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« La harangue du mouton », Le cri de l’autruche 2. Treize Etrange (Milan) & « Le fond du bocal », tome 6. Le Cycliste. Par Nicolas Poupon.

Nicolas Poupon revient sur le devant de la scène avec deux nouveaux albums, le deuxième tome du « Cri de l’autruche » chez Milan (reprise d’un titre sorti au début des années 2000), et le sixième opus de sa série fétiche, « Le fond du bocal », chez son éditeur de prédilection, Le Cycliste. Pourquoi relier ces deux albums ? Parce que fondamentalement, rien ne les sépare. Poupon, au fil des titres, décline dans le registre animalier la bonne vieille recette de la brève de comptoir, assaisonnée d’une bonne dose d’absurde. Les poissons rouges frappadingues du « Bocal », les canidés de « Rex et le chien » (également au Cycliste) ou le reste de la ménagerie dans « Le cri de l’autruche », tous obéissent au même esprit, à la mêle logique de construction, strips ou illustrations allant directement à l’essentiel, sans détour possible dans la recherche d’effet comique. Dans l’un comme dans l’autre, le résultat est forcément inégal mais souvent drôle, pour peu qu’on soit sensible à l’humour du garçon. En jouant du gag en série et de la mise en scène de personnages récurrents, Poupon limite même pour son « Fond du bocal » les effets souvent néfastes d’une accumulation de situations plus ou moins identiques. Sur un sixième tome, compte-tenu d’une unité de lieu aussi restreinte qu’un bocal à poissons rouges, c’est déjà une performance.

 

Chronique de Philippe Belhache

 

24 avril 2007 - Aucun commentaire
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Le fond du bocal 5, de Nicolas Poupon. Le Cycliste.

Bon allez. On a beau gloser sur l’effet de répétition dans les recueils de gags, sur l’ennui qui se dégage de certaines pages où les mêmes personnages se retrouvent à tourner en boucle, il y a des fois Il y a simplement des fois où on se marre sans arrière-pensée, sans lassitude ni regret, si ce n’est une sensation de trop peu arrivé à a dernière page de l’album. « Le fond du bocal » est de cette trempe. Les poissons de Nicolas Poupon sont fêlés du bocal et ne tournent plus rond depuis belle lurette. Ces philosophes d’eau douce ont peuplé quelques belles pages de leurs dialogues décalés et sentences absurdes, alimentant récemment les divagations graphiques estivales de Sud Ouest Dimanche. Le concept est simple comme bonjour, le trait épuré au possible, le contexte si réduit qu’on en arrivé à s’étonner de le voir ainsi décliné. Et le résultat est là. L’humour de Poupon fait mouche et surtout fait rire. Que demander de plus ?

Chronique de Philippe Belhache

4 novembre 2006 - Aucun commentaire
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