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« Harding was here », par Adam et Midam. Quadrants, collection Azimuts.

couvharding.jpgLe succès de « Kid Paddle » (Dupuis) et de son spin off « Game Over » aidant, on aurait pu penser Midam moins aventureux. Ce serait mal connaître le bonhomme, dont on aurait tort d’oublier les « Histoires à lunettes » (« Durant les travaux, l’exposition continue », Dupuis) réalisées dans les années 90 avec Clarke aux pinceaux. Avec « Harding was here », l’homme explore l’Histoire de l’Art sur un mode peu commun. Personnage sommes toutes peu engageant, le professeur Harding a la possibilité de remonter dans le temps. Il choisit d’aller au devant des grands artistes d’antan au moment où ils sont le moins connus, afin de ramener des Å“uvres inédites et de les revendre avec une belle plus-value. Bon, avouons-le, rien ne se passe tout à fait comme Harding le voudrait… Midam s’amuse visiblement avec ces histoires courtes – ce premier album en compte quatre – qui voient Harding démarcher Van Gogh, Rembrandt, Lotto et Van Galen. Il se paye même le luxe, dans ce dernier récit d’un cliffhanger étonnant dans une série d’humour. Que du bon, donc. Le trait d’Adam, par ailleurs, offre une vraie valeur ajoutée à l’album, graphisme semi-réaliste solide et convaincant. Le complice de Midam, libéré des contraintes graphiques de « Game Over » donne libre cours à ce qui reste sa patte personnelle, idéale pour ce titre alliant une forme de suspense à une bonne dose d’humour à froid. Et le titre dans tout ça ? Une référence implicite à ce célèbre graffiti de la Seconde Guerre mondiale, « Kilroy was here » - Kilroy est passé par ici - qui semblait précéder les troupes américaines durant le débarquement en Normandie. Les GI américains se sont emparés du mythe, même si personne n’a réellement su qui en était l’auteur d’origine. Dans une nouvelle écrite dans les années 50, l’écrivain Isaac Asimov avançait l’hypothèse… d’un historien du XXXe siècle qui voyageait dans le temps ! La boucle est bouclée.
  

56 pages, 9,90 euros.


Chronique de Philippe Belhache
  

8 juillet 2008 - Aucun commentaire
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[Interview Audio] Midam se lance dans la BD participative

midam.jpgLe créateur de Kid Paddle ne va pas se faire beaucoup d’amis chez les professionnels du scénario : Midam vient en effet de confier aux internautes l’écriture du quatrième tome de “Game Over”, série muette dont le héros n’est autre que le petit barbare présent dans le jeu vidéo auquel s’adonne régulièrement Kid Paddle dans ses histoires!

Pour assurer la longévité de la série et disposer d’un réservoir de gags sans paroles, Midam fait donc appel aux internautes qui peuvent se connecter au site www.gameoverforever.com pour envoyer leurs propositions de scénarios et peut-être gagner 400 euros (somme forfaitaire) si l’idée de gag est retenue. Une idée dans l’air du temps (le “crowdsourcing“, qui remplacera peut-être bientôt “l’outsourcing”) assez inattendue pour une série publiée chez Dupuis.

Nous avons téléphoné à Midam pour en savoir davantage sur ses motivations…

Comment vous est venue l’idée de faire apppel aux internautes pour l’écriture des gags de “Game Over” ?

midam_juin2008_05.mp3

Etes-vous mécontent de vos scénaristes?

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C’est donc la recherche du meilleur album possible qui guide votre démarche?

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Pensez-vous réussir à maintenir une unité de style et de ton tout au long d’un album composé par des dizaines d’internautes?

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Avez-vous également songé à la possibilité de rendre l’écriture des scénarios “collaborative”, façon Wikipedia?

midam_juin2008_04.mp3

22 juin 2008 - 1 commentaire
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“Game Over”, tome 2 “No Problemo”, de Midam, Adam et Augustin. Dupuis.

Un stick sur la couverture a beau signaler que " Game Over " est " la BD préférée de Kid Paddle " on ne partage pas tout à fait cet avis. On reste à fond dans l’univers du jeux vidéo dont on n’arrive jamais jusqu’au fameux " exit ". Mais si certains gags font sourire leur aspect répétitif est lassant. Ce produit dérivé de Midam n’est donc pas indispensable.

Chronique de Jean-Marc Lernould

29 août 2006 - Aucun commentaire
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