belles ressources.

Dans un pays non identifié du continent africain, un ancien mercenaire, Dario, s’est reconverti en tant que gardien d’une réserve naturelle. Pas de pitié pour les braconniers. Les animaux, surtout comme les dessine Hermann, sont toute sa vie. Le bonhomme, rustre à souhait, va devoir se coltiner une journaliste mais nous ne sommes pas là dans une comédie hollywoodienne. On tranche des gorges, un détachement étranger pilonne au mortier un pseudo nid de résistants. L’erreur de Dario sera d’avoir constaté le massacre et d’en identifier ses auteurs. Une « carte blanche », sorte de permis de tuer, est lancée contre lui, qui devient donc la proie dans cette nature sauvage.

Hermann serait-il aussi désabusé que son personnage? « L’Humanité, c’est beau comme un nid de scorpions, si vous voyez ce que je veux dire… » Exprime-t-il dans son dossier de presse.

Pourtant Hermann dessine fabuleusement une nature extrêmement sauvage, qu’il s’agisse des animaux comme des paysages. Et l’auteur n’a jamais mis les pieds en Afrique!

La fin peu sembler logique, elle est pourtant troublante, inattendue. Afrika reste un continent à explorer de toute urgence.

52 pages, 13,50 euros.

Chronique de Jean-Marc Lernould

31 décembre 2007 - Aucun commentaire
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« Croisade », tome 1 « Simoun Dja », de Dufaux et Xavier. Le Lombard.

croisade.jpgBon, je vais me répéter, mais les gros éditeurs ont tendance à ronronner lorsqu’ils sélectionnent leurs thèmes favoris, et Jérusalem et l’Orient moyenâgeux font figure pour eux de Saint Graal avec un Saint-Sépulcre très convoité. Par de surprise donc à voir publier « Croisade » par ce touche-à-tout de Dufaux.

En préambule l’auteur montre qu’il a bien assimilé l’historique des différentes croisades en se concentrant sur la troisième du nom (1189/1192) qui rassemble quelques grandes figures: Barberousse, Philippe Auguste, Richard Cœur de Lion et Saladin. Les faits d’armes sont sanglants mais peu glorieux de la part des Chrétiens malgré les enjolivures des trouvères.

Et puis il y a une neuvième croisade imaginée par Dufaux et Xavier, laquelle laisse apparaître la main du diable et la magie divine (le simoun dja est un vent ou une tempête imprévisibles déclenché par les entités islamiques). Il s’y mêle des intrigues de palais, des alliances traîtres.

On doit à Xavier d’avoir dessiner une double page de combat (en fait un ensemble de quatre planches lorsque tout est déplié, ce qui a posé un léger casse-tête à l’éditeur mais le procédé l’a fait craquer…) et à Jean-Jacques Chagnaud d’avoir plaqué de magnifiques couleurs sur le trait de son collègue, couleurs flamboyantes dans les affrontements, plus homogènes dans certains rares moments de répit. Dufaux a d’ailleurs tenu à des cadrages inspirés du cinéma. On verra ce que nous réservent les sables du désert et quelles alliances sortiront de ce chaos.

52 pages, 13 euros.

Chronique de Jean-Marc Lernould

16 décembre 2007 - Aucun commentaire
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« CH Confidentiel », tome 2 « Nom de code : Voltaire », de Ceppi. Le Lombard (Troisième vague).

ch2.jpgFini pour un temps le globe trotteurs Stéphane qui finissait souvent par se retrouver dans des situations inextricables en Inde ou dans divers pays exotiques. Depuis deux albums Ceppi rase plus large en mettant en scène une brigade des enquêtes réservées (BER), basée à Genève et dûment priée de mettre un peu d’ordre dans ce monde de brutes saturé de truands, d’hommes d’affaires et de politiciens sans scrupules. Bref, un panier de crabes peuplé de tout-puissants.

Après « Pandore », c’est « Voltaire » qui sert de nom de code (après tout Verlaine s’y est bien collé avec ses sanglots longs du débarquement). Objectif: l’éradication d’une menace terroriste dont la chasse a débuté dans le premier tome (le second album est cependant de meilleure facture, comme si Ceppi se rôdait à son nouvel univers).

Il pleut sur Genève un matin gris de juin et deux cadavres gisent dans une chambre d’hôtel (le nez par terre, c’est la faute à Voltaire…). Connaissant le réalisme de l’auteur on peut s’attendre à ce que la suite de l’histoire ne soit pas parfumée à l’eau de rose. La trame est plus cérébrale que révolvérisée, banquiers obliges et barbouzes à tous les étages, mais le récit est captivant malgré sa froideur.

Le prochain tome sera baptisé « Mata Hari »: verra-t-on un brin d’érotisme et de danse du ventre dans le dessin très sage de Ceppi?

