
Après « l’Ami Javin » qui entreprenait de conter à rebours « la Quête de l’Oiseau du temps », voici le tome 2 de ce nouveau cycle, en fait le sixième de cet univers si particulier.
Si Aouamri a remplacé Dominique Lidwine au dessin, Loisel veille encore au moindre détail graphique et le lecteur ne sera pas dépaysé par ces paysages fabuleux ou des créatures dignes de la faune de Valérian.
C’est une nouvelle quête qui débute avec le jeune Bragon qui craque franchement pour la princesse Mara, une belle rousse échevelée. Cette fois c’est un grimoire sur lequel il faudra mettre les griffes, alors que sévit une secte inquiétante et meurtrière.
Bragon entend pour la première fois parler du Rige, un personnage phare du troisième tome de la Quête, et c’est en combattant comme un gladiateur qu’il va espérer attirer l’attention de cette légende vivante.
Ce second épisode de la saga « Avant » est plutôt supérieur au précédent, et la suite risque de ne pas arranger la courbure de nos étagères. Tant que ça ne s’écroule pas…
64 pages, 13 euros.
Chronique de Jean-Marc Lernould
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Le dessinateur Mohamed Aouamri viendra à Bordeaux pour dédicacer le dernier album de la série La Quête de l’Oiseau du Temps, Le Grimoire des Dieux, le jeudi 24 Janvier, à partir de 14h30, à la librairie Hobby Folie, 56 rue des remparts.
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Tout en poursuivant la genèse de « la Quête de l’oiseau du temps » chez Dargaud et la saga de « Magasin général« hébergée par Casterman, Loisel fricote avec Djian et vient de proposer un scénario chez Vents d’Ouest, avec Mallié au dessin et Lapierre aux couleurs.
Une histoire aux allures celtiques avec va-et-vient entre un trou paumé de la Bretagne contemporaine et un monde parallèle. Pauline, qui se replie dans la campagne profonde le temps de préparer sa maîtrise de science-éco, est plutôt de mauvaise humeur en découvrant ce « monde de plouc » avec panne d’essence à la clef. Une occasion pour… non pas ce que vous pensez mais pour faire plus ample connaissance avec Erwan qui l’héberge et qui surtout lui fera découvrir l’autre côté du miroir.
L’album est agréable à lire bien qu’il n’y ait rien de neuf sous le soleil. Les légendes de Bretagne sont tenaces… A conseiller aux ados.
64 pages, 13 euros.
Chronique de Jean-Marc Lernould
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Ô joie! La série prévue initialement en trois tomes se fera finalement en six volumes puisque les auteurs ont besoin d’air pour faire vivre des personnages qui s’étoffent. Une bonne nouvelle car le dessin combiné de Tripp et Loisel fonctionne toujours aussi bien. Loisel tire le premier avec ses crayonnés, Tripp peaufine l’ambiance et précise le trait avant que François Lapierre n’appose ses couleurs.
Suite donc de cette saga dans le Canada français située dans un petit hameau, aux alentours du début du XIX ème siècle. On retrouve Marie, qui tient son magasin-épicerie désormais restaurant avec l’arrivée de Serge, « Français de France ». Mais en ce début de mois de mars, les « hommes » reviennent au village après avoir passé l’hiver dans la forêt à couper du bois. Ils découvrent subitement le nouveau restaurant et découvrent que leurs femmes ne tarissent pas d’éloges envers ce Monsieur Serge si élégant, surtout à côté de leurs rustauds de maris. Résultat, la jalousie va poindre envers le cuisinier et va prendre des proportions dramatiques. Un tome trois qui se clôture par une annonce étonnante faite à Marie…
La truculence du langage québécois, néanmoins adapté par Jimmy Beaulieu pour une meilleure compréhension, renforce cette atmosphère et on retrouve avec plaisir des personnages qui effectivement prennent de l’épaisseur.
80 pages, 13,95 euros.
Chronique de Jean-Marc Lernould
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On sait depuis le premier tome que Loisel et Tripp ont travaillé côte à côte au Québec, puis main dans la main avec cette chronique de gens simples dans une pampa enneigée du Canada, une histoire qui continue de flirter avec un bonheur tendre dans ce deuxième volume.
On se rappelle que Serge Brouillet, motard canadien d’origine mais qui a bourlingué en France se fait dépanner par la veuve Marie Ducharme, ce qui jaser quelques grenouilles de bénitier. Le franco-canadien s’en sortira cependant en prouvant quelques uns de ses talents : savoir tuer un cochon, offrir une cuisine de rêve qui semble tout droit sortie du " Festin de Babette ". Bref le bonhomme se rend vite indispensable d’autant que la quasi totalité des hommes du village travaillent dans les bois. Il y a aussi une idylle naissante avec la Marie qui tient le magasin général, l’épicerie à tout faire du hameau, mais là les auteurs avancent avec prudence et il faudra attendre le troisième volume pour savoir si la suite sera aussi angélique. Ce qui n’empêche pas Serge d’affirmer qu’il faut " savoir saisir le bonheur quand il passe. C’est souvent fait de petits plaisirs, le bonheur).
Quant au jargon truculent il est dû à un Montréalais, Jimmy Beaulieu.
Enfin, en début d’album, l’éditeur confronte les deux visions de la même planche par Tripp et Loisel : éducatif.
Chronique de Jean-Marc Lernould
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