48 pages, 9,80 euros.

Chronique de Jean-Marc Lernould

15 décembre 2007 - Aucun commentaire
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Capricorne 12, par Andréas. Le Lombard, collection Troisième Vague.

cap12.jpgOn a beau s’y attendre, se prétendre blasé, se dire que c’est la dernière fois, Andréas réussit toujours à nous surprendre. Ce sacré bonhomme n’a pu s’empêcher de transformer « Capricorne », une de ses œuvres les plus accessibles à ce jour, en petit laboratoire d’expérimentation. Il enchaîne expériences et ruptures de tons, jouant de la forme, détournant le fond, élaborant depuis « Le Passage » des récits simples et solides sous forme de one-shots indépendants, tout en se payant le luxe de renouer les liens avec la mythologie du personnage. Qui d’autre que l’auteur inclassable de « Rork », « Cyrrus » ou « Arq » pouvait s’offrir ainsi, dans le cadre contraignant d’une série « classique » déjà bien avancée, qui plus est chez un éditeur meanstream, le luxe inouï d’un album entièrement muet, sans titre, à la couverture vierge de toute illustration ? Ce n’est guère trahir de secret de révéler ici que le récit se déroule en montagne, dans la neige, au sein d’un peuple qui a renoncé au bruit par crainte des avalanches… Une nouvelle réflexion sur l’isolement après deux huis-clos réalisés coup sur coup, dans un hameau avec « Les Chinois », en tête à tête avec « Patrick ». L’auteur promène son héros bien loin de New-York, de son officine d’astrologue pour grands de ce monde et de son équipe de super-comparses semblant sortir d’un roman de Jean Ray. Brent Parris se reconstruit petit à petit, confronté à une humanité expérimentant la décroissance, piégée sans moyens, machines ni informations après l’expérience des Trois et la dissolution du « Concept ». Vous avez dit Concept ? C’est là que tient la principale faiblesse de ce douzième opus de ce qui n’était au départ qu’un spin-off de « Rork » : une connaissance approfondie de la série est nécessaire pour en saisir l’intérêt et le sens, entre l’objet convoité – un disque contenant une étoile à sept branches, référence aux sept talismans ? – la découverte du ballon des Trois et le retour des Mentors. Mais si l’on adhère au principe, c’est un régal de se laisser balader.
    
48 pages. 9,80 euros.
    
Chronique de Philippe Belhache 

5 novembre 2007 - Aucun commentaire
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« Miss Endicott », tome 2, de Jean-Christophe Derrien et Xavier Fourquemin. Le Lombard.

miss-endicott-2.jpgEt de deux. Comme annoncé, le second tome de « Miss Endicott » sort quelques semaines après son aîné, diptyque inaugural d’une collection « Signé » new look. Cette nouvelle livraison tient ses promesses, improbable incursion d’une « Mary Poppins » ninja confrontée à un peuple de gnomes issus du ventre d’une ville anglaise qui ne dit pas son nom, poussés à la rébellion par un savant fou aux arguments mécaniques plutôt explosifs. La charmante Miss Endicott tente par tous les moyens de régler pacifiquement (si possible) le conflit en cours, toujours dans l’ombre d’une génitrice aux méthodes autrement plus radicales. Jean-Christophe Derrien mène tambour battant ce récit aux multiples rebondissements tout en explorant cette difficile relation mère-fille, s’offrant au passage une belle galerie de portraits, - beaucoup de trognes à fort potentiel  - mise en valeur avec talent par Xavier Fourquemin. Album fermé, toutes conclusions  digérées, on se prend à rêver d’un retour prochain de la très grâcieuse Miss, dont on se dit finalement qu’elle aurait fait une belle héroïne de série… 
  
80 pages, 15 euros.
  

Chronique de Philippe Belhache
  

14 octobre 2007 - Aucun commentaire
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« Moi, Jolan », Thorgal 30, par Grzegorz Rosinski et Yves Sente. Le Lombard.

thorgal30.jpgRespect et prudence. Ces deux sentiments semblent avoir guidé Yves Sente dans sa reprise en main de « Thorgal », série créée il y a trente ans par Jean Van Hamme et Grzegorz Rosinski. Van Hamme a bouclé avec « Le sacrifice » l’essentiel de la saga, ouvrant délibérément la porte à une exploitation plus poussée du personnage de Jolan, fils du héros-titre. Que pouvait en faire son successeur désigné ? Ceux qui attendaient la révolution en seront pour leurs frais. Les autres se régaleront à juste titre. Sente s’est appliqué à prendre en main les personnages, distillant ses choix personnels au fil d’un récit solide, profondément ancré dans la mythologie thorgalienne.
  
L’auteur conserve de fait le même ton, soumettant Jolan au classique parcours d’épreuves, auquel Van Hamme a maintes fois eu recours par le passé. Le parallèle est d’autant plus flagrant que le jeune homme ne fait à aucun moment appel à ses facultés particulières – s’identifiant à son père par son habileté au tir à l’arc – même placé face à la concurrence active d’autres compétiteurs. « Les trois vieillards du Pays d’Aran » ne sont pas loin, l’imaginaire du jeu de rôles non plus. Où trouver dès lors la « touche » Sente ? Dans la définition des membres de la troupe d’adolescents sans doute – Jolan en tête – moins monolithiques qu’il n’y paraît même si certains ne sont qu’en devenir. Dans l’ambiguïté de Manthor, plus certainement. Le second volet de « La vengeance du Comte Skarbek » a révélé le goût de ce scénariste plus roué qu’il ne le laisse paraître pour le renversement de perspective. Sa réécriture de l’histoire des Valnor, à ce titre exemplaire, donne tout son sel à cette reprise. Le graphisme aux couleurs somptueuses de Grzegorz Rosinski lui apporte par ailleurs légitimité et crédibilité, consacrant ce passage de témoin délicat au vu des enjeux artistiques et économiques. « Thorgal », rappelle le dossier de presse, est un « poids lourd » du Lombard : un tirage de 300 000 exemplaires à la nouveauté, 600 000 albums vendus par an. Ça en fait, du monde à ne pas décevoir.
  
48 pages, 9,80 euros

  
Chronique de Philippe Belhache
  

8 octobre 2007 - Aucun commentaire
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Un amour de cancre

ANGOULÊME. Zidrou et Godi  ont fait halte en Charente, le temps d’une dédicace. Entretien avec les papas de la série « Ducobu », aux éditions du Lombard 
     
zg2.JPGPas la peine de chercher le bonnet d’âne sur la tête de Zidrou. L’auteur du célèbre cancre « Ducobu » était, à sa grande honte, un excellent élève. Loin de son turbulent personnage, toujours prêt à trouver un amusement à la corvée scolaire. Ducobu, blondinet au pull jaune rayé de noir (à la mode carcérale), n’a pas son pareil pour faire le pitre à l’école. Véritable cancre, il entre en opposition avec Léonie Gratin, petite fille rousse à l’intelligence surdimensionnée. Là où l’une idolâtre l’environnement scolaire, l’autre le fuit de toutes ses forces.

Empathie. Un scénario de départ qui n’était pas gagné d’avance. « À la base, l’histoire venait d’une commande pour un magazine scolaire en Belgique, raconte Zidrou. On ne pensait pas faire un carton. Et puis, quand on a voulu arrêter, de nombreux lecteurs ont écrit pour que cela continue? et ainsi de suite. »
Voilà le parcours du petit « Encorvou Ducobu » qui fait tourner en bourrique la première de la classe et ses professeurs. Les cancres ont donc la cote ? « Tout le monde aime les cancres, les laissés-pour-compte, mais avec Ducobu, il y a comme une magie du cancre. L’empathie avec les lecteurs est magique, on ne s’attendait pas à ça », s’émerveille l’auteur. Preuve de son succès : dans un magazine chinois pour les petits, cet anti-école français atteint la deuxième place dans le coeur des enfants. « C’est très amusant et valorisant de voir un tel succès, poursuit Zidrou. Ces deux personnages, Léonie et Ducobu, ce sont nos enfants à Godi, le dessinateur, et moi. On a vraiment l’impression qu’ils existent et qu’on pourra les rencontrer un jour. »
Les papas de cette excellente série consacrent un temps particulier avec leurs lecteurs. « C’est essentiel de prendre le temps de leur parler, explique Zidrou. Même si ces séances sont épuisantes, on essaye d’avoir un petit moment particulier. Souvent on y puise une inspiration. » Les deux comparses poursuivent donc l’aventure du cancre avec passion et l’humour en toile de fond. Jamais à court d’idées, ils envisagent même différents projets autour de Ducobu. Sur les trois années à venir, quatre tomes devraient voir le jour (le tome 15 est en finition alors que le 13 est sorti), des produits dérivés mais aussi, pourquoi pas, un dessin animé.

ducobu13.jpgBest of. « On pense à toutes sortes de choses, mais tout en restant cohérent. On surfe sur l’image de Ducobu qui est loin d’être un antihéros. Au contraire, il ose dire et faire ce que de nombreux enfants n’osent pas. »
Le cancre courageux va donc continuer à user les bancs de l’école contre sa volonté. « C’est ce qu’on appelle une série fermée, décrit Zidrou. Nos personnages principaux ne changent pas et il faut créer de nouvelles dynamiques autour d’eux. » Pour les mordus, un best of sortira fin novembre avec les meilleures ou les pires suivant le point de vue « planteries » de Ducobu. 
   
Article d’Emmanuelle Chiron
  

30 septembre 2007 - Aucun commentaire
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« Miss Endicott », tome 1, par Xavier Fourquemin et Jean-Christophe Derrien. Le Lombard, collection Signé.

miss-endicott.jpgNouvelle vie, nouvelle maquette, nouveau titre pour la collection « Signé », label de prestige des éditions du Lombard. L’éditeur belge met cette fois le pied à l’étrier à deux auteurs émergeants, Fourquemin et Derrien. Qui est Miss Endicott ? Une héroïne à mi-chemin entre Mary Poppins et Amélie Poulain, si l’on en croit le dossier de presse. De fait, la filiation avec la nurse la plus célèbre du cinéma américain est patente. Mais plus que dans le film de Jean-Pierre Jeunet, c’est dans l’imaginaire d’un Neil Gaiman que semble se nicher l’inspiration de Jean-Christophe Derrien. De nouveau, un ville qui pourrait être Londres dévoile ses dessous pour laisser s’échapper nombre de créatures mythiques qui ne veulent a priori aucun bien à l’Humanité. Une approche très « tendance », surtout chez l’éditeur belge qui a ouvert sa collection Portail sur un produit ouvertement référencé, « Wisher». 
  
La comparaison s’arrête là. Sur une pagination généreuse de quatre-vingt quatre pages, le scénariste Jean-Christophe Derrien prend le temps de développer un univers à la fois étrange et familier, peaufinant au fil des planches la psychologie de son héroïne, jeune femme volontaire et combattante que ses imperfections, son optimisme naturel, ses efforts pour sortir de l’ombre de sa mère, rendent attachantes. Les aventures de la jeune « conciliatrice » emportent l’adhésion sans problème aucun, narration rythmée et inspirée soutenue par le graphisme sans fausse note d’un Xavier Fourquemin converti avec bonheur au semi-réalisme. Une belle entrée en matière, pour le label comme pour les auteurs. Le second tome - bonne nouvelle - doit paraître dans les prochaines semaines. La jeune Miss devrait sans trop de peine trouver sa place dans cette fameuse collection « Signé », laquelle compte déjà quelques purs chef-d’œuvres.


peterpan.jpg84 pages, 15 euros.
 

A noter : Simultanément à Miss Endicott, paraît l’intégrale du splendide « A la poursuite de Peter Pan », œuvre magistrale devenue un classique, signée Cosey. Le titre est initialement paru en deux volumes, en 1984 et 1985, dans la collection « Histoires et légendes » du même éditeur. Il connaît là sa cinquième édition. 140 pages, 20 euros.



Chronique de Philippe Belhache

16 septembre 2007 - Aucun commentaire
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« La guerre du Pacifique n’aura pas lieu », T2 , n°43, Bob Morane par Henri Vernes et Coria (Le Lombard)

moranet2.jpg

Quel âge à Bob Morane ? A l’instar de James Bond, son illustre comparse au cinéma,  il n’en a pas. Henri Vernes, son créateur, a 89 ans, mais l’esprit toujours vif pour animer cette série éternelle qui traverse le temps, comme les bons vins, sans vraiment vieillir. Enfin c’est vite dit, car lorsque l’on tourne les pages d’un Bob Morane DL avril 2007, on a comme le sentiment d’être replongé 30 ans en arrière dans la lecture de l’hebdomadaire « Tintin »: même style d’histoire et de personnages, méchants très méchants, graphisme vintage, tendance William Vance période Bruno Brazil, Bruce J. Hawker ou… Bob Morane. Rien d’étonnant à cela puisque ce qui fait le succès de Bob Morane, c’est justement de ne pas changer.

La série sans doute la plus collectionnée de la BD franco-belge (Tintin est hors concours) a ses fans fidèles. Des irréductibles qui se retrouvent avec le trait de l’Espagnol Coria dans les heures glorieuses de la saga lorsque Vance était aux manettes (de 1968 à 1979). Ici, on reste en fait en famille : Coria (60 ans) est le beau-frère de Vance, il a débuté avec lui fin des années 1960 en dessinant les décors de Ringo, Brazil et Bob Morane. Il est aux commandes de la série depuis 1979 et sort un album par an. Difficile de suivre le rythme, même si la conclusion de ce diptyque, qui plonge Bob Morane et ses acolytes (Sophia, Bill Balantine) dans la Chine de l’entre-deux guerres aux prises avec le Japon, tient la route. Les purs et durs se jetteront donc sur le T2 de « La guerre du Pacifique n’aura pas lieu », sans être déçus, les autres, on va dire les plus jeunes, gavés de manga et de fantastiques héros, passeront leur tour. Et soudain surgit face au vent, le vrai héros de tous les temps, Bob Morane, contre tout chacal, l’aventurier contre tout guerrier (bis).

Chronique de Christophe Berliocchi

30 août 2007 - Aucun commentaire
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